Dans l’air du temps

Quelle serait votre série préférée parmi ces proposition dans l’air du temps?

Un nouvel aphorisme d’Albert Brie, également dans l’air du temps…

Qui c’est Albert Brie?

Écrivain et humoriste québécois. Il a participé comme scripteur francophone à plusieurs médias. Il est notamment connu comme auteur d’aphorismes humoristiques et philosophiques salués par ses pairs. Albert est décédé le 27 octobre 2015 à l’âge de 89 ans.

« Un écrivain prodigieux, à mettre quelque part entre le vieux Montaigne et le jeune La Bruyère » ­- Jean Marcel

« Ses pensées précises et fines ont éclairé des générations de lecteurs. Ses traits, il les décoche en quelques mots qui lui suffisent à cerner une idée, une impression, un sentiment.  » – Jean François Nadeau

« Si tous ceux qui parlent pesaient leurs mots, comme l’air serait léger ! » – Albert Brie

« La plupart des grands hommes sont considérés comme des lumières seulement quand ils sont éteints et les morts sont enterrés deux fois, sous la terre et sous les éloges ! » – Albert Brie

Brie Aprilus

facebook_logo_aprilus

★ Suivez le lien pour faire un DON à un artiste libre.

 

 

Ceux qui hurlent avec les loups

Le texte et les dessins qui suivent ont été censurés par le Journal Le Québécois. Falardeau ne passerait plus le test dans ce journal flanqué de son actuel éditeur. Le troisième Gratton avec  les nouveaux critères de bien pensance? Trop scato. Le deuxième? Porno. Les écrits de l’intéressé (prenez le texte sur la mort de Ryan)? Pas sûr! Au bas du texte, deux réactions qui confirment qu’on a tapé dans la cible Dujardin et moi.

Aprilus plante le décor

 On pourrait me qualifier de radical de gauche. Je n’en rougirais pas. Mon complice, Philippe Dujardin non plus. Et pourtant, nous tapons sur QS. Sans complexe, nous embrassons à l’occasion des propos émanants de personnalités étiquetées à droite. «Oh my God» diront les twits… Les bandes, les meutes, les troupeaux, bien peu pour nous. Mais pourquoi donc varger sur ceux qui médiatiquement sont présentés comme LA gauche? Eh ben, tout simplement parce qu’ils incarnent un malsain glissement sociétal du «nous» vers le «je». Ils torpillent certains de nos acquis, nous font chier avec leur manie à tout vouloir passer à l’autoclave, ont rendu possible l’interminable règne Libéral et sabordent notre émancipation nationale. Bousculés par le Manifeste de l’Aut’ Gauche, ces obnubilés des banquettes de l’Assemblée Nationale auront beau nous câller des pétitions, ils sont et resteront nuisibles. Leur refus de la convergence indépendantiste confirme le pronostic de Pierre Falardeau : Gabriel Weasel, Manon Silver Fox et leurs ti-namis ne sont qu’un des rouages d’un dispositif idéologique, pédagogique et médiatique qui a pour objectif de diluer notre mémoire collective afin de nous rendre inoffensifs au plus crisse. Une job de bras menée avec une grossièreté effarante. Pensons à Radio-Cadenas nous expliquant à quel point nous sombrons dans le racisme systémique via l’expertise de Xavier Camus, un insignifiant blogueur, diffamateur et fabulateur; pensons au Musée Canadien de l’histoire exhibant – dans son expo permanente – la face encadrée de l’hystérique Dalila Awada afin de célébrer, l’éclatante modernité multiculturaliste du plusse meilleur pays au monde; pensons itou au cours d’ECR qui encense l’accommodement religieux, caricature ceux qui s’y opposent, zappe les zones d’ombre monothéistes et néglige les libres penseurs… Et on pourrait continuer longtemps comme ça.

Alors que point le carnaval électoral, ses exaspérantes tactiques de marketing politicien, ses saletés de sondages d’intentions et ses diagnostics de journaleux vendus, faudra respirer par le nez (peut-être même se le pincer). Faudra parler aux gens de Québec, sans le mépris qui caractérise les moralisateurs de la gauche régressive et garder en tête le rôle de leurs alter-egos yankees dans l’avènement de Trump. Peut-être aussi qu’on devrait capter – et c’est un avis qui n’engage que moi – que pour l’heure, le moins pire des scénarios pour les indépendantistes (et les progressistes), c’est le PQ dans son actuelle mouture. D’ici les élections, puissent disparaître les quelques diptères achalants de chez QS et puissent en essaimer les vrais progressistes y traînant encore. Vivement que l’on s’attèle à croquer les bouffons de la droite, là où elle revêt ses atours les plus sinistres.

Là-dessus, je vous propose un texte issu de la rencontre entre deux teigneux, à savoir, Dujardin et moi. Grosso modo, c’est la suite de notre dernier coup de sang, un article qui s’intitulait Celui qui nourrit les loups…

 

Ceux qui hurlent avec les Loups

– Un texte de Philippe Dujardin & Aprilus

Au sein de QS se trouve une frange pataugeant dans le multiculturalisme, ce qui n’est pas pour déplaire à certains sbires du fédéral et du grand capital. Marinant dans un mondialisme niais et antinational, elle a relégué les luttes sociales au néant pour maladivement défendre les LGBTTTQQIAA+ de telle sorte qu’elle réussit… à leur nuire. Même sort pour les luttes féministes, détournées au profit d’ultra-identitaires religieux et d’un «matrimoine» misandre. Cette autre Meute se laisse porter par une surexposition médiatique reflétant d’avantage des intérêts sournois que son réel poids politique. Un phénomène qu’elle semble incapable de déceler quand bien même lorsque son poster boy, Nadeau Dubois, se trouve encensé par un ancien président d’Alliance Québec dans The Gazette. Son truc, peut importe les effluves viciées, c’est la presse putaclic qui chie du buzz.

Ces jusqu’au-boutistes parasitant QS ont développé une relation symbiotique avec les libéraux quand vient le temps de fesser sur le PQ. Cette association durable et réciproquement profitable entre deux acteurs de la scène politique québécoise ne relève pas du complot ; ces gens ne communiquent pas entre eux, ils agissent sans concertation contre un ennemi commun, et pour cela ils sont prêts à se vautrer dans une démagogie de caniveau, jouant avec les peurs des Québécois et principalement celles des communautés ethnoculturelles.

Certains de ces confettis «solidaires» ne reculent devant rien pour imposer leur idéologie libertaire, au nom du «progrès et de l’inclusivité». Devant le moindre désaccord, la censure devient la règle : intimidation, expulsion des indésirables, appel aux employeurs, cabale sur les réseaux sociaux, listage avec photos et adresses. Tout pour que leur Meute de clowns masqués fasse le sale boulot. Ils vous diront qu’ils n’ont rien commandé, que ce sont des actes isolés et qu’ils n’en sont pas responsables. Jamais ces irresponsables ne sont responsables de quoi que ce soit. Ni de leurs discours haineux, ni de leurs appels au lynchage. Haranguant leurs militants, soutenant des actions radicales, parfois violentes au nom du «progressisme», ces guignols ânonnent que contre les «racistes», toutes les mesures, mêmes les plus extrêmes, sont excusables. On ne peut être qu’avec eux ou contre eux. L’Axe du Bien versus l’Axe du Mal, comme disait l’autre cowboy. Un bon raciste est un raciste mort! En dehors de leur foi, point de salut! Camarade tiens-le toi pour dit, sinon tu subiras l’anathème de ces petits fachos solidarisés.

