Quand l’individualisme perd du terrain

Photo en une : Une partie de la gang du centre Le Vallon (avec un petit invité du primaire)

6Plier bagage

J’étais content de changer d’air, de ne plus penser à ce climat politique pourri et à l’orgie de consommation généralisée qui approchait. Deuil de projets, plans qui stagnent, prises de têtes entre mes petites voix internes, bref, tout un tas de patentes qui font du bruit mais moins de dommages qu’une mine antipersonnel. Et puis, il y a eu cet appel. Quelqu’un me prenant pour cet illustrateur de BD jeunesse, «Alex A», un gentil millénial avec, évidemment, une tuque vissée sur la coquille. Ce garçon, malgré son jeune âge, a publié une trôlée de BD apolitiques, inoffensives et fluorescentes, bref, dans l’air du temps. Vous direz que je suis aigri et que j’ai qu’à en faire, moi aussi, du «gentil». Pas si simple, que je je vous répondrai. Et de toute façon, là n’est pas la question puisque je voulais vous causer de mon séjour à Papineauville. Plus précisément au centre Le Vallon, une école pour les adultes. Et justement, là-bas, c’est pas d’un Tintin de supermarché qu’on voulait. Il fallait un artiste qui colle avec le réel, lequel, par définition, n’est pas aseptisé. Des profils pertinents? Bourlingueur, boulimique de bouquins, cancre reconstruit, extra-terrestre célébrant l’absurdité cosmique, adepte d’humour acide, escogriffe n’ayant jamais vraiment quitté l’école bien qu’il l’eut, autrefois, exécré. C’est tout moi. Ce fut donc la première étape de ma tournée d’artiste invité dans les écoles et autres organismes qui n’en sont pas.

IMG_4519Bien que la description de mon profil sur le Répertoire des artistes à l’école ne fasse allusion qu’à mon menu pour les petits, ce n’était pas la première fois que j’intervenais auprès de jeunes adultes. Au Bas-Saint-Laurent, avec UTIL (Unité Théâtrale d’intervention locale), j’avais eu l’occasion d’œuvrer auprès de ceux que nous appelons dans le milieu de l’art communautaire, les artistes-citoyens. Je me suis aussi quelque fois retrouvé dans des écoles secondaires, en formule conférence, à parler de dessins éditoriaux et satiriques (le genre de «produit» dur à placer dans un marché québécois saturé et moumoune). Mais là, au centre Le Vallon, c’était autre chose. Contrairement aux chantiers multi-dimensionnels que j’ai mené avec UTIL où les arts visuels côtoyaient le théâtre, c’était le dessin, dans une perspective collective, qui était au centre du projet.

2

Planter le décor – Le Vallon4

Donc, je suis débarqué là-bas, en Outaouais. Non pas, comme à l’habitude, dans un de ces hôtels-restos miteux dont les moquettes disposent d’écosystèmes à faire pâlir de jalousie le Costa Rica; mais chez Nadia et sa petite famille, dans un fort joli bled appelé Saint-André-Avellin. Mon hôtesse, Nadia, celle qui m’a repéré dans le lot des dessinateurs québécois, est une personnalité lumineuse, à l’âme d’artiste et au vécu bien pimenté. Elle est devenue une partenaire «solaire» avec laquelle j’étais en totale symbiose. Nous nous apprêtions alors à être engloutis dans un tourbillon qui devait nous garder sur la coche pendant trois jours et trois nuits. Mais pour le moment, après mes heures de route, faut dire que l’accueil de la marmaille rentrait au poste. Je devais assurer! C’est qu’ils l’attendaient le dessinateur Pistolois. Fallait leur donner un truc à ronger à ces quatre petits curieux. Quelques gribouilles et une mini-table lumineuse m’ont permis de m’en extirper pour faire connaissance de Pascal, le conjoint de Nadia. Avec celui-là, le chum, ça collait au poil. Chasseur, il était aussi friand de mes histoires d’igunak et de cipaille à la marmotte que je ne l’étais de ses récits de dindes sauvages et d’ébénisterie.

