Le crépuscule des transphobes

juin 1st, 2019
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Aprilus met la table…

Soyons clair, les théories du genre, le militantisme pour l’abolition des sexes, la négation de la nature, l’idéologie queer, tout ça me pue au nez. Ce n’est donc pas de ça qu’il s’agit ici. Causer des  droits des intersexués et des transsexuels n’indique aucunement une quelconque adhésion à ces concepts vaseux. Nuance importante, nous parlons ici de personnes et non d’idéologies – religieuses ou pas. Si j’ai mis du temps avant de plonger l’orteil dans ce nid de guêpes c’est par prudence, car je mesure bien mon ignorance. Je n’aime pas me garocher au grés des vents et puis, il faut le dire, ça se dispute fort au sein de mes amis philosophes (les revendiqués comme tels). Pour moi, le premier pas aura été de me souvenir de ce bouquin, Annabel, l’histoire d’un enfant né avec deux sexes. Ce livre m’a marqué au fer rouge car il aborde de front la question de l’ambiguïté sexuelle en l’encrant dans le réel, au cœur d’un village côtier du Labrador en 1968. Pour ce qui est des transsexuels, j’ai l’impression que certains aiment bien nous bassiner de faits anecdotiques (par exemple, un athlète trans qui fait la nique à de pauvres porteuses d’ovaires quelque part au Connecticut – info relayée par The heritage foundation, une organisation conservatrice américaine parmi les plus influentes) alors qu’au fond, ces gens ne sont pas spécialement revendicateurs. Bien sûr, je trouve que certains médecins peuvent être vite sur la gâchette pour sonner l’amorce d’une transition de sexe. Comme père, ou carrément, comme la plupart d’entre-nous, je trouve cette perspective/réalité inquiétante. Mais la réalité ne saurait se limiter à ces dérives (ou à ces incidents – c’est selon). Mon ami, le philosophe François Doyon, remet ici les choses au clair avec la rigueur qui le caractérise. Je vous invite à vous aventurer dans cette zone glissante, au carrefour de la science, de l’idée de construction sociale et de l’idéologie (souvent partisane) et à ne pas procéder d’une lecture en diagonale, cette triste tendance contemporaine.

À ce point, j’aimerais aussi proposer quelques pistes de réflexion. Et là, c’est le biologiste qui parle. Il m’apparaît évident que des facteurs environnementaux brouillent les cartes au sein de notre humanité en perturbant, entre autres, les fonctions de la reproduction. Les exemples sont nombreux et ils ne datent pas d’hier. Parmi les plus médiatisés, pensons aux poissons se féminisant sous l’effet de résidus de pilules contraceptives en circulation; aux cas de stérilité liés à l’usage de pesticides (je me souviens du témoignage troublant d’un jeune homme dans un film de Louise Vandelac); ainsi qu’au déclin des populations de rapaces dans les années 70, alors que les coquilles de leurs oeufs s’amincissaient pour cause de bioaccumulation de pesticides organochlorés. Le rôle des perturbateurs endocriniens présents dans notre quotidien est devenu un enjeu majeur et nous peinons encore à en établir toute la portée. La situation est d’autant plus préoccupante que dès lors que nous tentons de préciser les effets du bisphénol A des contenants alimentaires, des retardateurs de flammes, des phtalates présents dans certains plastiques, des parabènes des cosmétiques et de certains médicaments et, encore et toujours, des pesticides, nous nous heurtons à des intérêts industriels rodés à l’art de noyer les poissons. Alors, pour ce qui est de tomber sur le râble d’une poignée de personnes réclamant des toilettes neutres… Un peu d’humanisme calice!

Doyon procède…

Il y a beaucoup de causes à un suicide et d’une façon générale les plus apparentes n’ont pas été les plus efficaces. On se suicide rarement (l’hypothèse cependant n’est pas exclue) par réflexion. Ce qui déclenche la crise est presque toujours incontrôlable. Les journaux parlent souvent de « chagrins intimes » ou de « maladie incurable ». Ces explications sont valables. Mais il faudrait savoir si le jour même un ami du désespéré ne lui a pas parlé sur un ton indifférent. Celui‑là est le coupable.