 

Les nouveaux curés

Ce serait peu de chose si au sein de QS, ces roitelets du goupillon excommuniant quiconque ne macère pas dans le même dogme n’étaient pas si influents. Mais voilà, ces nouveaux curés de l’ordre moral s’imposent et dictent les normes de ce qui est acceptable ou non en société, se prétendant les gardiens de la pensée progressiste, féministe et de gauche selon, bien sûr, leurs critères intersectionnels et racialistes. Ils nous parlent de déconstruction, de rééducation, d’espaces protégés, de racisme systémique, de terres non cédées. Chaque fois qu’ils hurlent, Philippe Couillard tend l’oreille, flairant la récupération politique. Toujours avide de jouer sur les divisions entre indépendantistes, le père Couillon jubile et instrumentalise à gogo les premiers contre les seconds.

Cette clique de nuisibles logée chez QS relève principalement d’une petite bourgeoisie locale montréalaise, transgentrifiée, généralement blanche, et surtout privilégiée ! Ces p’tits bourgeons peuvent bien venir nous causer de culpabilité blanche et de tous ces privilèges dont bénéficieraient tous ces porteurs d’eau leucodermes canadiens-français se fendant en quatre pour boucler leur budget…

Il serait temps de vermifuger QS pour espérer une meilleure hygiène politique. Le parti doit se purger de ces nématodes engorgeant également les côlons libéraux. Le Québec doit s’assainir de ces cestodes avides de cette matière brune et fétide avec laquelle ils salissent un peuple, l’accusant d’intolérance et de fermeture à l’autre.

 

Les pompiers pyromanes

À force de crier au loup en hurlant au racisme à tous vents, ces militants aux méthodes nous rappelant les heures sombres de notre histoire, créent des inquiétudes légitimes au sein des communautés issues de l’immigration. Ils jouent avec leurs émotions les plus viscérales, aggravent les ressentiments inter-communautaires et encouragent le repli sur soi. Ils carburent à la haine de l’autre.

Quand ils prétendent que le PQ veut «arracher le voile de la tête des femmes musulmanes» – cette seconde peau identitaire ne souffrant d’aucune limitation dans notre société – ils provoquent une réaction quasi hystérique des médias, de la classe politique et des pseudo-leaders communautaires, étouffant ceux de nos frères et sœur s’étant ralliés à nos luttes.

Mais au fait, vouloir écorcher vives une poignée de pauvres femmes voilées, serait-il une triple offense Péquiste? Devrait-on y lire, en plus d’une propension «raciste et sexiste», une nauséabonde appropriation culturelle? Scalper les dames est-il vraiment une composante des mœurs québécoises? Calisse, ça doit être roffe sur les neurones d’être dans leur club!

Tant les Libéraux que les Solidaires attisent cette haine des communautés envers le Parti Québécois. Ils instrumentalisent sans scrupules, les mêmes préjugés, la même ignorance, les mêmes peurs. Quand Emmanuella Lambropoulos, en 2014, refusait de «laisser ces racistes gagner une majorité», nous étions en présence d’une énormité dont QS aurait aisément pu se réclamer.

Ces pyromanes entretiennent aussi une montée des ressentiments à l’endroit des Québécois nationalistes en les étiquetant mononcs intolérants, fermés sur eux-mêmes, d’habitants sans culture, de bouseux se nourrissant de leur crainte des autres. Ils dépeignent une hérouxvillisation du Québec. Ce faisant, ils oublient un détail : Il est dangereux de refouler et d’insulter le nationalisme d’un peuple.

Racisme, mangez-en tous!

L’un des effets pervers de ces discours soi-disant antiracistes vient de la banalisation du racisme lui-même. Si tout est raciste, plus rien ne l’est et le jour où un vrai parti raciste pointera à l’Assemblée nationale, le «PLQS» risque de manquer de noms et d’adjectifs pour le dénoncer proprement. Comme disait Albert Camus, à mal nommer les choses on aggrave les malheurs du monde. C’est exactement ce que font nos champions du méli-mélo en amalgamant racistes, nationalistes, identitaires et laïcistes. Une laïcité qu’ils vont qualifier de fermée ou stricte, la leur étant naturellement aussi ouverte qu’une vielle pute survoltée. Françoise David prétendait que la question des rapports entre la majorité et les minorités devait se régler en dehors d’une campagne électorale. Et pourtant, dès que pointe les élections, systématiquement, QS ressort le même arsenal de flèches qu’il décoche frénétiquement aux «identitaires et aux laïcistes», principalement pour taxer le Parti Québécois d’intolérance. N’était-ce pourtant pas Amir Khadir qui nous sermonnait que les campagnes électorales sur le thème de l’identité et les questions religieuses étaient l’apanage des partis de droite, voire d’extrême droite?

Ils peuvent compter sur leur midinette de service, Dalila Awada, parée de ses plus beaux atours certifiés religieux et assortis à sa beurrée de maquillage super réformiste, pour venir nous expliquer que l’ennemi des «communautés racisées» au Québec s’incarne à la fois dans le néolibéralisme et dans le racisme et que «le Parti Québécois porte en lui ces deux bêtes».

QS est bien sûr nanti de plusieurs intellectuels et professeurs d’universités, dont l’un d’entre eux viendra, lors de la consultation sur le projet de loi 60 en 2014, asséner leur phantasme de racisme inhérent au PQ en prétendant, que la charte des valeurs «ressemble au programme du FN». Ce même Michel Seymour avait tenté une comparaison plus que douteuse entre Adil Charkaoui et Pierre Bourgault… On ne rigole plus !

QS cumule les marioles. Leur candidat à l’investiture de QS dans la circonscription de Crémazie, Haroun Bouazzi, lors de la consultation sur le projet de loi 62 avait, lors d’une tirade dont seul lui a le secret, mêlé les strings et minijupes avec le burkini, nous expliquant ensuite, le plus sérieusement du monde, que l’épilation intégrale relevait d’un désir envers les individus pré-pubères, bref un désir pédophile. Ils osent tout, c’est à cela qu’on les reconnaît. Encore? Après avoir phagocyté Option Nationale, ils nous servent maintenant Vincent Marissal dans un plateau d’argent. Elles doivent être contentes les pellicules onistes qui constellent les épaules de Massé, cette truckeuse qui a voté non à la convergence. Décidément, Sol Zanetti peut bien nous roter gauchement des citations de Pierre Falardeau sur Facebook, on voit bien qu’il en zappe l’essentiel.

 

Vox populi et toilettes transgenres

Québec Solidaire a écrit à ses membres que l’élection de Trump en dit long sur le désespoir qui hante une grande partie du peuple américain, que cette élection doit servir d’exemple et que la classe politique a la responsabilité de répondre aux besoins RÉELS des gens. Et puis hop, pirouette, cacahuète, ils nous gratifient d’un programme électoraliste bourré de vœux pieux «progressistes», annonçant à qui veut l’entendre qu’ils prendront le pouvoir en 2018 et aggravant du même coup le cynisme envers la classe politique. Mais à quels québécois s’adressent-ils? À ceux des minorités qui, solidement matraqués par la bête bicéphale «PLQS» et la propagande fédéraliste, semblent se foutre de la corruption, revotant massivement pour les libéraux. Ceux de la majorité, certes préoccupés par les écoles en ruine et la santé, ont aussi une inquiétude pour leur langue, leur culture et leur identité. Mais là, QS est totalement absent. N’ont-ils pas compris que Trump a aussi gagné en jouant sur le créneau identitaire, cette corde sensible de tout peuple ?