9Le Vallon, c’est le genre d’établissement qu’on associe systématiquement aux «décrocheurs» (les guillemets ne sont pas anodins). J’y plongeais donc, fort de mon petit bagage, étant moi même aussi passé par ce genre de boîte. Je ne veux pas vous saouler avec mon usage du premier pronom personnel, mais quand même, en pareilles circonstances, ça se souligne. Car c’est aux «adultes», à Vanier (Québec), que j’ai appris à bosser et à ne plus trop douter de mes capacités. Tout ça, malgré tous les pronostics obscurs qu’avaient dressé à mon endroit nombre de conseillers en orientation. Il y a un travail monstre qui se joue dans ces boites, je vous jure. Les élèves qu’on trouve en ces lieux sont à l’image de l’humanité. Parfois paumés, égratignés ou naufragés d’histoires pas toujours roses. Mais pas tous, bien sûr. Pour certains, «les adultes», c’est une p’tite bifurcation, sans plus. D’autres témoignent qu’on ne naît pas tous dans les meilleures circonstances. La loterie de la vie quoi! Toujours est-il que lorsque les passages cloutés de la vie n’ont pas eu raison de toi et que t’as le cran de retourner sur les bancs de l’école, ton courage mérite d’être applaudi. Et c’est peu de le dire. Pas besoin que ta face ne se retrouve étalée sur la une d’Écho-vedette (qui, de toute façon, n’en a que pour les insignifiances).

8

Avant le décollage : un mot sur les mots

Aujourd’hui, ils sont nombreux dans le milieu de l’éducation, à qualifier les élèves de «clientèle». À force de matraquage, le langage capitaliste s’est immiscé jusqu’au tréfonds de nos consonnes. Même la population carcérale est aujourd’hui qualifiée de clientèle! À chaque fois, je sursaute quand j’entends les mots «clientèle», pour «élèves» et «produit» pour «cours». Heureusement, il arrive encore que cette implacable dérive ne ploie pas sous le poids du sens des mots. À Le Vallon, j’ai sursauté, puis me suis rapidement calmé le pompon. Car, lorsqu’une démarche pédagogique vise à consolider un sentiment d’appartenance (déjà fort) au sein d’une école en misant sur la solidarité et la coopération via les arts, je me fous du vocable. L’essentiel, on le lit dans les yeux brillants de ceux qui portent la baraque, la vision, les projets. Nous étions à des années lumière de la logique de l’écrémage solaire et de ses parcours «particuliers» qui nous chient des chapelets de castes sociales bien étanches.

11C’est parti…

Au départ du projet, j’avais déjà un bon portrait de la gang grâce à Nadia. Les présentations faites, on a commencé par se dégourdir en crayonnant un coup ensemble. La méthode «des patates», le jeu de la chimère, celui du barbouillage à récupérer, puis un petit cours de dessin. J’ai fait circuler quelques bouquins d’illustrateurs divers, pour que soit captée une chose essentielle : un bon dessin n’en est pas forcément un complexe. Entre le musculeux Capitaine America et le Gros Dégueulasse de Reiser, j’opte sans hésiter pour le second. Moi, les histoires de bons pis de méchants, tous nantis de deltoïdes hypertrophiés, même s’ils sont techniquement épatants, j’en ai rien à cirer. Les dessins tout croches, ceux qui tremblotent, sont souvent ceux qui propagent le rire. Ils sont empreints d’humanité, ils transpirent la personnalité de leur créateur. Pas besoin de s’arracher l’encéphale pour pondre le Chat de Geluck, il suffit de le planter – quelques cercles, deux triangles, quelques coups de crayons – dans une bonne idée.

