Des claques pour la CAQ

Faire du vieux avec du vieux

  legault couillard aprilusPapi Legault présente sa CAQ comme le parti du changement par rapport au PLQ qui trône de façon quasi-ininterrompue depuis seize ans. Et pourtant, la CAQ et le parti Libéral sont des versions similaires d’une pensée politique mortifère pour le Québec. Ensemble, on pourrait les comparer à un serpent qui change de peau. Exhibant un épiderme «neuf», le reptile, au fond de ses entrailles, reste le même.

Pour faire court, la CAQ est une créature créée en 2011 par Papi Legault et l’homme d’affaires Charles Sirois. Elle a voulu mettre son cul sur la mappe en lorgnant du côté des «électeurs fatigués du débat entre fédéralistes et souverainistes». La formule procède d’une curieuse contorsion : se prétendre nationaliste et éviter tout débat sur la place du Québec au sein du Canada. Ses politiques économiques résolument de la droite la plus fétide, empestent de l’arsenal argumentaire simpliste des radios X : réduction des impôts et dégraissage de l’État. Du même souffle , les gymnastes de la CAQ prétendent vouloir améliorer les services à la population. Gratouillons un peu pour essayer de dégotter des différences entre la CAQ et le PLQ.

Le statut constitutionnel du Québec

Les libéraux comme la CAQ considèrent que le statut constitutionnel du Québec ça n’intéresse pas le vrai monde. Il serait amusant de spéculer pour savoir lequel de ses sbires Papi Legault enverrait quémander au Canada, tel Jean Marc Fournier, téteux et doucereux, pour le voir ensuite se faire remballer par son Altesse Justin premier. Papi Legault a la prétention de vouloir changer les choses mais il évite de dire quoi et comment. En fait, sur tous les enjeux, il se terre, lui et ses troupes, autant que faire se peut, de peur de s’enfoncer le pied jusqu’aux amygdales. Il gagne du temps et fait de son mieux pour dissimuler le vide intersidéral qui caractérise son option.

Le françâ

Circulez, y’a rien à voir. La seule nuance avec les Libéraux que propose la CAQ, c’est de s’affirmer préoccupée par la survie du français tout en ne ne proposant rien, de peur de froisser la minorité anglophone. D’ailleurs les quelques modifications à la loi 101 proposées par l’éphémère gouvernement Marois minoritaire n’ont pas eu l’appui de la CAQ. Voici donc un autre grand écart de Papi Legault qui finira un jour par se fendre la raie. Les Libéraux, de leur bord, prétendent que le français se porte merveilleusement bien et nous ont pondu une sorte de secrétariat aux affaires anglophones pour éviter à cette «minorité maltraitée» de s’éroder d’avantage… CAQ-PLQ, le résultat est le même, on s’enlise.

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Les vases communicants

Club école des libéraux, la CAQ est une pépinière à transfuges opportunistes et sans scrupules. Bref, le genre de crapules dont les québécois prétendent saturer.

La star incontestée de cette usine à nuisibles est l’actuel ministre de la santé, Gaétan Barette. Battu en 2012 en tant que Caquiste, l’homme dont l’arrogance est aussi grande que la circonférence, s’est présenté en 2014 pour être élu Libéral, une job qui lui a permis de briller parmi les artisans de l’actuel fiasco. Signe de son succès, même les Libéraux s’efforcent de le planquer d’ici les élections.

Un autre opportuniste d’envergure, Martin Coiteux, a reluqué du côté de la CAQ et même du parti conservateur d’André Pouliot, notre libertarien Québécois. Mais bon, puisqu’à l’époque c’était le train libéral qui fonçait, c’est à bord de c’lui-là qu’il s’est garoché… Comme on le sait, en obtenant le poste de président du Conseil du Trésor, Coiteux a pu mettre en pratique tous ses fantasmes de démolition à grand renfort de discours boiteux.