À la façon d’Hillary Clinton rabaissant les électeurs de Trump à un ramassis de minables – A basket of deplorables – il se trouve des «solidaires» versant dans le même vocable pour décrire les électeurs péquistes et caquistes. Sans même capter qu’il s’agit là majoritairement de la classe ouvrière et paysanne du Québec. Comme le déclarait René Lévesque, il est bon de se méfier de ces gens qui affirment aimer le peuple et détestent ce que le peuple aime.

Ces guidounes édulcorées valsent sur le spectacle de la marchandise capitaliste, où l’humain est une ressource comme les autres. Michel Chartrand dénonçait ce capitalisme qui par essence est apatride, a-national, amoral, à la différence du nationalisme qui fait partie de l’instinct fondamental de conservation, le préalable de l’ouverture sur le monde. Il avait bien prévenu qu’on ne pouvait pas le refouler : «ça donne de la folie furieuse qui se jette n’importe où, dans la soif de puissance ou de domination. Nier le nationalisme d’un peuple, c’est créer un climat propice à la violence, c’est courir au désastre». C’est exactement ce dont nous sommes témoins aujourd’hui. La gauche régressive a failli à défendre le nationalisme et se gave de ce qu’elle a participé à créer.

Réactions de cons :

Paul Cliche <catoche8@videotron.ca> Hier, 20:41 Paul Cliche (catoche8@videotron.ca) Pour votre information, Voici le texte d’un message que je viens d’envoyer à l’ensemble de la députation péquiste suite àl,apublication sur Facebookd’undossier de nature scatologique au sujet de Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois. Je ne peux malheureusement pas vous envoyer le fichier contenant ce texte car la plupart des boites postales ne disposent pas d’assez d’espace pour l’accueillir. Paul Cliche Aux député.e.s du Parti québécois, Vous trouverez dans le fichier annexé le texte immonde que le journal Le Québécois vient de publier contre les porte parole de Québec solidaire, les députés Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois. Il a été diffusé sur Facebook aujourd’hui. J’espère que le PQ dénoncera ce texte qui a été écrit par des gens qui se targuent d’être de fervents souverainistes et qu’on pourrait associer à votre parti. Merci de votre attention, Paul Cliche

29598082_1633722706675865_5201827134918620724_n

facebook_logo_aprilus

★ Suivez le lien pour faire un DON à un artiste libre.

Legault Bismol

Aprilus met la table

 

Cette fin de semaine, à la lumière d’un sondage Léger-Le Devoir, Michel David relevait que la population tend actuellement à attribuer à Legault et à la CAQ des vertus qu’ils n’ont pas. C’est le moins que l’on puisse dire! En pareille situation, on peut s’attendre à ce que les multiculturâleux de QS, avec leur compassion de missionnaires à la con, leur manie d’asepsie individualiste et leur foutu fantasme d’un Québec orange citrouille, étalent à nouveau leur incapacité à prendre le recul qui s’impose. Pour ouvrir le dialogue avec cette plèbe qu’ils affublent régulièrement des pires ignominies, ils sont vraiment, mais vraiment, mal barrés. Comme l’étaient tous ces donneurs de leçons yankees, prétendument de gauche, qui se sont réveillés un bon matin avec une merguez blonde, joufflue et vociférante à la présidence. De toute façon, les quelques confettis de cette pseudo-gauche seront trop occupés dans la métropole à tenter de ravir des votes au vilain PQ, à leurs yeux, l’incarnation absolue du mal. Le tout sous le feu de projecteurs avides. Quand on dit d’eux qu’ils sont le «marchepied du pire» et ben, c’est ça. Et moi, excédé par ces vecteurs du pire, j’en oublie parfois ce qui nous pend au nez, à savoir LE PIRE. Pour planter le décors autour de mon dessin de Legault-Bismol, j’ai eu envie de remettre en circulation ces articles fort éclairants de mon ami STEVE FORTIN.

 

Travailler 60h par semaine? Non merci!

Publié le 26 janvier 2018

 

Simon-Jolin-Barrette, ce jeune député de la CAQ, souhaite que nous développions la même fierté que les Américains, qui s’enorgueillissent de travailler plus de 60 heures par semaine…

Simon Jolin-Barrette fait un excellent Poster boy du Conseil du patronat et autres idéologues de l’hyper-productivité et du capitalisme effréné… Son collègue caquiste Youri Chassin doit mouiller dans son froc.

Quand j’observe le monde autour de moi, l’état du monde en général, de la planète sur laquelle nous sommes condamnés à vivre, il m’apparait de façon indiscutable que ce qui presse le plus ce n’est pas de travailler plus pour consommer plus et engranger plus pour consommer plus lors d’une très hypothétique retraite que des idéologues comme Jolin- Barrette souhaiteraient qu’elle soit le proche possible de la mort…

Non.

Ce qui presse le plus, et ce dont je suis très fier, c’est de ralentir la cadence. De travailler mieux, de travailler plus intelligemment, en consommant moins, en jetant moins. Le plus pressant c’est de nous acquitter de l’essentiel et de penser à l’essentiel.

Ma plus grande fierté professionnelle, c’est de réussir à concilier le travail (que j’aime) et ma vie familiale (la chose que j’aime le plus). Je suis là au réveil des enfants, quand ils prennent l’autobus. Je les attends après l’école, je suis témoin de leur apprentissage, je constate avec émerveillement, les progrès de lecture de ma cadette, comme j’ai pu le faire de mon aînée. La plus belle chose qui soit, de voir, de m’émerveiller de la croissance de mes enfants.

Non Simon Jolin-Barrette – Député de Borduas je ne veux rien savoir de travailler plus, de manquer les cours de gymnastique de mes filles pour « avoir la fierté de travailler 60h par semaine », les sociétés du futur, résolument tournées vers ce qui est le mieux pour notre descendance, ralentissent la cadence, investissent dans le savoir, dans l’intelligence, prévoient le changement de nos structures économiques et de l’organisation du travail, ouvrent grande la porte à la fin de l’organisation conventionnelle du travail et délocalisent leurs employés pour leur permettre de travailler de la maison quand c’est possible et misent sur l’organisation du travail comme UNE DES COMPOSANTES de la vie professionnelle, mais pas la plus importante, les organisations du futur placent la conciliation du travail avec la vie familiale comme l’élément le plus important, justement, pour que nous puissions passer moins de temps à « travailler » et plus de temps à nous épanouir, notamment, en redéfinissant le rôle du père, que l’on veut moins « pourvoyeur » et plus actant de la vie familiale, à plein temps.

Cette idéologie est tellement dépassée. mais elle s’inscrit parfaitement dans le cadre du programme d’un parti qui cherche, justement, à démanteler les CPE… On est là dedans. Que c’est pitoyable…

Scridb filter

La CAQ choisit le camp de la droite fiscale radicale…

Publié le 10 janvier 2018

 

Faudra cesser de dire « Coalition avenir Québec ». Car ce parti n’a plus rien d’une coalition; loin s’en faut. Si, lors du lancement de son parti politique, François Legault aimait s’enorgueillir que son « mouvement » dépassait le vieux clivage fédéraliste/indépendantiste – dans le sens de vieilles affaires qui ne sont pas les vraies affaires –, au moins dorénavant il n’y a plus de doute possible.

La CAQ est un parti de droite très, très fédéraliste. Et très, très à droite.

Tout au long de l’année, chaque parti ponctuera les semaines de différentes annonces à saveur électorale. Un des travers de l’élection à date fixe; la campagne est déjà bien lancée. Et aujourd’hui, Denis Lessard de La Presse révélait que la CAQ avait trouvé son « candidat économique », sa grosse pointure en la matière, sa caution électorale économique en quelque sorte.

Il s’agit d’un des porte-étendards de la droite fiscale la plus radicale au Québec, un fier représentant du think tank de droite qu’est l’Institut économique de Montréal, le chroniqueur Youri Chassin.