5Tous les participants, esquisses sous le coude, se sont ensuite lancés au crayon sur les murs et les casiers. Aucun thème n’était imposé, il s’agissait, pour chaque chacun, d’insuffler une direction personnelle à ce qui était appelé à devenir une œuvre collective. On démarre mieux quand on est dans notre bulle, sur quelque chose qui nous plaît d’office. Quelques thèmes se sont invités : des poissons, des yeux, des circuits électriques (qui m’ont semblé partir d’une réflexion sur le transhumanisme), des mécanismes, des chats, des fleurs de lys, des personnages de dessins animés, des silhouettes, des petits motifs répétitifs et quelques touches sinistres à tendance gothiques. Comme un grand maringouin, je gravitais d’un bord pis de l’autre en garochant des suggestions et des conseils techniques, alors que Nadia jonglait vaillamment avec des questions de logistique, tout en distribuant, elle aussi, quelques tuyaux. La première journée, c’était chacun pour soi, on se débourrait.

7Puis, débarquèrent les marqueurs Posca. De toutes les tailles et de toutes les couleurs. Leurs pigments commencèrent à exploser sur les pupilles. La dimension collective du projet cheminait dans les esprits. Nous devions sortir de nos bulles respectives et agglutiner nos œuvres qui, pour l’instant, étaient confinées en zones éparses. Lier les œuvres et en orchestrer la fusion, c’est justement ce que Frank Zappa appelait la continuité conceptuelle, un principe qu’il appliquait à son œuvre colossale et éclectique. Nadia et moi devions crinquer les troupes, repérer les dimensions à exploiter, encourager la folie créative, favoriser le mariage et la perméabilité des idées. L’individualisme se mit à perdre du terrain. Les égos se diluaient. Le travail des autres interpellait d’avantage tout un chacun. Nous devenions des partenaires et la tribu prenait forme, lentement mais sûrement. L’effort exigé en ce sens était variable selon les participants et ils ne furent que deux à ne pas poursuivre l’aventure jusqu’à son éclatante conclusion. Autour de nous, plusieurs élèves non inscrits, témoins de notre déferlement de créativité, regrettaient déjà de ne pas avoir pris le train fou qui nous emportait.

IMG_4495Le lendemain, mon ultime journée parmi ces lascars, était teinté par l’urgence de boucler l’essentiel de nos fresques avant que je ne me pousse. Productifs comme des bêtes, nous progressions en situation de grande proximité. Le couloir était étroit et il y avait de la circulation. C’est pas des farces, à ce stade, on se reconnaissait quasiment à l’odeur. Les participants rechignaient à prendre leurs pauses, endurant parfois des postures d’acrobates jusqu’à l’épuisement. Tranquillement, les poissons ont migré jusque dans les arbres, les circuits électriques ont formé des vagues, les chats se sont vu pousser des nageoires, des yeux se sont ouverts ça et là, des giclées de fluide de zombie ont essaimé, des motifs multicolores, des panaches, des bambous, des lys et des hibiscus se sont invités un peu partout. Chat psychédélique les yeux ancrés dans ceux d’un serpent, tentacules de pieuvre, méduse, sous-marin jaune, clé à molette à tête de requin, carpes asiatiques empreintes de douceur, engrenages, hippocampe mécanisé, espadon bipède, séquences cinématographiques stylisées, totem animalier, Titeuf et Bart cyclopéens, contrastes fulgurants, éléments mignons côtoyant du sordide… Les élèves du Centre Le Vallon se sont déchaînés trois jours durant et par la même occasion, ont conquis mon palpitant. Avec le recul, bien que cela n’ait pas été prémédité, j’ai l’impression que nous avions vécu une sorte de rituel de passage…