Pour sa part, la vice première ministre Dominique Anglade s’est fait élire dans une élection partielle en tant que libérale alors qu’elle occupait le poste de présidente de la CAQ. Mêmes virevoltes de girouette avec Sébastien Proulx, l’actuel ministre de l’Éducation. L’ancienne vedette de l’ADQ, bien que dégoulinante de sympathie pour la CAQ, s’est laissé convaincre de se présenter dans une élection partielle sous la bannière Libérale. La CAQ et le PLQ, c’est blanc bonnet, bonnet blanc.

blanc bonnet CAQ PLQ aprilus

Dégraisser l’État pour améliorer les services…

Cette quadrature du cercle a été abondamment utilisée par les libéraux durant leur présent mandat. La solution à tous nos maux serait de tchopper dans la bureaucratie, celle-ci étant «inefficace». Depuis que les libéraux sont au pouvoir, la Fonction Publique a subit des coupures de personnel importantes et c’est le privé qui rafle la mise. Dans certains secteurs, il faut même engager des consultants du privé pour surveiller d’autres consultants du privé ! Or si le privé était miraculeux, ça se saurait. Les exemples démontrant les failles, les limites, les risques et les travers de cette solution «miracle» pullulent. Et comme on le sait bien cheux-nous, la facture peut être salée, ce qui n’est pas pour déplaire aux amis du régime. Ici, la seule différence avec les libéraux, c’est que la CAQ s’est engagée à réduire l’État alors que les libéraux ont mis en place cette politique en ayant promis le contraire. Il ne faut pas se leurrer, il est mathématiquement impossible de baisser les impôts et de maintenir ou d’améliorer le niveau de services.

Legault Bismol logo aprilusCoiteux, l’ancien groupie de Legault devenu minette de Couillard, a réservé ses toutes premières salves pour affirmer que les finances du Québec étaient dans un état déplorable. La faute à qui? Évidemment, à l’éphémère gouvernement Marois qui nous aurait laissé un déficit de près de 7 milliards. De la bouillie pour les chats, puisqu’il s’agissait des demandes budgétaires des ministères avant que l’arbitrage gouvernemental ne soit fait. Faut dire qu’avec la bénédiction d’un ancien vérificateur général, la pirouette avait l’air tellement crédible… Par la suite, notre ragondin à lunettes y est allé rondement de coupes paramétriques d’une ampleur sans précédent, frappant allègrement les plus faibles. À tel point que l’ombudsman du Québec mentionnait de façon explicite que les coupes faisaient très mal à certains secteurs de la population. Bref, pour améliorer le modèle québécois et sous prétexte de rigueur, il faudrait s’efforcer de faire disparaître tout ce qui nous distingue du reste de l’Amérique du Nord.

D’une certaine façon, ce genre d’énergumène a cannibalisé le parti libéral, lequel s’affichait – tout de même – un peu plus au centre de l’échiquier politique. Mais peu importe le train, seule compte la destination pour cette clique de boulimiques.

Papi Renouveau

Legault NEW aprilusCelui qui était perçu comme «Monsieur indicateur de performance» alors qu’il occupait les ministères de l’Éducation et de la Santé ne rechignait pas à exiger de ses fonctionnaires des montagnes de rapports statistiques pour démontrer la rigueur de sa gestion (beau paradoxe pour celui qui claironne l’inefficacité des fonctionnaires). Pas besoin de tendre l’oreille et de flâner dans les écoles et les hôpitaux. Avec les indicateurs de performances tout est clair et net! Comme lors des famines soviétiques. Les gens crevaient de faim alors que les récoltes étaient excellentes sur papier. Papi Legault voit la société comme un bilan comptable. Comme ceux de sa race, il peine à comprendre la complexité des sociétés. Il pense qu’avec une bonne poigne, il va gérer.

