Dans l’air du temps

Quelle serait votre série préférée parmi ces proposition dans l’air du temps?

Un nouvel aphorisme d’Albert Brie, également dans l’air du temps…

Qui c’est Albert Brie?

Écrivain et humoriste québécois. Il a participé comme scripteur francophone à plusieurs médias. Il est notamment connu comme auteur d’aphorismes humoristiques et philosophiques salués par ses pairs. Albert est décédé le 27 octobre 2015 à l’âge de 89 ans.

« Un écrivain prodigieux, à mettre quelque part entre le vieux Montaigne et le jeune La Bruyère » ­- Jean Marcel

« Ses pensées précises et fines ont éclairé des générations de lecteurs. Ses traits, il les décoche en quelques mots qui lui suffisent à cerner une idée, une impression, un sentiment.  » – Jean François Nadeau

« Si tous ceux qui parlent pesaient leurs mots, comme l’air serait léger ! » – Albert Brie

« La plupart des grands hommes sont considérés comme des lumières seulement quand ils sont éteints et les morts sont enterrés deux fois, sous la terre et sous les éloges ! » – Albert Brie

Brie Aprilus

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Ouverture de la chasse?

11226024_434375016756665_4407278791535467441_oL’essentiel de ces dessins ont été réalisés pour le Journal satirique Le Taon. Consultez-le en cliquant sur l’image ci-contre (et tant qu’à y être, encouragez-moi, encouragez-nous, aucun des contributeurs n’y gagne un rond). Ce mois ci, entre autre, le carnaval électoral.

En ce qui me concerne (ça me reprend, je donne du «je»), je ne vais pas m’étaler en branlettes neuronales : si je souhaite ardemment l’éviction du morpion trop bien peigné, je ne peux me résigner à voter Canada. Les Canadiens peuvent très bien se débrouiller sans moi. Bibite bicéphale, NPD et PLC n’ont qu’à fusionner, eux qui ratissent au même centre élargi. Mulcair, l’apôtre de Tatcher, gêné par la simple évocation du mot «socialisme», girouette ambitieuse et pétrophile quand ça l’arrange ou Trudeau, le dernier rejeton du parti des commandites, lapin de Pâques à coquille vide, nouveau justicier des impôts appuyant néanmoins C51 et la loi sur la clarté…  Ce sont eux les spliteurs de votes canadiens. On a assez de nos cons, pourquoi s’encombrer de ceux des autres? Pas envie de jouer dans la cours du 51éme État Ricains. Alors être conséquent et voter Don Quichotte, pour moi c’est parfait. Allez le Bloc!

Le Méga-Centre Vidéotron qui enrichira les Méga-mercenaires du Hockey, lesquels s’appliqueront à sortir l’essentiel du fric du pays. Pareil pour les méga-rock stars.

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Paradoxe Étazunien : Sur le traité de non-intervention yankee quant aux magouilles saoudiennes, en échange de l’accès à la ressource mortifère, si je puis dire. La pépinière à fanatiques tourne pendant que le pétrole rentre. Celui là, c’était pour le livre de Djemila, en veilleuse. À priori, il commémorera, façon québécoise, les attentats de chez Charlie.

Paradoxe aprilus

Méchancetés gratuitesPaul aprilus

Fait en 5 minutes, «Paul chez le taxidermiste»… Moi, Paul, j’en peux plus. L’est trop gentil, ça me saoule. «Oh le jaloux!» qu’y diront! Y répondra que pour un «phénomène qu’a la cote» combien «d’anonymes qu’ont les crocs»? Tant qu’à piocher parmi les grands succès de la BD québécoise, Guy Delisle est pas mal moins gentil et inoffensif, et ça, ça me plaît.

Extrait du dernier Taon – N’y allez pas, c’est une merde (partie 1)