Albert Camus

Certaines personnes qui disent militer pour les droits des femmes ou la sauvegarde de la vision traditionnelle du monde refusent de dire que les femmes trans sont des femmes. Elles serinent que le type d’organes génitaux détermine si une personne est un homme ou une femme ; qu’il n’y a que deux sexes ; qu’une personne possédant un utérus est nécessairement une femme ; que l’humanité se divise entre hommes (mâles) et femmes (femelles) et que « cette différence fondamentale est génératrice de tout. »

Certains propos tenus à l’endroit des personnes transsexuelles transpirent souvent la méconnaissance et peuvent s’avérer destructeurs. Utiliser les mauvais pronoms, diminuer les personnes trans, ne pas les considérer comme de vrais hommes, de vraies femmes, les considérer comme ayant une identité invalide, les empêcher d’utiliser les toilettes et les vestiaires où elles se sentent le plus à l’aise, sont des exemples de comportements transphobes pouvant, s’ils sont répétés, être considérés comme une forme de harcèlement ayant des conséquences légales au Canada.

La peur et l’insécurité des jeunes sont bien réelles. Il ne faut pas oublier que les transsexuels, comme toutes les personnes issues de la diversité sexuelle, présentent un plus grand risque d’itinérance, de toxicomanie, de troubles de santé mentale et d’idéations suicidaires. En 2015 on rapportait un taux de tentatives de suicide chez les personnes transsexuelles de plus de 30 %.

L’exclusion sous toutes ses formes des personnes transsexuelles cause des morts. La reconnaissance des personnes transsexuelles n’exige pourtant pas de gros compromis, contrairement aux accommodements requis par les amateurs de fables religieuses. Il s’agit, en gros, de simplement laisser les femmes trans aller dans les vestiaires et les toilettes des femmes ou d’aménager des endroits mixtes. Contrairement à ce que semble croire Rhéa Jean sur la base de quelques cas anecdotiques, il serait très surprenant que cela entraîne une augmentation des agressions sexuelles. J’aimerais bien voir une étude qui prouve que la majorité des femmes ne se sentent pas en sécurité dans les toilettes mixtes. À ce que je sache, cette étude n’existe pas. Les statistiques montrent au contraire que ce sont les femmes trans qui sont très à risque de subir des agressions? Pourquoi Rhéa Jean s’en prend-elle aux victimes réelles?

Il ne s’agit pas ici de défendre ni une ni une autre version de la « théorie du genre », qui, en tant que corpus théorique unifié, n’existe pas. Il ne s’agit pas non plus de militer pour abolir les sexes, abolir la famille nucléaire (qui est déjà quasiment abolie pour d’autres raisons), effacer la masculinité et la féminité ou subvertir les genres. Il s’agit ici de critiquer la réaction conservatrice contre ces idéologies, de démonter ses arguments rétrogrades qui sont eux-mêmes idéologiques.

Il ne faut pas amalgamer l’ensemble des personnes transsexuelles avec la minorité de militants enragés qui fait beaucoup de bruit. Défendre les personnes transsexuelles, ce n’est pas nécessairement défendre une idéologie. La majorité des personnes transsexuelles n’est pas vindicative. Ces personnes veulent seulement se fondre dans la masse et qu’on les laisse tranquilles.

Qu’est-ce qu’une femme ?

J’ai une question à poser à ceux qui défendent l’idée qu’on est homme ou femme par son sexe : de quel sexe est une personne XY qui naît avec un vagin et des testicules atrophiés ?

S’ils disent que c’est un homme, ils se retrouvent comme les adeptes d’une théorie du genre (mais laquelle ?) à dire qu’on peut avoir un vagin et être un homme.

S’ils disent que c’est une femme, ils doivent admettre qu’on peut être une femme sans en avoir toutes les caractéristiques physiques.

Mes adversaires vont sûrement me répondre que c’est un intersexué, mais qu’il y a quand même seulement que deux sexes parce que les intersexués sont un mélange des deux sexes. Un mélange des deux sexes, d’accord, mais le sexe est selon eux constaté à la naissance. Par conséquent, une femme XY avec un vagin est-elle une femme avec des testicules internes atrophiés ?