IMG_4489Je ne sais pas combien de temps tiendront les instantanés de folie et d’encre qu’ont produit cette joyeuse bande. Mais pour sûr, il y a des trucs qui ne s’effaceront pas de sitôt : l’intensité de cette expérience humaine, ce glissement de la sphère individuelle vers l’esprit collectif, les liens qui se sont tissés et le recul que certains auront pu prendre sur eux-même. Alors que les rapports humains s’érodent irrésistiblement dans des circuits de silicium et que, servilement, l’humanité se laisse, chaque jour un peu plus, cartographier le cerveau par Google, Facebook, Amazon, Apple et Cie, c’est plutôt sain de replonger dans les fondements de ce que nous sommes. Non pas des «consommateurs», mais des êtres sociaux n’ayant pas forcément été modelé par l’évolution, des millénaires durant, pour échanger mécaniquement par écrans interposés. Il y a des codes biologiques qu’on se plaît à redécouvrir ne serait-ce que parce qu’ils nous permettent de saisir le temps qui passe inexorablement et, par conséquent, de nous sentir vivants.

3En ces temps où la gauche, phagocytée par l’économisme ambiant, patauge dans de petits débats sociétaux d’un atterrant simplisme et à des années lumières des milieux populaires, c’est de l’or d’être témoin d’une telle expérience. Décidément, au centre Le Vallon, moi aussi j’ai fait le plein d’humanité, du moins, de ce qu’elle a de meilleur à offrir. Et j’ai fini par quitter les lieux en larmoyant comme une Madeleine. Je peux vous affirmer qu’alors que je poursuivais mon périple vers Val d’Or, loin de tous ces nouveaux potes, je me sentais bien seul dans mon char…

Aprilus

★ Suivez le lien pour faire un DON à un artiste libre.LIEN.★

1

facebook_logo_aprilus

 

 

 

 

Saute-moutons – Le trio d’enfer

Le 2 août 2014 à La Forge à Bérubé, le grotesque de l’humanité était en vedette, avec Aprilus, Dominique Malacort et Félix Charbonneau. Merci au public qui fut des plus chaleureux pour cette première. À la prochaine fois : le 21 septembre, au Forum Social du Bas-St-Laurent à St-Mathieu du Rioux.
triodenfer-aprilus

4

1
Photo : Marjolaine Jolicoeur – Journal L’Horizon

3

2

«La légende du colibri» avec le trio d’enfer

Pour l’occasion du de lancement de la nouvelle politique culturelle des Basques (12 novembre 2013), Aprilus (dessin en direct), Félix Charbonneau (violoncelle) et Dominique Malacort (conte), ont «enflammé» Saint-Clément, avec leur trio d’enfer, hybride de musique, de dessin et de conte. Et je n’ai même pas eu le temps de mettre mon costume… Un immense merci à Amélie Brière.

1463685_763259337023665_1300593485_n
Félix Charbonneau. Cowboy anachronique à la pilosité vigoureuse. LE sex-symbol rural.
1463253_763259050357027_1014822941_n
Dominique Malacort, la mythique princesse grunge, exulte et transpire sa singularité.
1426584_763259123690353_1314081766_n
Aprilus, en garçon propre, enlève ses chaussettes pendant, fait le lit après; et disparaît poliment.

1459097_763259380356994_223014276_n

1463076_763259517023647_715351178_n

1471809_763259493690316_544453570_n

trio

1461009_763259430356989_1155243896_n

colibriUTIL

dom
Dans toute sa splendeur maléfique…

 

Quelques événements (2011-2013)

Depuis 2011, j’ai eu l’occasion de mener de nombreux ateliers-conférences dans la région du Bas-St-Laurent : Bibliothèques municipales de Trois-Pistoles, Cacouna et Rivière du Loup; au Centre de Santé et de services sociaux des Basques ainsi que dans plusieurs écoles secondaires et primaires.

Au programme : Comment concocter une BD ou un livre jeunesse (de la table à dessin au travail graphique), démonstration (activité de la chimère), cours de dessin, discussions sur le dessin satirique, les logiciels libres et les sites permettant la création de BD et de romans-photos.