Gorgé de testostérone, Papi Legault trouve qu’on manque d’ambition, ici au Québec. Il faudrait «penser plusse big», comme aux States. Eux, affirme-t-il, ont le plusse meilleur niveau de vie au monde – quand on ne s’intéresse qu’à une moyenne, piètre indicatrice s’il en est, puisqu’elle zappe copieusement les abyssales inégalités caractérisant notre voisin du sud. Avec de tels propos, il n’est pas surprenant que le nouveau poster boy du Papi soit Youri Chassin, économiste à l’Institut Économique de Montréal, ce repaire de la droite pure, dure et obtuse. Un petit monsieur de plus, bien propre avec des dents bien blanches et une petite gueule de Ken, qui va nous rappeler que quelque soit le défi auquel nous sommes confrontés, y’aura qu’le privé pour le régler. Avec des mots de monsieurs respectables, les caquistes nous feront des démonstrations nébuleuses qui seront reprises par des merdias tout aussi respectables. Enfin, les radios poubelles réchaufferont tout ça avec du glutamate monosodique et le feront tourner en boucle dans les shops de Québec. Entre les lignes, suintera néanmoins le fantasme d’origine: un État coupé de sa populace mais généreux pour sa p’tite élite de carnassiers insatiables. Le pathétique de l’histoire, c’est que nombre de ces parvenus se sont bâtis grâce à ce modèle québécois dont ils souhaitent aujourd’hui la mort.

Des questions et de la consternation

Notre déculturation tranquille s’explique-t-elle par une résignation assumée? Est-ce le contrecoup d’offensives médiatiques orchestrées par des couillons sans scrupules exploitant bassement, au micro de radios privées, la niche de l’insignifiance? Quelle part de notre écrasement collectif peut-on attribuer aux flux d’intox «bien propre» que nous déverse quotidiennement Radio-Cadenas et ses alliés véreux de chez Power Corp? Saupoudrez à ces fléaux des stratagèmes de division à saveur multiculturaliste et ça vous fait un cocktail pire que du Roundoup! Ça fait la job.

Si la CAQ passe on sera nombreux à avoir une sacrée envie de dégueuler sur ceux qui auront œuvré en ce sens. À commencer par les solidaires vertueux, ces dévots de la revendication religieuse qui nous ont boudé la convergence indépendantiste. Le PQ de son bord n’est pas toujours facile à aimer. Il a sa part de responsabilité dans notre merdier collectif. Évidemment, ce serait tentant de lui mettre le nez dans sa p’tite bouse. Mais d’ici le prochain rendez-vous électoral, vaut mieux s’en garder car dans l’état actuel des choses, ce sont eux qui demeurent le meilleur scénario. C’est pas le temps de leur lancer des roches. Entéka, moi j’me sens pas d’le faire.

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Legault bismol

 

Legault Bismol

Aprilus met la table

 

Cette fin de semaine, à la lumière d’un sondage Léger-Le Devoir, Michel David relevait que la population tend actuellement à attribuer à Legault et à la CAQ des vertus qu’ils n’ont pas. C’est le moins que l’on puisse dire! En pareille situation, on peut s’attendre à ce que les multiculturâleux de QS, avec leur compassion de missionnaires à la con, leur manie d’asepsie individualiste et leur foutu fantasme d’un Québec orange citrouille, étalent à nouveau leur incapacité à prendre le recul qui s’impose. Pour ouvrir le dialogue avec cette plèbe qu’ils affublent régulièrement des pires ignominies, ils sont vraiment, mais vraiment, mal barrés. Comme l’étaient tous ces donneurs de leçons yankees, prétendument de gauche, qui se sont réveillés un bon matin avec une merguez blonde, joufflue et vociférante à la présidence. De toute façon, les quelques confettis de cette pseudo-gauche seront trop occupés dans la métropole à tenter de ravir des votes au vilain PQ, à leurs yeux, l’incarnation absolue du mal. Le tout sous le feu de projecteurs avides. Quand on dit d’eux qu’ils sont le «marchepied du pire» et ben, c’est ça. Et moi, excédé par ces vecteurs du pire, j’en oublie parfois ce qui nous pend au nez, à savoir LE PIRE. Pour planter le décors autour de mon dessin de Legault-Bismol, j’ai eu envie de remettre en circulation ces articles fort éclairants de mon ami STEVE FORTIN.

 

Travailler 60h par semaine? Non merci!

Publié le 26 janvier 2018

 

Simon-Jolin-Barrette, ce jeune député de la CAQ, souhaite que nous développions la même fierté que les Américains, qui s’enorgueillissent de travailler plus de 60 heures par semaine…

Simon Jolin-Barrette fait un excellent Poster boy du Conseil du patronat et autres idéologues de l’hyper-productivité et du capitalisme effréné… Son collègue caquiste Youri Chassin doit mouiller dans son froc.