«Tout le monde aime Paul». Ainsi commence l’une des nombreuses critiques dithyrambiques du film Paul à Québec. Pas moi. J’ai toujours détesté Paul. Paul est une merde inexistante à la vie aussi plate et terne qu’un dimanche pluvieux à la fin de l’hiver, mais en mieux dessiné. Amateur de BD en tous genres depuis mon plus jeune âge, c’est tout naturellement et plein d’espoir que je me suis tourné vers le plus grand succès du neuvième art de notre province et là… Mais alors là… Rien. Le vide. Le néant total. Je crois qu’il y a plus d’intérêt à relire pour la troisième fois Martine à la plage qu’à découvrir l’intégrale de Paul. Résumons: Paul est un homme ordinaire, avec une vie ordinaire, des amis ordinaires et, finalement, une BD ordinaire. Dans ses époustouflantes aventures, Paul pêche, Paul prend le métro, Paul s’ennuie, Paul nous ennuie, quelquefois, il fait caca aussi. Finalement, le seul truc sympa avec Paul, c’est qu’aucun tome n’est paru depuis 2011. Mais rassurez-vous, il revient nous faire chier très bientôt. Alors pourquoi en est-il sorti un film? Parce que la médiocrité se vend. Parce que Paul a trouvé un public et que les producteurs savent que le film sera rentable. Pour nous vendre ce navet, l’acteur principal déclare: «Je n’ai jamais joué un personnage qui me ressemble autant dans la vraie vie». Et il donne des exemples. Quand Paul hésite à acheter une maison, il se pose des questions sur son hypothèque. C’est un père de famille en couple depuis longtemps. Il vit dans une ville. Vous sentez déjà l’originalité. Je vais être honnête, je n’ai pas lu Paul à Québec, j’en avais déjà trop lu avant. Je n’irais certainement pas le voir et je vous incite fortement à en faire autant. Même si vous avez du temps à perdre, contemplez le fond d’écran de votre ordi ou l’aquarium du restaurant chinois de votre choix, ce sera plus palpitant. Et si vous voulez vraiment que je le lise ou que j’aille le voir, cotisez-vous et envoyez l’argent au journal. Mais je vous préviens, il faudra me payer cher. – Jean-Cyrille Fontaine

Du réchauffé… À l’époque Jolly ne s’était pas encore fait retirer la pustule. On avait dû la lui photoshoper.

boculbellgueuleAlors qu’était annoncée la découverte de l’Homo naledi, au Québec notre Legault semble au seuil de l’extinction et il se sent bien seul. On aimerait bien que tout comme Stifine, lui aussi décrisse.

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La région de Québec bouffée par la droite

Citoyens de Vanier, qui donc subventionne ces radios de merdes qui vous matraquent le cerveau et saturent vos oreilles?

Ci-dessous, Legault & Charest. Ils sont pas mignons tous les deux? On leur souhaite quand même de s’entre-bouffer.

L’ingnation contre la peur et le pognon

Bon, ben je vais devoir faire pause. C’est que j’ai une cours d’école à décorer avant la rentrée…

Marchandisation de l’éducation (PLQ & CAQ)

Entre Legault et Charest, une même vision : les élèves sont tous des clients. Nous ne serions qu’ un troupeau de moutons déroutés n’aspirant qu’à consommer. Le scénario décrit dans ce gag correspond à une réalité à laquelle j’ai été confronté en tant qu’enseignant au primaire et au secondaire. On a déjà les deux pieds dans ce merdier et une certaine élite politique voudrait nous y enfoncer jusqu’aux amygdales. De vielles recettes américaines qui, de l’aveu même de leurs concepteurs, n’ont généré que de la marde. Dans nos écoles, un langage vicelard s’immisce chaque jour d’avantage. Les élèves, comme les patients d’ailleurs, deviennent des clients; les cours, comme les remèdes, deviennent des produits. Désormais, les nananes, ipods et autres gugusses servent à stimuler les jeunes.

Le dessin d’origine, fait pour le Journal Ensemble représentait Legault et son comparse, Sirois, les fondateurs de la CAQ. Au départ, sur mon blog, le dessin était titré «La CAQ débarque : péril en éducation». Il a depuis été publié sur le site internet du journal avec le titre «La performance à l’école». À cette occasion, il était accompagné du texte suivant :

La Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault promet de rouvrir les conventions collectives des enseignants pour y introduire un système d’évaluation en contrepartie d’une hausse salariale de 20 %.

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a réagi par communiqué: « Ouvrir les conventions collectives, monsieur Legault, n’y pensez même pas! Une convention collective c’est un contrat, un comptable tel que vous devrait en connaître la valeur. En dévoilant vos lignes d’attaque populistes, vous vous en prenez particulièrement aux employées et employés de l’État, de façon méprisante, en parlant des  » bureaucrates qui compliquent les affaires  » et aux enseignantes et enseignants en ciblant, à nouveau, leur évaluation pour corriger les carences du réseau de l’éducation. Les enseignantes et enseignants ont besoin d’être soutenus dans leur travail et non que l’on remette en question leur professionnalisme. Votre approche ne peut qu’entraîner suspicion et démobilisation dans le milieu. Une école n’est pas une entreprise qui se gère en calculant bêtement les intrants et les extrants. Le facteur humain est au cœur de ses activités et celles-ci ne se calculent pas avec une équation comptable », a déclaré le président de la FAE, Pierre St-Germain.

L’original! Avec les co-fondateurs de la CAQ.