En réaction à la nouvelle, l’ex-ministre péquiste Camil Bouchard, l’un des instigateurs du réseau des CPE, y allait du commentaire suivant :

Capture d’écran 2018-03-19 à 14.10.45

En effet, on est ici dans ce que la droite produit de plus radical. On imagine sans difficulté Youri Chassin avec le parti conservateur du Québec d’Adrien Pouliot. La caution économique de la CAQ est un chantre de la privatisation des services publics et de la réduction de la taille de l’état.

Genre, l’état peau de chagrin.

Ce sera intéressant de voir comment François Legault répondra des prises de position passées de son candidat vedette-économique. Sur la privatisation en santé, sur la privatisation de la SAQ, la privatisation d’Hydro-Québec, la privatisation des prisons (bref, tout ce qui peut être privatisé et selon Chassin, la liste est très longue, voire même Postes Canada au fédéral) la fin de la gestion de l’offre en agriculture, ce à quoi on ajoutera les positions déjà affichées par la CAQ qui souhaite l’abolition des commissions scolaires, la fin des CPE, etc.

Si l’on taxe souvent Québec solidaire d’être l’incarnation de l’extrême-gauche – faut lire le programme pour s’en convaincre -, on pourra dorénavant dire de la CAQ qu’elle se situe aussi, par une telle candidature économique, dans la radicalité économique fiscale.

Car Youri Chassin a beaucoup publié. Voilà une candidature de très haut risque, un personnage polarisant, dont les prises de position radicales en matière de services publics, de fiscalité et d’économie seront étalées au grand jour par les adversaires politiques de la CAQ.

Et oublier tout nationalisme économique avec cet ancien collaborateur du conseil du patronat. C’est pas du tout le bon registre. Si Stéphane Gobeil a encore quelconque rôle à jouer à la CAQ, cela fera des discussions intéressantes entre lui, l’auteur du bouquin « Un gouvernement de trop », ce gouvernement étant l’état fédéral selon l’auteur, et Youri Chassin, dont les publications s’opposent radicalement à ce principe.

Voilà une candidature qui sera applaudie à tout rompre dans les radios parlées de Québec. Les Duhaime et Fillion de ce monde jubileront. Mais qu’en sera-t-il de la population en général?

Scridb filter

Steve Fortin – rédaction-web, journaliste pigiste, blogueur HuffPost Québec, chroniqueur à la radio, gribouilleur et fouineur des internet, a été publié à l’occasion, enseigne comme chargé de cours dans le domaine de la littérature et des communications.

 

T’as envie de suivre les publications d’Aprilus?

facebook_logo_aprilus

★ Suivez le lien pour faire un DON à un artiste libre.

L’aut’ gauche

Aprilus met la table

La gauche, c’est pas les marioles multiculturalistes de chez QS. Malgré la surexposition médiatique de cette poignée de schtroumphs à lunettes, la gauche ne saurait se résumer pas à ça. C’est vrai qu’il y a matière à être confus avec ces merdias qui nous dégainent des «à gauche on dit ceci, à gauche on pense cela». Eh ben voilà, on est nombreux à qui cet état de fait fout la haine. Ras-le-cul, de ce nouveau cru de curés snowflakes qui, non contents d’avoir signé le retour du religieux via leurs obsessions ethnico-individualistes, veulent imposer leur petit ordre moral, à savoir la bombe à retardement communautariste. Ces escrocs, ces usurpateurs, écrasent et étouffent tout engagement politique citoyen. Benêts, ils font le jeu des puissants, des obscurantistes et des racistes (un terme qu’ils s’efforcent de vider de sa substance). Qu’on ne se laisse pas berner par leur petite «com» à la con: leurs pseudo-exercices de démocratie participative – comme FQSP – ne sont que tremplins pour vieux politicards déguisés en djeunes. L’aut’ gauche, la vraie, ce sont ces dizaines de milliers de citoyens engagés, progressistes et démocrates, ironiquement accusés de tous les maux par ces quelques mièvres moralisateurs morveux, pour l’essentiel urbains et coupés du pays. La gauche, on l’a vu se dresser contre les ambitions des pétrolières et de leurs valets, militer pour le maintien des acquis de notre sécularisation collective, s’employer à freiner l’érosion du français d’Amérique, s’indigner contre nos asservissements collectifs, qu’ils soient économiques, politiques ou religieux. C’est cette gauche que célèbrent ROMÉO BOUCHARD et LOUIS FAVREAU dans le texte qui suit. Matière pour un manifeste.

 

L’aut’ Gauche – par Roméo Bouchard & Louis Favreau

 

Relancer l’engagement politique citoyen

 

Le Québec traverse une période d’incertitude politique. « L’électorat est volatil » disent les sondeurs. En réalité, il est déçu, confus, déstabilisé. Les partis politiques eux-mêmes changent leurs programmes au gré des sondages et des scandales politiques. Aucun projet politique ne parvient à susciter la confiance et l’enthousiasme. Avec l’avènement d’une économie et d’une culture sans frontières, les convictions qui nous ont longtemps guidées sont brusquement remises en question : le nationalisme, le rôle social de l’État, la laïcité, le féminisme, l’immigration.
Même les militants syndicaux, communautaires ou écologiques sont désorientés. La délocalisation de l’économie et le démantèlement de l’État les forcent souvent à jouer aux pompiers et à se replier sur des cibles locales. Les courants extrémistes, à gauche comme à droite, créent un climat peu favorable à la liberté d’expression et au débat politique. Le fossé se creuse entre un Montréal cosmopolite qui a le vent dans les voiles et un Québec des régions méconnu qui ne cesse de se dépeupler et de s’appauvrir, entre la génération des baby-boomers qui a vécu la Révolution tranquille et la génération des milléniaux branchés sur le monde.
Ce désengagement politique généralisé est dangereux pour l’avenir du Québec. Il est urgent que ceux et celles qu’on pourrait appeler la « gauche citoyenne et démocratique » reprennent conscience de leur rôle et de leur force politique. Il faut relancer l’engagement politique citoyen.

 

Être un citoyen progressiste,

 

c’est vouloir changer la société dans laquelle nous vivons :

une société organisée et contrôlée par les riches et pour l’enrichissement des riches,

où la démocratie n’est plus qu’un mot,

où la richesse est mal partagée,

où notre environnement est compromis,

où le peuple québécois est méconnu,

où tout ce qu’on nous propose c’est de consommer et de nous amuser à crédit ;

c’est travailler à l’avènement d’un Québec démocratique, égalitaire, solidaire, écologique, souverain, libre et heureux.

 

Cependant, deux visions du changement politique se côtoient et s’affrontent présentement au Québec.

 

Qui sont ces citoyens démocrates et progressistes ?

C’est d’abord et avant tout le mouvement de fond de ces citoyens engagés dans le changement social qu’on retrouve partout au Québec, dans

les syndicats,

les groupes communautaires et coopératifs,

les entreprises d’économie sociale,

les comités de citoyens et de développement,

les groupes écologiques engagés dans de multiples combats,

les groupes qui travaillent pour l’égalité des femmes, des personnes LGBT et pour la reconnaissance des peuples autochtones,

ceux qui accueillent les réfugiés, qui développent des solidarités avec des mouvements communautaires dans les pays du Sud, qui parlent aux sans-abri, qui s’occupent des enfants handicapés et des personnes âgées, qui hébergent les femmes victimes de violence,

et tous ces Québécois déçus de la politique qui se sentent impuissants devant le triomphe d’une minorité de riches.