Quand j’observe le monde autour de moi, l’état du monde en général, de la planète sur laquelle nous sommes condamnés à vivre, il m’apparait de façon indiscutable que ce qui presse le plus ce n’est pas de travailler plus pour consommer plus et engranger plus pour consommer plus lors d’une très hypothétique retraite que des idéologues comme Jolin- Barrette souhaiteraient qu’elle soit le proche possible de la mort…

Non.

Ce qui presse le plus, et ce dont je suis très fier, c’est de ralentir la cadence. De travailler mieux, de travailler plus intelligemment, en consommant moins, en jetant moins. Le plus pressant c’est de nous acquitter de l’essentiel et de penser à l’essentiel.

Ma plus grande fierté professionnelle, c’est de réussir à concilier le travail (que j’aime) et ma vie familiale (la chose que j’aime le plus). Je suis là au réveil des enfants, quand ils prennent l’autobus. Je les attends après l’école, je suis témoin de leur apprentissage, je constate avec émerveillement, les progrès de lecture de ma cadette, comme j’ai pu le faire de mon aînée. La plus belle chose qui soit, de voir, de m’émerveiller de la croissance de mes enfants.

Non Simon Jolin-Barrette – Député de Borduas je ne veux rien savoir de travailler plus, de manquer les cours de gymnastique de mes filles pour « avoir la fierté de travailler 60h par semaine », les sociétés du futur, résolument tournées vers ce qui est le mieux pour notre descendance, ralentissent la cadence, investissent dans le savoir, dans l’intelligence, prévoient le changement de nos structures économiques et de l’organisation du travail, ouvrent grande la porte à la fin de l’organisation conventionnelle du travail et délocalisent leurs employés pour leur permettre de travailler de la maison quand c’est possible et misent sur l’organisation du travail comme UNE DES COMPOSANTES de la vie professionnelle, mais pas la plus importante, les organisations du futur placent la conciliation du travail avec la vie familiale comme l’élément le plus important, justement, pour que nous puissions passer moins de temps à « travailler » et plus de temps à nous épanouir, notamment, en redéfinissant le rôle du père, que l’on veut moins « pourvoyeur » et plus actant de la vie familiale, à plein temps.

Cette idéologie est tellement dépassée. mais elle s’inscrit parfaitement dans le cadre du programme d’un parti qui cherche, justement, à démanteler les CPE… On est là dedans. Que c’est pitoyable…

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La CAQ choisit le camp de la droite fiscale radicale…

Publié le 10 janvier 2018

 

Faudra cesser de dire « Coalition avenir Québec ». Car ce parti n’a plus rien d’une coalition; loin s’en faut. Si, lors du lancement de son parti politique, François Legault aimait s’enorgueillir que son « mouvement » dépassait le vieux clivage fédéraliste/indépendantiste – dans le sens de vieilles affaires qui ne sont pas les vraies affaires –, au moins dorénavant il n’y a plus de doute possible.

La CAQ est un parti de droite très, très fédéraliste. Et très, très à droite.

Tout au long de l’année, chaque parti ponctuera les semaines de différentes annonces à saveur électorale. Un des travers de l’élection à date fixe; la campagne est déjà bien lancée. Et aujourd’hui, Denis Lessard de La Presse révélait que la CAQ avait trouvé son « candidat économique », sa grosse pointure en la matière, sa caution électorale économique en quelque sorte.

Il s’agit d’un des porte-étendards de la droite fiscale la plus radicale au Québec, un fier représentant du think tank de droite qu’est l’Institut économique de Montréal, le chroniqueur Youri Chassin.

En réaction à la nouvelle, l’ex-ministre péquiste Camil Bouchard, l’un des instigateurs du réseau des CPE, y allait du commentaire suivant :

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En effet, on est ici dans ce que la droite produit de plus radical. On imagine sans difficulté Youri Chassin avec le parti conservateur du Québec d’Adrien Pouliot. La caution économique de la CAQ est un chantre de la privatisation des services publics et de la réduction de la taille de l’état.

Genre, l’état peau de chagrin.

