Marchandisation de l’éducation (PLQ & CAQ)

décembre 16th, 2011
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Entre Legault et Charest, une même vision : les élèves sont tous des clients. Nous ne serions qu’ un troupeau de moutons déroutés n’aspirant qu’à consommer. Le scénario décrit dans ce gag correspond à une réalité à laquelle j’ai été confronté en tant qu’enseignant au primaire et au secondaire. On a déjà les deux pieds dans ce merdier et une certaine élite politique voudrait nous y enfoncer jusqu’aux amygdales. De vielles recettes américaines qui, de l’aveu même de leurs concepteurs, n’ont généré que de la marde. Dans nos écoles, un langage vicelard s’immisce chaque jour d’avantage. Les élèves, comme les patients d’ailleurs, deviennent des clients; les cours, comme les remèdes, deviennent des produits. Désormais, les nananes, ipods et autres gugusses servent à stimuler les jeunes.

Le dessin d’origine, fait pour le Journal Ensemble représentait Legault et son comparse, Sirois, les fondateurs de la CAQ. Au départ, sur mon blog, le dessin était titré «La CAQ débarque : péril en éducation». Il a depuis été publié sur le site internet du journal avec le titre «La performance à l’école». À cette occasion, il était accompagné du texte suivant :

La Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault promet de rouvrir les conventions collectives des enseignants pour y introduire un système d’évaluation en contrepartie d’une hausse salariale de 20 %.

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a réagi par communiqué: « Ouvrir les conventions collectives, monsieur Legault, n’y pensez même pas! Une convention collective c’est un contrat, un comptable tel que vous devrait en connaître la valeur. En dévoilant vos lignes d’attaque populistes, vous vous en prenez particulièrement aux employées et employés de l’État, de façon méprisante, en parlant des  » bureaucrates qui compliquent les affaires  » et aux enseignantes et enseignants en ciblant, à nouveau, leur évaluation pour corriger les carences du réseau de l’éducation. Les enseignantes et enseignants ont besoin d’être soutenus dans leur travail et non que l’on remette en question leur professionnalisme. Votre approche ne peut qu’entraîner suspicion et démobilisation dans le milieu. Une école n’est pas une entreprise qui se gère en calculant bêtement les intrants et les extrants. Le facteur humain est au cœur de ses activités et celles-ci ne se calculent pas avec une équation comptable », a déclaré le président de la FAE, Pierre St-Germain.

L’original! Avec les co-fondateurs de la CAQ.

 

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