Ce grand réseau citoyen et démocratique, enraciné dans l’action collective et proche du peuple, on l’entend peu, il a peu de moyens, les médias en parlent peu, il se mêle peu de politique partisane, il est sous-estimé et même orphelin politiquement, il n’a pas de voix politique.

Pourtant, il s’inscrit naturellement dans le projet collectif du Québec.

Il tient à la solidarité sociale et il dénonce la déconstruction de l’État social et des régions par les politiques d’austérité et de centralisation néo-libérales.

Il tient à l’émancipation du Québec, à son identité et à son avenir comme peuple, à son territoire, à la langue et à la culture française qui nous caractérisent, à la laïcité, à l’émancipation des femmes et à l’intégration des immigrants.

Il conçoit le Québec comme une nation, une société de citoyens égaux et non comme une société d’identités particulières à la façon du Canada des Trudeaux, Il est solidaire des autres peuples du monde qui luttent contre leur oppression.

 

Une certaine gauche multiculturelle

 

Entre temps, une certaine vision de gauche a pris beaucoup de place ces dernières années dans le débat public. On l’entend un peu partout, à Montréal surtout, chez les jeunes intellectuels, dans les médias, dans les manifestations, à Québec solidaire, dans les organismes de défense des droits de la personne, chez certains groupes d’étudiants universitaires, à la Fédération des femmes du Québec…

Elle est multiculturelle et préoccupée par les minorités ethniques, culturelles, linguistiques, religieuses et sexuelles, au mépris parfois des majorités; elle ne jure que par la charte canadienne des droits de la personne, au point parfois d’ignorer les droits collectifs, et même, de juger discriminatoires des dispositions de la loi 101, ou d’éventuelles lois sur la la laïcité qui limiteraient le port des signes religieux et du voile islamique, ou même la liberté d’expression lorsqu’elle est jugée offensante pour les minorités culturelles ou religieuses; elle défend même le voile intégral, et, du même coup, l’intégrisme islamique.

Se voulant inclusive, elle pourchasse le racisme systémique, l’islamophobie, la xénophobie, le suprématisme mâle blanc, la catho-laïcité qu’elle voit partout et qu’elle associe trop facilement et de manière démagogique à toute conviction nationaliste ou identitaire.

On peut dire aussi qu’elle est post-nationale, car elle est contre le nationalisme facilement qualifié d’ethnique, identitaire, revanchard, passéiste, régressif : pour elle, l’idée de nation, de peuple, de société distincte, de société laïque, de communauté de destin est suspecte, dangereuse même et doit être dénoncée, voire condamnée. Elle est pour l’indépendance à condition qu’elle soit multiculturelle, inclusive, non-identitaire et socialiste. Surtout, elle n’arrive pas à inclure son projet politique dans le projet collectif et l’identité historique des Québécois : pour elle, le PQ nous a tout simplement trahi, nous maintient dans un nationalisme ethnique et néolibéral de survivance et doit être éliminé de la scène politique.

Le discours de cette gauche multiculturelle tente d’imposer une nouvelle rectitude politique et crée un immense malaise parmi les forces progressistes. L’intransigeance et le dogmatisme moral de plusieurs inclusifs blesse beaucoup de Québécois et de Québécoises attachés à leur peuple, en plus de détourner l’attention de problèmes importants pour l’ensemble de la population. En réalité, cette gauche divise et exclut plus qu’elle ne rassemble et inclut.

 

Prendre la parole !

 

Cette « gauche multiculturelle, inclusive et post-nationale » est loin d’être la seule ni la plus représentative, ni la plus nombreuse. Nous l’avons vu, il existe une autre gauche, une gauche sociale, citoyenne et démocratique, composée de milliers de citoyens progressistes, allumés, engagés dans leur milieu partout au Québec.

Il est temps que cette « gauche citoyenne et démocratique populaire » sorte de l’ombre, qu’elle prenne la parole et trouve sa place sur la scène politique.

Gabriel Nadeau-Dubois postait récemment à ses abonnés le message suivant : « Il est urgent de reprendre l’idée d’indépendance des mains de ceux qui veulent faire la chasse au voile ». On pourrait dire plus justement qu’il est urgent de reprendre le projet d’émancipation politique du Québec des mains de ceux qui ne partagent plus ce qui nous définit comme peuple distinct et qui ne jurent que par la charte canadienne des droits de la personne.

 

Un projet profondément québécois et rassembleur

 

Le projet politique dont cette gauche citoyenne est porteuse est profondément québécois et rassembleur.

Les Québécois forment un peuple et une nation : ils sont le cœur du peuple français d’Amérique!

Nous avons appris l’égalité, la solidarité, la tolérance, l’indépendance et le respect de la nature tout au long de notre histoire, aussi bien avec le rêve de Champlain d’un Nouveau monde et les premiers coureurs des bois associés aux Indiens qui nous ont permis d’explorer ce continent et d’y vivre en toute liberté, qu’avec les paysans autosuffisants réfugiés dans les campagnes que nous fumes pendant deux siècle, les patriotes de Papineau qui nous ont fait rêver de République, les ouvriers des villes qui ont appris à s’entraider et à se défendre face aux patrons étrangers, les artisans de la Révolution tranquille qui ont posé les bases de notre émancipation culturelle, politique et économique, et aujourd’hui, ceux qui nous permettre d’entrer de plein pied dans l’ère de la mondialisation.

Nous avons créé une société distincte en Amérique, par sa langue et sa culture, par ses politiques et ses institutions sociales et économiques, par sa métropole internationale, sa capitale réputée, ses régions toutes plus originales les unes que les autres, par un rayonnement culturel exceptionnel, par l’intégration de milliers d’immigrants au fil des années, par la solidarité que nous avons créé avec les autres peuples du monde.

Si nous ne sommes pas encore un État souverain et démocratique, c’est bien parce qu’on nous a divisés, intimidés, hypnotisés avec le mirage de la mondialisation et de la nation canadienne, multiculturelle et post-nationale

Cette histoire commune est précieuse et nous sommes encore capables d’évoluer sans renier ce que nous sommes. Il n’est pas trop tard pour rassembler les Québécois autour d’un projet original de démocratie citoyenne, communautaire, libre et écologique, et pour forcer nos représentants à nous écouter.

 

Les choix politiques

 

Mais attention! Cette « gauche citoyenne populaire » n’est acquise à aucun parti politique.

Elle ne se reconnaît nullement dans le Parti libéral, inféodé au Canada multiculturel et au grand capital des multinationales et de ses lobbies, infesté par la corruption et discrédité par ses mensonges, ni dans la CAQ qui n’a d’yeux et d’oreilles que pour un développement économique et social du Québec d’abord et avant tout par l’entreprise privée, sans égard pour nos acquis sociaux ni pour ses impact sur l’environnement et le climat, et qui n’hésite pas à jouer malhonnêtement sur les peurs de la population

Elle n’est pas non plus à l’aise avec un PQ trop ambivalent et trop peu souvent à la hauteur des enjeux sur l’indépendance, sur la laïcité, sur le français, sur la démocratie, sur la question écologique, malgré la présence en son sein d’une gauche nationaliste et un programme renouvelé nettement progressiste sur le plan social, économique et environnemental, ni avec un QS trop multiculturel, trop électoraliste, trop socialiste passéiste et trop peu enraciné dans notre histoire et notre territoire.

 

Une plate-forme politique commune

 

La plate-forme politique que nous proposons au mouvement citoyen et démocratique s’articule autour de quatre axes de changement inséparables l’un de l’autre : la réforme démocratique, le partage de la richesse, la transition écologique, la souveraineté politique.