Ce sera intéressant de voir comment François Legault répondra des prises de position passées de son candidat vedette-économique. Sur la privatisation en santé, sur la privatisation de la SAQ, la privatisation d’Hydro-Québec, la privatisation des prisons (bref, tout ce qui peut être privatisé et selon Chassin, la liste est très longue, voire même Postes Canada au fédéral) la fin de la gestion de l’offre en agriculture, ce à quoi on ajoutera les positions déjà affichées par la CAQ qui souhaite l’abolition des commissions scolaires, la fin des CPE, etc.

Si l’on taxe souvent Québec solidaire d’être l’incarnation de l’extrême-gauche – faut lire le programme pour s’en convaincre -, on pourra dorénavant dire de la CAQ qu’elle se situe aussi, par une telle candidature économique, dans la radicalité économique fiscale.

Car Youri Chassin a beaucoup publié. Voilà une candidature de très haut risque, un personnage polarisant, dont les prises de position radicales en matière de services publics, de fiscalité et d’économie seront étalées au grand jour par les adversaires politiques de la CAQ.

Et oublier tout nationalisme économique avec cet ancien collaborateur du conseil du patronat. C’est pas du tout le bon registre. Si Stéphane Gobeil a encore quelconque rôle à jouer à la CAQ, cela fera des discussions intéressantes entre lui, l’auteur du bouquin « Un gouvernement de trop », ce gouvernement étant l’état fédéral selon l’auteur, et Youri Chassin, dont les publications s’opposent radicalement à ce principe.

Voilà une candidature qui sera applaudie à tout rompre dans les radios parlées de Québec. Les Duhaime et Fillion de ce monde jubileront. Mais qu’en sera-t-il de la population en général?

Scridb filter

Steve Fortin – rédaction-web, journaliste pigiste, blogueur HuffPost Québec, chroniqueur à la radio, gribouilleur et fouineur des internet, a été publié à l’occasion, enseigne comme chargé de cours dans le domaine de la littérature et des communications.

 

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Couillon, fossoyeurs, girouette et satire!

12241394_566712196816851_6235432760476409155_nCouillard continue de donner du couperet et part à la pêche aux «improductifs». Québec Solidaire boude les évènements à saveur indépendantistes et célèbre le fiasco de la dite option lors de l’élection partielle de St-Henri-Ste-Anne. Et Legault, eh ben, il fait du Legault… Actualité très inspirante donc. Me suis même retenu de croquer ce déversement de merdes Montréalaises dans le Fleuve. Dessiner des petits Mickeys à 4o ans passés, y’a des limites. Pour cause de disette de feebacks. Car hormis les NON aux mille et une propositions que je sème à tout vents, en courant d’un bord pis d’l’autre, le pire, le fléau, celui qui donne envie de tout plaquer, c’est bien le silence. Quand tu dois  te contenter d’un commentaire de zincluzif ânonnant des zincluzivités sans même se donner la peine de lire tes propres âneries, c’est légitime de se questionner. Je dis ça en bon râleur. Allez, je m’offre un Oscar! Merci le Fringuant, merci Gilles, merci Roméo, merci Dominique. Vos zygomatiques me sont précieuses. 

fossoyeurs aprilusLegaultRenegat aprilus

Sur ce, les nostalgiques, je vous recommande fortement de mettre la main sur ces bouquins :

Hara Kiri Charlie

Et à mater ce petit film qui souligne la sortie du livre de Denis Robert à propos de Charlie Hebdo : Denis ROBERT, le temps des Mohicans

Dommage tous ces déchirements dans la presse satirique française.

Pour finir, en dédicace à mes amis et collègues du Taon qui se rencontrent pour savoir si le canard survivra : le souvenir d’une séance photo (création de pastiches) pour la revue Tabarnak! Projet avorté mais débile comme on aime. Les artistes invités, c’étaient les viscères d’une vaillante brebis réformée. Saine folie. Le monde est absurde, lâchons nous gaiement!

saine folie

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Devinette électorale – 2014

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(CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR ÉLARGIR)

Mon vote à moé : PQ.