Sur le plan des organes génitaux, les humains se répartissent sur une courbe statistique en U. Presque tous les individus se retrouvent à l’un ou l’autre des deux extrêmes de la distribution. Qu’en est-il d’un être situé quelque part entre les deux extrêmes où se concentre 99 % des humains, une personne aux chromosomes XY pourvue d’un vagin et de testicules atrophiés ? Celle-ci doit-elle être considérée comme une femme, car c’est ainsi qu’elle a été perçue à la naissance ? Ou bien va-t-on lui dire qu’elle n’est pas une femme selon le raisonnement de ceux pour qui les chromosomes déterminent le sexe véritable ? Ne serait-il pas plus « objectif » de reconnaître que deux catégories ne suffisent pas à englober toute la diversité des organes génitaux humains ?

C’est une erreur de se baser uniquement sur les chromosomes pour déterminer le sexe d’une personne. Une personne peut même avoir deux génomes complètement différents, ce qui fait que la mère d’un enfant peut obtenir un test de maternité négatif.

C’est aussi une erreur d’affirmer que le sexe est constaté à la naissance. Parfois, il faut admettre notre ignorance. Si le sexe d’une personne est celui constaté à la naissance, les petites filles qui se transforment en garçons à la puberté vont-elles être des femmes avec un pénis toute leur vie ? Par conséquent, si le vrai sexe est celui constaté la naissance, une femme peut avoir un pénis ?

Les définitions sont presque toujours un peu arbitraires. Qu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qu’une femme ? La forme des organes génitaux, les taux d’hormones, les types de chromosomes, la taille des gamètes : aucun de ces critères n’arrive à classer tous les êtres humains dans un système de catégories binaire. La structure cérébrale de l’individu ainsi que certaines particularités génétiques plus rares sont des critères souvent ignorés, même par les scientifiques et les philosophes.

Gamètes exceptés, la réalité humaine ne se laisse pas enfermer dans un système de pensée binaire. Il faut donc, comme le dit Jean Grondin, « se méfier des catégories toutes faites du langage1 ». Grondin rejoint ce que dit Nietzsche dans Vérité et mensonge au sens extramoral : la vérité du monde en tant que multiplicité toujours en devenir échappe donc au concept, car le processus de conceptualisation est en fait une contradiction, « la postulation de l’identité du non identique ».

D’ailleurs la définition même du terme espèce devient trouble, plus poreuse. Comme je l’explique dans Logos (CEC, 2018), «Un problème se pose en effet en ce qui concerne la définition des choses qui changent avec le temps, comme les espèces vivantes. Si on place côte à côte une poule, sa mère, sa grand-mère et ainsi de suite sur des générations et des générations, on aboutit, après avoir aligné comme des soldats au garde-à-vous des millions de poules toutes liées par une relation mère-fille, à un animal qui ne ressemble plus du tout à une poule, mais à un des ancêtres de toutes les poules, une espèce de “prépoule” ou petit dinosaure. Il est à noter que le passage de la “prépoule” à la première poule se fait tout aussi imperceptiblement que les changements de votre visage d’un jour à l’autre. Comme tout le monde s’entend pour dire qu’une fille est toujours de la même espèce que sa mère, la variation entre une mère et une fille n’étant jamais assez grande pour qu’une mère donne naissance à une fille d’une autre espèce qu’elle-même, il est par conséquent impossible de déterminer où se trouve précisément le dernier ancêtre des poules, l’animal qui a donné naissance à la première vraie poule. Toutes les poules actuellement existantes forment donc un nuage statistique d’individus qui ne correspondent qu’approximativement à la définition d’une poule. […] Pour ordonner son expérience du monde, l’esprit humain classe les choses en catégories discrètes dont chacune a droit à un nom unique. Nous avons tendance à vouloir définir les choses comme si elles étaient des figures géométriques : comme Platon, nous voulons des définitions éternelles et immuables. La réalité ne se laisse malheureusement pas enfermer dans le langage humain. Bref, il ne faut pas oublier qu’en général, les définitions comportent une part d’arbitraire et qu’il faut s’attendre à devoir les réviser. » Comme le dit Nietzsche, nous nous servons des mots et des idées « pas seulement pour désigner les choses, nous croyons ordinairement que par eux nous en saisissons l’essence. Les mots et les idées nous mènent maintenant encore à nous représenter constamment les choses comme plus simples qu’elles ne le sont, séparées les unes des autres, indivisibles, ayant chacune une existence en soi et pour soi. Il y a, caché dans le langage, une mythologie philosophique qui à chaque instant reparaît, quelque précaution qu’on prenne2. »