Bibliothèque municipale de Rivière du Loup
Bibliothèque municipale de Rivière du Loup
Bibliothèque municipale de Rivière du Loup
Bibliothèque municipale de Rivière du Loup
Bibliothèque municipale de Rivière du Loup
cours2
Bibliothèque de Cacouna
3 copy
Polyvalente de Rivière du Loup
école primaire rayon de Soleil
Bibliothèque Anne-Marie D’amour
Bibliothèque Anne-Marie D’amour

Quelques chimères (crées à partir des directives des participants)…

annedamours
Trois-Pistoles
1
Rivière du Loup
2 copy
Rivière du Loup
Trois-Pistoles
Trois-Pistoles

Artiste à l’école

Démarche

Les activités offertes permettent avant tout aux jeunes de mesurer le potentiel que leur offre le dessin pour exprimer leurs émotions tout en s’amusant.  Selon les objectifs de la classe et son niveau, divers autres voies peuvent ensuite être explorées avec plus ou moins de profondeur : les techniques de dessin (notamment le dessin animalier et la caricature), une réflexion sur le dessin de presse (se situant entre l’éditorial – une critique sur l’actualité relevant de l’information – et la caricature, visant l’humour et le ridicule; il a pour but de provoquer une prise de conscience d’un phénomène, de mettre en lumière une situation pour susciter des questions et accoucher d’une pensée critique) ainsi qu’une initiation au métier d’auteur-illustrateur (dans l’optique d’une BD ou d’un livre illustré : écriture, planification de la mise en page avec des croquis, harmonisation du tout, création d’images, travail graphique).

Déroulement

Dans un premier temps, une œuvre collective est généralement élaborée afin d’établir les bases d’une belle relation tout en générant le plaisir duquel naît l’intérêt. Par une série d’expériences et d’activités simples, les jeunes sont ensuite amenés à constater les émotions que peuvent sous-tendre les traits et les couleurs qu’ils emploient.

L’étape suivante consiste à développer certains aspects techniques tout en permettant aux élèves de mesurer le potentiel qui les habite. Ultérieurement, ils mettent en œuvre leurs acquis pour qu’en résulte une création originale et personnelle (le plaisir occupe une place prédominante, un bon dessin ou une caricature efficace n’étant pas forcément une œuvre complexe à l’extrême).

Aucune classe n’étant parfaitement homogène quant aux individus qui la compose, l’approche pédagogique d’Aprilus permet à plusieurs voies parallèles d’être explorées simultanément, chacun y trouvant son compte. À des niveaux variables de complexité, les œuvres produites peuvent être,  soit une caricature, un dessin animalier, un comic strip, une BD, un récit illustré ou la décoration de murs et de locaux.

Les ateliers initiant aux rudiments du métier de dessinateur de presse et/ou d’auteur-illustrateur rendent possible des liens avec l’ensemble des disciplines scolaires. Dans la mesure du possible, les nouvelles technologies (appareils photo, ordinateurs avec logiciels de traitement de l’image, scanners, active-board) peuvent facilement être intégrées et procurer une dimension particulièrement appréciée des jeunes.

 

Exemples d’activités

 

  • «La chimère» est une activité d’amorce participative et permettant de nouer contact, de s’amuser et de susciter l’intérêt pour les ateliers suivants. Les élèves guident Aprilus dans la conception d’un animal imaginaire (nez de cochon, yeux de chats, oreilles d’éléphant, piercings, taches de jaguar, etc.)
  • «La musique m’inspire» est une expérience individuelle basée sur l’intuition artistique que génère une sélection musicale originale. Les productions des enfants sont mises en commun et illustrent le pouvoir des traits et des couleurs sur le cerveau humain.

  • «Les patates» est une méthode d’apprentissage du dessin, le plus souvent des animaux ou des personnages, à partir de formes géométriques simples (dont les fameuses patates).
  • «Création aboutie» d’une caricature, d’un comic strip, d’une BD, d’un récit illustré.