DAMOURS
Les politicards ne cherchent pas à convaincre les intellectuels. Pédagogie, débats éclairés, rationnels et obtention de grands consensus, bien peu pour eux. Ils savent que l’élection va se jouer dans des Tim Hortons. Suffit de passer une p’tite heure dans la salle d’attente aux urgences de Trois-Pistoles et d’ouvrir les oreilles pour le mesurer. «Ouh! Qu’il est méprisant envers les petites gens!» diront certains mange-mardes. Eh ben, mangez-en d’la marde! Sortez de vos meute recluses et offrez-vous une immersion dans le grand troupeau dérouté. Des décennies d’infantilisation et de matraquages mental perché sul’ l’dos des States, ça laisse pas indemne. Jean-D’amours, candidat Libéral dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Kamouraska, en bon colonisé, capitalise là-dessus, il serre la pince dans les mouroirs à vieux et les centre d’achat miteux. Il évite les granoles habillées en terre cuite, les artisses aigris, punks et autres racailles militantes, insatiables et râleuses. Il additionne et fait le compte.

Mon calcul à moi, personnage incontournable et hautement influent, c’est que nos problèmes finissent toujours par se buter au palier fédéral. C’est un inévitable tropisme. J’veux l’indépendance,  le droit élémentaire à l’autodétermination et à la liberté (de même que je reconnaîtrai ce droit aux indiens et aux inuits le moment venu). On n’est pas mieux ni pire que les autres peuples d’hominidés, faut arrêter d’être complexés simonak! Québec Solitaire, depuis son origine, flageole comme une vieille schnolle molle sur la crisse de question nationale. Comme si c’était pas assez, le parti s’est montré hostile à toute idée de coalition indépendantiste. Même avec Option Nationale! Méchants progressistes! Et voilà que PKP, le nouveau capitaine Québec, ravive le truc. Un séisme comme y disent dans les feuilles de chou (bien souvent les siennes). Tant mieux!!! Je sais que c’est exaspérant, mais faut arrêter de croire que l’indépendance peut se faire sans la droite. Bien sûr que je trouve insupportable de voir «la Marois», comme on l’appelle dans les soirées shefferball de vos campagnes, entourée de ses stratèges, tergiverser pour ne pas trop en parler de l’indépendance. Bien sûr, elle calcule aussi «la Marois». Évidemment, ils nous ont déjà fait le coup d’la carotte de l’indépendance. Mais faut croire que je ne suis pas encore complètement cynique sur cette question. Le chemin le plus court pour l’indépendance, ça reste le PQ. On ne se désarme pas pour autant! Qui a parlé de faire un chèque en blanc?

Le PQ reste une coalition et malgré certains éléments qui me feront voter en me pinçant le nez, il comprend aussi plusieurs candidats qui ont du panache. D’ailleurs si le vote indépendantiste et progressiste de 2012 n’avait pas été splité en trois, on aurait eu droit à un gouvernement majoritaire bien ancré à gauche (certainement pas une gauche bien «radicale», mais comme on n’en a jamais vu ici). En contexte minoritaire, le glissement à droite était prévisible. Déjà, l’électrification des transports ça m’fait briller les yeux. C’est déjà ça de gagné. Pour l’exploration pétrolière, le pipeline et le reste, on les attendra de pied ferme. La gauche, comme disait Falardeau n’a pas besoin d’être à l’Assemblée Nationale, y’a d’autres moyens pour faire peur aux politicards véreux, puisque le rôle de la gauche, c’est justement ça! Une job dont QS ne s’acquitte pas. Bien mignons les Solidaires, mais complètement inoffensifs, voire utiles. Du pain béni pour les fédéralistes, Power Corporation et les néolibéraux.

Autre chose sur QS. Avec une argumentation aussi creuse que la tête à Trudeau, sur fond de relations plus que douteuses, Mère Thérésa-David et Mahatma Kadhir sont tombés QSdans le panneau du multiculturalisme anglo-saxon. Et honnêtement, à choisir entre Djemila Benhabib (ou Louise Mailloux) du PQ et Dalida Awada, militante QS, cette dinde voilée et maquillée à la truelle qui nous chante la primauté de l’individu sur le collectif en chœur avec Salam Elmenyawi et Adil Charkaoui, deux trou-de-culs obscurantistes, misogynes et prosélytes, je n’hésite pas une seconde. Accoler des adjectifs à la laïcité, en ce qui me concerne, c’est hautement répulsif, je dirais même que c’est la trahison d’une lutte historique de la gauche. Et pour ce qui est d’Option Nationale, z’ont même pas été foutu de prendre position sur l’enjeu, alors pfioouuu, disqualifié! Désolé Patrick Bourgeois.