Premièrement, une réforme démocratique en profondeur, qui restaure la souveraineté du peuple et l’autonomie des communautés locales et régionales, de façon à permettre à tous sans distinction de participer et de décider en permanence à tous les niveaux de la vie collective.

La citoyenneté québécoise doit être le lien commun qui nous définit et nous unit, anciens comme nouveaux venus, et les principes de la laïcité, du caractère français et de l’égalité hommes-femmes doivent pouvoir nous protéger des particularismes religieux et culturels et assurer une intégration de tous. L’objectif doit être une société de citoyens québécois solidaires et non une société d’identités particulières.

Pour y parvenir, il faudra aller plus loin que des réformes du système électoral et parlementaire à la pièce : à terme, la redéfinition des règles de notre démocratie devrait se faire dans la rédaction d’une constitution du Québec par le peuple, à l’intérieur d’un grand chantier démocratique coordonné par une Assemblée constituante citoyenne libre de toute allégeance politique et libre de ses délibérations.

Deuxièmement, une meilleure répartition de la richesse, grâce à une démocratisation de l’économie et à un filet social élargi, afin de tenir compte des réalités nouvelles du monde du travail et des inégalités révoltantes engendrées par l’économie mondiale actuelle. À titre d’exemples, il faut penser à

un revenu minimum garanti,

un revenu maximum admissible,

la mise au pas des banques,

la fin de l’évasion fiscale,

la lutte contre la corruption,

le respect de la souveraineté des États et des économies locales dans le libre-échange,

la participation des travailleurs à l’entreprise,

un meilleur accès aux services essentiels,

un meilleur encadrement de la consommation et du crédit.

Troisièmement, la transition écologique de notre économie pour préserver la qualité et la pérennité de notre milieu de vie. Des mesures concrètes doivent être prises pour assurer une transition accélérée dans notre consommation d’énergie (particulièrement le pétrole), la rationalisation des transports, la gestion de nos ressources naturelles et de nos écosystèmes, la production agricole. Il faut viser une relocalisation de notre économie, une économie circulaire, une économie de proximité et de partage, en un mot, une croissance ajustée à nos besoins réels et aux capacités de notre planète.

Quatrièmement, la souveraineté politique pour permettre au peuple québécois d’exprimer son identité propre,

de redéfinir ses institutions démocratiques, sociales, culturelles et économiques dans une constitution bien à lui,

d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, de son fleuve, de ses ressources, de son immigration et de ses politiques, de compléter avec les Premières nations présentes sur le territoire la négociation d’un statut de nations autonomes et des ententes de cohabitation et de partage des usages du territoire sur le modèle de la Paix des Braves,

enfin, d’exprimer nos choix de solidarité avec d’autres peuples du monde d’une manière pleine et entière.

« Le Québec sera souverain ou ne sera pas »(Maxime Blanchard)

 

Passer à l’action

 

À nous tous, citoyens progressistes et démocratiques, de nous approprier ce projet politique commun; d’en faire la promotion auprès de nos concitoyens et auprès de nos réseaux, organisations et concitoyens de même qu’auprès de ceux qui nous dirigent ou aspirent à nous diriger; de fédérer nos forces afin de relancer notre engagement politique citoyen sur ces nouvelles bases, et ainsi, contribuer à réactiver le projet de souveraineté, renouveler notre démocratie, mieux répartir la richesse et assurer notre transition écologique.

 

Roméo Bouchard, romeobouchard@hotmail.ca (Kamouraska)
Co-fondateur de l’Union paysanne et de la Coalition pour la Constituante, auteur de plusieurs ouvrages sur l’agriculture paysanne, le développement et l’autonomie des régions, les enjeux écologiques et la démocratie.

Louis Favreau, louis.favreau@uqo.ca (Saint-Mathieu de Beloeil)
Sociologue et directeur de la Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC-UQO), organisateur communautaire et auteur de plusieurs ouvrages sur le développement communautaire, la transition écologique et la coopération internationale.

Note : Une cinquantaine de personnes actives dans les réseaux citoyens partout au Québec ont été consultés lors de la rédaction de ce texte.

 

T’as envie de jaser avec les auteurs du texte? Suis le lien et va sur le groupe Facebook de l’Aut’ gauche.

T’as envie de suivre les publications d’Aprilus?

facebook_logo_aprilus

L’Université Born Again

Publié le 24 avril 2017 dans le Journal du Québécois.

Vous avez vu en fin de semaine cet article du Devoir intitulé «La religion investit l’université»? Grosso modo, on y apprend que l’université Laval formera bientôt des missionnaires évangélistes.

Moi qui suis biologiste, s’il est une chose qui me pompe particulièrement chez les baptistes évangélistes et autres born again christians, c’est leur zèle créationniste. Éminent généticien, biologiste et théoricien de l’évolution, Theodosius Dobzhansky affirmait que « rien en biologie n’a un sens excepté dans le contexte de l’évolution ». Allez rapporter un tel propos à un baptiste bien lobotomisé et sa réaction vous permettra de mesurer l’étendu de l’obscurantisme moyenâgeux qui s’incrustera sous peu dans ce lieu de savoir que devrait être l’Université. Causez avortement, contraception, droit des femmes ou de minorités sexuelles et vous serez éblouis par les sottises qu’il vous servira ainsi que par sa dévotion aux fariboles les plus grotesques. Prenez ensuite la mesure de tout le fric que sous-tend le mouvement protestant évangélique, cette énième sous-espèce chrétienne, et vous comprendrez pourquoi cette manne a su parler au doyen de l’Université Laval. Dans l’affaire qui nous intéresse, un modeste 420 000$.

Pour prendre acte du degré de fanatisme des adeptes de cette fiction millénaire, offrez-vous la bande-annonce du film Jesus Camp (voir en bas de page – le film entier est en ligne). Si vous croyiez la barbarie chrétienne définitivement révolue malgré le passage de Bush junior le croisé, jetez aussi un œil au documentaire Dispatches Saving Africa’s Witch Children (en bas de page). Pas très joli. On se demande où est passé le Jésus babacool post-boomers. Puis, pour vous détendre, offrez-vous une petite virée au Big Valley Création Science Muséum en Alberta, vous y rencontrerez peut-être quelques-uns des Jesus freaks élus d’Ottawa. Certains attesteront, sans complexe, de la dimension politique de leur foi. Moins tiède sur les questions d’intrusions religieuses lorsqu’elles n’émanent pas de musulmans, l’émission Enquête a témoigné, sous le règne d’Harper, de cette vilaine manie évangéliste. Le reportage intitulé À la droite de Harper peut toujours être visionné sur Youtube (en bas toujours). Convaincus de l’imminence de l’Apocalypse et que le Canada y jouera un rôle prescrit par les Écritures, ces illuminés s’affairent d’avantage à sauver des âmes pour la moisson finale qu’à lutter contre les changements climatiques. Au pouvoir, les Conservateurs ont ainsi multiplié les tentatives devant remettre au goût du jour la question de l’avortement, œuvré à moraliser les événements et productions artistiques subventionnés et assumé un virage pro-Israélien. L’arrivée du poster boy Trudeau s’inscrit également dans la tradition du clientélisme électoral guidé par les bondieuseries. Fiston Trudeau, on le sait, ne rechigne jamais à montrer sa bouille dans les pires nids à intolérance.

On peut s’attendre à ce que d’autres sectes à succès prennent le pas à l’Université Laval. Quand viendra le tour de l’islam, ses gourous pourront bien sûr compter sur Québec Solidaire et le Parti Libéral pour faire taire toute contestation en aboyant copieusement des «racistes». Incarnée au Québec par QS, la tradition de la gauche régressive initiée par Foucault, improbable groupie de l’Ayatollah iranien Khomeyni, mariée au multiculturalisme fanatique de Couillard, piétine le réel, les leçons de l’histoire et les derniers confettis francophones d’Amérique.