  • «Initiation au dessin animalier» avec l’appui de matériel biologique (crânes, ailes, pattes, squelettes, vidéos). L’objectif est de représenter différentes espèces ainsi que l’habitat dans lequel elles évoluent.

 

Aprilus – Illustrateur indépendant

Courriel : info.aprilus@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MENU & CALENDRIER

Les contenus s’adaptent au public ciblé, de la maternelle aux aînés.

Dessin (Atelier/Conférence)

Dès mes premiers pas en enseignement,  j’ai recouru au dessin. Ces activités, élaborées naturellement et éprouvées au fil du temps, communiquent ma passion pour le dessin et les perspectives qu’il offre.

Plusieurs possibilités :

-Présentation interactive sur la création d’un livre illustré ou d’une BD, de la table lumineuse au travail graphique;

-Activité «la musique m’inspire»;

-Activité interactive «la chimère»;

-Cours de dessin animalier et/ou de caricature;

-Présentation/débat sur le dessin satirique et l’illustration éditoriale;

-Création d’un livre, d’une BD ou d’une œuvre aboutie;

-Activité «bonhomme pendu destroy».

Le Nord Québécois (Conférence)

Un choc culturel à même le Québec !  Sorties de chasse, spécialités culinaires, voyages dans le temps, luttes d’hier et d’aujourd’hui, traditions… Une présentation bâtie à partir de mes expériences d’enseignement chez les Cris et les Inuits.

 -Animation, diaporama et matériaux à manipuler (squelettes, artisanat, vêtements, fourrures), extraits musicaux;

-Thèmes variés : les peuples cris et inuit, cuisine, chasse & pêche, Histoire, anecdotes cocasses, enjeux de société, enjeux environnementaux, luttes, expérience d’enseignement, etc.

L’évolution (Conférence)

Ayant subi des pressions créationnistes alors que j’enseignais au Nunavik, j’ai conçu cette présentation afin de mieux faire connaître «le plus grand spectacle du monde». Puisant dans mon bagage de biologiste, je propose un survol des preuves consolidant la théorie avancée par Darwin il y a un siècle. 

 –Animation, diaporama et matériaux biologiques à manipuler (crânes, pattes, ailes, peaux);

 -Thèmes variés : créationnisme et obscurantisme, Darwin, sélection artificielle, sélection naturelle, fossiles, crises d’extinction massives, dinosaures, embryologie, vestiges, anatomie comparée, convergences évolutives, la lignée de l’homme, etc. Tout cela peut être digeste à partir de la première année du primaire!

 

Bon appétit les enfants ! (Conférence)

Initialement conçue pour être présentée au service de garde de trois-Pistoles afin de neutraliser les réactions moqueuses que suscitait l’exotisme des repas de mes enfants… Une présentation pour ouvrir l’esprit et attiser la curiosité.

 -Animation, diaporama avec objets à découvrir et à manipuler, dégustations;

-Thèmes variés : comparaisons (notamment entre Cris, Inuits, Réunionnais, Européens, Nord & Sud Américains), pratiques agricoles/élevage/pêches et répercussions environnementales, santé, OGM, pesticides, aliments transformés, entomophagie (consommation d’insectes), coût de l’alimentation à travers le monde, etc.

Parcours de vie atypique (Conférence)

Voyages et changements de cap d’un «étrange»… Initialement réalisé pour le cours de tourisme culturel de l’UQAR.

 -Baptême dans l’Ouest

– L’Amérique centrale (Guatemala, Nicaragua, Panama, Costa Rica – virées, stage, volontariat)

– Le Nord (Chisasibi, Salluit)

– France & La Réunion

– Et après…

Calendrier :

– Spectacle Saute-Moutons, 2 août, 20 h. 

 

 

Aprilus

Courriel : info.aprilus@gmail.com