Alors Benoit Renaud, candidat QS, est-ce avec ces élections que tu comptes asseoir ton cul sur la mape? À moins que tu ne croies sincèrement en tes chances de triompher dans un bastion de papis conservateurs, cette foutue circonscription de Rivière-du-Loup-Kamouraska?

Du côté de Rimouski, là je suis franchement triste de voir une amie s’engager dans ce petit carnaval politique complètement inoffensif pour les vrais «méchants» : un bon coup de pouce aux Libéraux en attendant la semaine des quatre jeudi. T’étais plus marrante et mordante sans bannière.

Allez, je patauge trop dans le politique. Et puis c’est trop long pour l’internaute moyen , personne ne lira…

Le grand Pierre

Le genre de tarte qui ne manque pas de voter :

anglaise acquise APRILUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boussole électorale : le facteur testostérone

Boussole électorale : qui est le meilleur chef?

Radio-Cadena – Samedi 18 août 2012 17 h 54

Les données recueillies parmi les réponses au questionnaire de la Boussole électorale permettent maintenant de voir quels sont les chefs qui, selon les utilisateurs, sont les plus dignes de confiance et les plus compétents.

Plus de 99 000 utilisateurs de la Boussole électorale ont évalué les chefs de parti. Ils ont répondu à trois questions, dont celle-ci : « Selon vous, dans quelle mesure les chefs de parti suivants sont-ils dignes de confiance? »

Plusieurs tendances se dessinent, selon François Gélineau,de l’Université Laval et membre du comité scientifique de la Boussole électorale.

Parmi les utilisateurs dont le salaire annuel se situe entre 40 000 $ et 100 000 $, Pauline Marois est la chef la mieux évaluée au niveau de la confiance, de la compétence et des valeurs. Suivent dans l’ordre François Legault, Françoise David, Amir Khadir, Jean-Martin Aussant et Jean Charest.

Selon Yves Dupré, d’Octane Stratégies et Communications, Pauline Marois a bien tiré son épingle du jeu. « Elle a gardé un ton serein, posé depuis le début. Ça ne fait pas de flammèches, mais cela a permis au PQ de rester où il était », soutient-il.

Les femmes et les hommes n’évaluent pas de la même façon les chefs. Les femmes font en moyenne davantage confiance à Pauline Marois. Les hommes préfèrent François Legault.

« Mais je pense que dans le cas de Pauline Marois, son côté plus calme plaît aux femmes. Tandis que l’aspect vindicatif de François Legault, la testostérone, va plaire plus aux hommes », explique le Pr Bernard Motulsky, du département de communication de l’UQAM.

Toujours à partir des données de la Boussole électorale, les étudiants font plus confiance à Pauline Marois, à Françoise David et à Jean-Martin Aussant qu’à François Legault et à Jean Charest.

Enfin, les anglophones accordent plus de confiance à Jean Charest que les francophones.

Depuis le début de la campagne électorale, plus de 260 000 personnes ont répondu aux questions de la Boussole électorale sur le site de Radio-Canada.

L’arriviste

Ah Legault! Cet arriviste ambitieux, ce renégat aussi visqueux qu’un batracien. Je vous l’offre frottant son CAQ-cloaque sur une girouette.

Beaucoup de choses que j’aimerais dessiner en ce moment… Ridiculiser ce connard de maire Tremblay, ce facho moyenâgeux. Faire le portrait d’un électeur Libéral, non ethnique from Québec, la ville. Charlesbourg plus précisément. Quoique Vanier serait aussi intéressant. On verra, comme le dit si bien notre grand philosophe, Francesco Legault, flanqué de son équipe garnie à 75% à partir du milieu des affaires. Puissent-ils gruger des voix à Charest.

Le Devoir – 15 août