On va peut-être me dire que si on est incapable d’en fixer les limites de façon claire, il y a un risque de dérives postmodernistes. À cela je réponds que le réel ne nous doit rien. On projette des catégories pour être capables de réfléchir. Sans tomber dans la dérive, il faut accepter que nos catégories mentales soient imparfaites et que la notion de limite soit utile, mais souvent arbitraire. Pour reprendre Georges Box, tous les modèles sont faux, certains sont utiles3.

Cela dit, que ce soit en raison d’une ambiguïté anatomique, une dysphorie de genre ou une autre raison, environ 1 % de la population n’est pas totalement à l’aise avec le genre dans lequel elle a été élevée. Contrairement aux cultures religieuses abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam), plusieurs cultures sur la planète acceptent socialement ces personnes. Il y a par exemple, les bi-spirituels dans les communautés autochtones d’Amérique, les vierges jurées d’Albanie (femmes vivant en hommes), les Mahus à Hawaii (personnes du troisième sexe), les fakaleiti dans les îles Tonga (hommes vivant en femmes), les Fa’afafine à Samoa (personnes du troisième genre), les Hijra en Asie du Sud (femmes trans avec un rôle particulier). L’idée n’est pas de prouver que la transsexualité est progressiste où qu’elle soit répandue, mais de rappeler qu’elle existe et que des cultures sont capables de le reconnaître sans sécréter l’hideuse transphobie qu’on observe dans notre société de culture chrétienne.

Dans La liberté surveillée, un collectif dirigé par Normand Baillargeon, la docteure en philosophie Rhéa Jean insinue que les mots homme et femme n’ont qu’un seul sens. Elle écrit : « Il est inquiétant de constater qu’aujourd’hui on cherche de moins en moins à démystifier ce qui freine notre compréhension de la réalité objective, et qu’à l’inverse on cherche plutôt à faire passer ce qui relève de normes sociales et de croyances infondées comme étant la définition réelle des termes hommes et femmes4. » Mais qui, Madame Jean, a décidé qu’est la définition réelle ? Vous ? Vous nommez, par le biais d’une citation, les auteurs de dictionnaires Merriam et Webster. Les définitions de leurs dictionnaires sont des définitions lexicales et non pas des définitions réelles. Qui êtes-vous, Madame Jean, pour décider et affirmer sans justification que les mots homme et femme ne peuvent avoir qu’un seul sens ? Ouvrez un dictionnaire et vous verrez que ces deux mots sont polysémiques ! Vous parlez aussi, Madame Jean, de notre « compréhension de la réalité objective ». Il faut avoir une épistémologie de bas-étage pour penser qu’il soit possible d’avoir une compréhension objective de la réalité humaine ! Ce qui est clair, c’est qu’on s’éloigne de cette compréhension « objective » lorsqu’on cherche comme vous, à enfermer le réel dans un système de catégories binaires.

Rhéa Jean tient à une définition du sexe basée sur les organes génitaux afin de justifier l’exclusion des femmes trans des toilettes et vestiaires réservée aux femmes : « par prévention, il est préférable de préserver la non-mixité dans ces lieux afin de limiter les cas d’agression. » Comme si le 0, 01 % de femmes trans représentait une menace digne de mention pour le 51 % de femmes… On parle littéralement ici d’une peur irrationnelle et appeler cette peur transphobie est parfaitement justifié.

« Seules ces réalités anatomiques, poursuit Rhéa jean, constituent une connaissance vérifiable du fait d’être homme une femme5. » Faudrait-il par conséquent mettre des portiers ou des portières à l’entrée des vestiaires et toilettes pour vérifier qu’aucun possesseur de pénis ne pénètre dans les endroits réservés aux femmes ?

La classification binaire des sexes et des genres est inexacte — les mots « homme » et « femme » ne se réfèrent pas à tout le monde — mais elle est suffisante la plupart du temps. Elle est aussi très utile dans certains domaines, comme la médecine. Par exemple, il peut être utile de savoir que les garçons ont plus tendance à être autistes et que les femmes sont plus à risque de souffrir de dépression. La catégorisation binaire entre sexe mâle et femelle est essentielle à une pratique médicale efficace.