Alors que j’aurais volontiers illustré le funeste destin que réserve le Parti Libéral au dernier troupeau de caribou de Val d’Or, je me retrouve à vous réchauffer ma camelote de sale laïcard intégriste, identitaire et raciste. Deux autres dessins donc, qui auraient dû se retrouver dans le dernier livre de Djemila Benhabib. Les frères Kouachi en ont décidé autrement en abattant Charb qui devait en signer la préface. Dès lors, moquer les idéologies religieuses et défendre la liberté d’expression est devenu un sujet tabou donnant de l’urticaire aux éditeurs. Je me suis bien vite retrouvé seul comme un taenia au fond d’un duodénum. Pourquoi s’embarrasser d’un type qui n’a jamais fait TLMEP et qui persiste à dessiner des matières fécales, des bites et des vulves? Rassurez-vous, dans la marginalité, la santé va bien. Sans doute mieux qu’autrement. Job alimentaire oblige, j’y dessine moins de caribous persécutés que je ne le souhaiterais, mais en bon garçon, j’y pratique le recyclage de mes vieux coups de sang mécréants. Et comme l’histoire ne veut pas passer à autre chose, et ben voilà… Jusqu’à épuisement des stocks.



facebook_logo_aprilus

★ Suivez le lien pour faire un DON à un artiste libre.

Deux rockstars, un gourou et des mots

multiculturalisme aprilus

Quel plaisir!

Quel bonheur que de se foutre de la gueule du Grand Schtroumph papal costumé! Et aucun risque de me faire trouer la peau par un commando d’intégristes en soutanes! Et la gauche communautariste? Me traitera-t-elle de christianophobe raciste? Mheuuuu non! Mais attention!!! Pas touche aux papillotés et aux barbus! «Eux» c’est pas pareil! «Eux» c’est les zautres. «NOUS», c’est les cathos.

Reliquat catho au service du multiculturalisme

C’est ce qu’affirmait il y a deux semaines, le plus sérieusement du monde, une fade formatrice d’enseignants en «éthique et culture religieuse» (en un lieu dit «rural» dont je tairai le nom, précarité exige). Devant l’expression de mon indignation, des collègues se sont empressés de souligner que dans leur classe, tous les lardons étaient baptisés. Superbe! Les bœufs sont lents, comme disait Falardeau… Ceci étant dit, n’allez pas croire que dans l’arrière pays, ces matantes sont la normes. Nombreux sont les enseignants qui sont agacés par le contenu de ce cours associant l’éthique à de notoires placébos dont l’histoire a été outrageusement aseptisée. Entendons nous, ce cours n’est rien d’autre qu’un reliquat de catéchisme pimenté de bondieuseries «exotiques», l’un des nombreux moyens mis en œuvre pour communautariser le Québec et faire croire au bon peuple que la quête de sens n’est possible qu’en adhérant à une secte homologuée.

À mes zamis zincluzifs – d’un artisse superbement anonyme

mere theresa coul DjIl y a deux semaines, Roméo Bouchard écrivait un texte pertinent sur un ton fort respectueux intitulé «À mes amis de la gauche». Une critique adressée à l’une des expression politicienne de la gauche québécoise, Québec Solidaire. Eh ben, le monsieur, il s’en est pris plein la gueule! La candidate déchue de QS à Rimouski, par ailleurs fort sympathique, n’a pas apprécié que l’on s’en prenne à sa secte. Elle y est donc allée d’un pitonnage compulsif, espèce de fourre-tout, complètement à côté du propos, un genre de discours électoral truffé de copier-collers (références à l’appui) et de pleurnichements quant au traitement médiatique injuste qui serait réservé à son parti. Le tout couronné d’un titre inapproprié qui se voulait ironique : «à mes amis cyniques».

Ce ne sont pas les propos de Roméo qui m’intéressent ici, mais l’attitude de cette gauche politicienne, somme toute classique. Ce sont ses sympathisants, et non pas les parvenus de la CAQ et les «jeunes-vieux du PLQ qui m’agressent pour mes propos de «laïcard intégriste». Et ça, ça m’énerve, moi l’indépendantisse, environnementalisse au tréfonds de la moelle, moi, l’escogriffe aux deux pieds solidement plantés à gauche.

trinité aprilusCeux qui me connaissent savent que j’ai été happé par cette lutte contre les intrusions religieuses pour des raisons bien personnelles. Je crois que les accommodements raisonnables sapent l’intégration des immigrants et souillent le principe de laïcité; deux idées bénéficiant d’un fort soutien populaire. QS et le PLQ baratinent qu’il s’agit là d’une manifestation d’intolérance, semant à tout vent des accusations d’islamophobie. Curieux… Traditionnellement, à gauche, on analyse les évènements de manière sociale. Aujourd’hui, les moutons mélaniques bleachés de QS procèdent d’une lecture ethnique, pour la plus grande satisfaction des extrémistes.

 

Donc. Amis granoles solidaires qui êtes concernés, votre ardeur à me faire chier quand je cause de laïcité m’exaspère; tout comme les adjectifs creux que vous accolez à la laïcité. Votre zèle à nous spliter et à nous condamner au PLQ à perpétuité me met en pétard.

Et il y a aussi cet ORANGE, cette ostie de couleur que vous partagez ouvertement avec le NPD (parti fédéraliste et centralisateurs incapable d’assumer le mot socialisme). Sachez que c’est aussi le nom du l’agent défoliant de Monsanto. Celui qui fut balancé par les Ricains sur la gueule des Viets. Eh ben, visiblement, avec votre sacro-sainte ligne de parti, cette partisanerie fratricide, vous avez en commun cette fâcheuse tendance politicienne à tout cramer autour de vous.

Et là, malgré le pathétique de mon anonymat fermier, avec une autosatisfaction aussi assumée que la turgescence d’une bite gorgée d’amour; en une bienheureuse giclée de laitance rurale, je proclame haut et fort à tous ces «zislamo-zincluzifs misérabilistes» que je ne me soucie pas exclusivement de laïcité et d’indépendance! JE SUIS UN GENTIL! La preuve :