La nécessité pragmatique de catégoriser ne doit pas cependant nous faire oublier que le sexe et le genre ne sont pas des absolus platoniciens. La nature échappe à toutes nos tentatives de taxonomie basée sur des catégories discrètes.

Il est à noter que la notion de genre n’a pas la même valeur que celle de sexe. La notion est historiquement et culturellement déterminée et elle enferme les humains dans des stéréotypes qu’il vaut peut-être mieux déconstruire. Comme le dit Jordan-Youg, une experte dans le domaine de l’analyse des différences entre les genres, « Le genre n’est tout simplement pas un moyen très utile de regrouper les prédispositions des personnes. »

Quand ta vérité tue

Nous avons dit que ne pas considérer les personnes transsexuelles comme de vrais hommes ou de vraies femmes est un comportement transphobe. « Mégenrer » est considéré par les personnes trans comme étant un acte très violent et blessant. On va nous rétorquer qu’on a le droit de dire ce qu’on pense être la vérité. La liberté d’expression est certes importante, mais la liberté de dire ce que l’on croit vrai n’est pas toujours la valeur la plus haute. Il y a des circonstances où il faut tenir compte des conséquences, surtout quand les conséquences de ses propos font augmenter les risques de tentatives de suicide d’une minorité vulnérable.

Tout bien considéré, les arguments utilisés pour mépriser les personnes transsexuelles ne tiennent pas la route. La distinction entre homme et femme est basées sur des critères insuffisants pour ranger tous les humains dans seulement deux catégories. Ils défendent une vision du monde traditionnelle, patriarcale, et qui n’a certainement rien de féministe ou de progressiste. Que le sens d’un mot ou d’un concept soit traditionnel ne signifie pas que ce soit ne soit pas arbitraire ou très problématique. Qu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qu’une femme ? La réponse « objective » — pour reprendre le terme de Rhéa Jean — à ces questions n’est, comme dirait Nietzsche, qu’une somme d’anthropomorphismes et de métaphores « qui après un long usage paraissent établies, canoniques et contraignantes aux yeux d’un peuple : les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont ». – On ne demande pas non plus à ce que les cas de figures soient à chaque fois évoqués par soucis de « parité », peut-être faut-il le préciser. Nous voulons seulement combattre le négationnisme mortifère, la stigmatisation d’individus, inaugurer le crépuscule des tranphobes.

Pour aller plus loin…

Bauer, G. R., Scheim, A. I., Pyne, J., Travers, R., & Hammond, R. (2015). Intervenable factors associated with suicide risk in transgender persons: a respondent driven sampling study in Ontario, Canada. BMC public health, 15 (1), 525.

Centre Sida-amitié de Saint-Jérôme, Diaporama Formation de base — Diversité sexuelle, 2018

Davidson, T. W. (2015). A review of transgender health in Canada. University of Ottawa Journal of Medicine, 5 (2), 40–45.

Jordan-Young, Rebecca. Brainstorm: The Flaws in the Science of Sex Differences. Cambridge: Harvard University Press 2010.

Tavris, Carol. The Mismeasure of Woman. New York: Simon and Schuster, 1992

Winter, Kathleen, Annabel, traduction de Claudine Vivier, Montréal, Boréal, 2012.

1Jean Grondin, « La définition derridienne de la déconstruction », Archives de philosophie, Janvier-Mars 1999, p. 8.

2 Le voyageur et son ombre, § 11.

3 Je remercie ici Yves-André Bergeron, pour la réfutation de l’objection.

4Rhéa Jean, « Le droit à la dissidence face au discours actuel sur l’identité de genre », dans Normand Baillargeon (dir.), Liberté surveillée, Quelques essais sur la parole à l’intérieur et à l’extérieur du cadre académique, Montréal, Léméac, 2019, p. 183-184.

5Rhéa Jean, « Le droit à la dissidence face au discours actuel sur l’identité de genre », dans Normand Baillargeon, (dir.), Liberté surveillée, Quelques essais sur la parole à l’intérieur et à l’extérieur du cadre académique, Montréal, Léméac, 2019, p. 188.


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