granolesI do care a lot about…

Les mesures d’austérité, la concentration des médias, les effets génétiques des rayonnements ionisants, la financiarisation du vivant, la giardiose, le nucléaire, les multinationales véreuses, la destruction des milieux humides, les pesticides, les OMG, les protées anguillards, la malbouffe, l’exode rural, les nanotoxiques, l’arraisonnement de la finance, de la répartition des richesses et du mode de production, l’exil fiscal, l’obscène enrichissement des oligarques, les abeilles, les intrusions du privé dans le système de santé, le pillage des ressources, l’éducation, la santé, le viol des femmes autochtones, la militarisation, les politiques belliqueuses des Conservateurs, les radios poubelles, l’agriculture biologique, les intrusions publicitaires, l’hyper-sexualisation, la masturbation intellectuelle élitiste, l’homophobie, le contrôle des armes à feu, la constituante, la gratuité de l’éducation, la face de pet d’Éric Duhaime, la répartition de la richesse, les gaz à effet de serre, le sexisme, l’exploitation du pétrole et des saletés fossiles, l’insignifiance culturelle institutionnalisée et médiatisée, les peuples indigènes, les impérialismes, les hémorroïdes, la corruption et la collusion, la croissance illimitée, la gueule d’ange du fils de l’autre, l’électrification des transports, la légalisation de la marijuana, l’encéphalite spongiforme bovine, les banlieues parisiennes, l‘éducation, la protection des écosystèmes, le commerce équitable, le revenu minimum garanti, la surconsommation, la concentration et la délocalisation des activités de production et de transformation entre les mains de multinationales apatrides, les maquiladoras, les rénovations du bureau de Jean D’amours le twit qui veut toujours être sur la photo, la marchandisation du vivant, les semences ancestrales et rustiques, la désintégration des territoires et des collectivités qui les habitent, les morpions, la liberté d’expression, les marées noires, les régimes de concession des ressources pour quelques emplois, les mines anti-personnelles, la tauromachie, le suif du gros Barette, l’exil des profits provenant de l’exploitation des ressources territoriales et leur fuite vers l’étranger au lieu de servir au développement des populations, le chikungunya, le néocolonialisme, les travailleurs clandestins, les polluants organiques persistants, la démocratie territoriale, le chômage, la réappropriation des ressources naturelles, l’anémie artistique médiatique, l’eau, l’énergie marémotrice,la trichinellose, l’aménagement du territoire, TAFTA, la torture, le terroir et le patrimoine, le pillage, le gaspillage, la maladie de Lyme, le machisme, la restauration de la souveraineté des collectivités territoriales, les ongles incarnés, l’obscurantisme idéologique traduit en politiques conservatrices, l’intégration des immigrés, le racisme, la mysoginie, la vente d’armes, les coups d’État financiers, les zapatistes, les grandes compagnies, les pluies acides, pharmaceutiques, ebola, l’intégration des élèves en difficultés d’adaptation et d’apprentissage, le réchauffement climatique, la liberté des Palestiniens, Idle no more, la fracturation hydraulique, la dette grecque, le fichage des internautes (ACTA), la destruction des forets vierges et des récifs coralliens, les Pussy Riots, la malaria, la désertification, le réchauffement climatique, le viol, la sécurité alimentaire, le trafic sexuel, les éléphants, Anticosti, les mutilations génitales, les ambitions de Transcanada, la fièvre aphteuse, les élevages industriels, etc.

Oh, its a dirty job but someones gotta do it! Oh, its a dirty DRAWING but someones gotta DRAW it now!

facebook_logo_aprilus

Devinette électorale – 2014

2aprilusdevinette
(CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR ÉLARGIR)

Mon vote à moé : PQ.

DAMOURS
Les politicards ne cherchent pas à convaincre les intellectuels. Pédagogie, débats éclairés, rationnels et obtention de grands consensus, bien peu pour eux. Ils savent que l’élection va se jouer dans des Tim Hortons. Suffit de passer une p’tite heure dans la salle d’attente aux urgences de Trois-Pistoles et d’ouvrir les oreilles pour le mesurer. «Ouh! Qu’il est méprisant envers les petites gens!» diront certains mange-mardes. Eh ben, mangez-en d’la marde! Sortez de vos meute recluses et offrez-vous une immersion dans le grand troupeau dérouté. Des décennies d’infantilisation et de matraquages mental perché sul’ l’dos des States, ça laisse pas indemne. Jean-D’amours, candidat Libéral dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Kamouraska, en bon colonisé, capitalise là-dessus, il serre la pince dans les mouroirs à vieux et les centre d’achat miteux. Il évite les granoles habillées en terre cuite, les artisses aigris, punks et autres racailles militantes, insatiables et râleuses. Il additionne et fait le compte.

Mon calcul à moi, personnage incontournable et hautement influent, c’est que nos problèmes finissent toujours par se buter au palier fédéral. C’est un inévitable tropisme. J’veux l’indépendance,  le droit élémentaire à l’autodétermination et à la liberté (de même que je reconnaîtrai ce droit aux indiens et aux inuits le moment venu). On n’est pas mieux ni pire que les autres peuples d’hominidés, faut arrêter d’être complexés simonak! Québec Solitaire, depuis son origine, flageole comme une vieille schnolle molle sur la crisse de question nationale. Comme si c’était pas assez, le parti s’est montré hostile à toute idée de coalition indépendantiste. Même avec Option Nationale! Méchants progressistes! Et voilà que PKP, le nouveau capitaine Québec, ravive le truc. Un séisme comme y disent dans les feuilles de chou (bien souvent les siennes). Tant mieux!!! Je sais que c’est exaspérant, mais faut arrêter de croire que l’indépendance peut se faire sans la droite. Bien sûr que je trouve insupportable de voir «la Marois», comme on l’appelle dans les soirées shefferball de vos campagnes, entourée de ses stratèges, tergiverser pour ne pas trop en parler de l’indépendance. Bien sûr, elle calcule aussi «la Marois». Évidemment, ils nous ont déjà fait le coup d’la carotte de l’indépendance. Mais faut croire que je ne suis pas encore complètement cynique sur cette question. Le chemin le plus court pour l’indépendance, ça reste le PQ. On ne se désarme pas pour autant! Qui a parlé de faire un chèque en blanc?

Le PQ reste une coalition et malgré certains éléments qui me feront voter en me pinçant le nez, il comprend aussi plusieurs candidats qui ont du panache. D’ailleurs si le vote indépendantiste et progressiste de 2012 n’avait pas été splité en trois, on aurait eu droit à un gouvernement majoritaire bien ancré à gauche (certainement pas une gauche bien «radicale», mais comme on n’en a jamais vu ici). En contexte minoritaire, le glissement à droite était prévisible. Déjà, l’électrification des transports ça m’fait briller les yeux. C’est déjà ça de gagné. Pour l’exploration pétrolière, le pipeline et le reste, on les attendra de pied ferme. La gauche, comme disait Falardeau n’a pas besoin d’être à l’Assemblée Nationale, y’a d’autres moyens pour faire peur aux politicards véreux, puisque le rôle de la gauche, c’est justement ça! Une job dont QS ne s’acquitte pas. Bien mignons les Solidaires, mais complètement inoffensifs, voire utiles. Du pain béni pour les fédéralistes, Power Corporation et les néolibéraux.

Autre chose sur QS. Avec une argumentation aussi creuse que la tête à Trudeau, sur fond de relations plus que douteuses, Mère Thérésa-David et Mahatma Kadhir sont tombés QSdans le panneau du multiculturalisme anglo-saxon. Et honnêtement, à choisir entre Djemila Benhabib (ou Louise Mailloux) du PQ et Dalida Awada, militante QS, cette dinde voilée et maquillée à la truelle qui nous chante la primauté de l’individu sur le collectif en chœur avec Salam Elmenyawi et Adil Charkaoui, deux trou-de-culs obscurantistes, misogynes et prosélytes, je n’hésite pas une seconde. Accoler des adjectifs à la laïcité, en ce qui me concerne, c’est hautement répulsif, je dirais même que c’est la trahison d’une lutte historique de la gauche. Et pour ce qui est d’Option Nationale, z’ont même pas été foutu de prendre position sur l’enjeu, alors pfioouuu, disqualifié! Désolé Patrick Bourgeois.

Alors Benoit Renaud, candidat QS, est-ce avec ces élections que tu comptes asseoir ton cul sur la mape? À moins que tu ne croies sincèrement en tes chances de triompher dans un bastion de papis conservateurs, cette foutue circonscription de Rivière-du-Loup-Kamouraska?

Du côté de Rimouski, là je suis franchement triste de voir une amie s’engager dans ce petit carnaval politique complètement inoffensif pour les vrais «méchants» : un bon coup de pouce aux Libéraux en attendant la semaine des quatre jeudi. T’étais plus marrante et mordante sans bannière.

Allez, je patauge trop dans le politique. Et puis c’est trop long pour l’internaute moyen , personne ne lira…

Le grand Pierre

Le genre de tarte qui ne manque pas de voter :

anglaise acquise APRILUS