D’hiver

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Bienvenue chez les vieux

(Trois-Pistoles et environs)

– par un artisse narcissik, comme savent si bien l’être les artisses –

 

Patelin(s) anémique(s), abiotique(s), pogné(s) entre deux pôles.

Icitte on mange mou*, on vomit du jeune.

On mouline fort pour tuer la différence, aseptiser et homogénéiser la marmaille.

«Sus aux mutins, mutons les mioches en moutons, puis en clients!»

Quitte à en sacrifier le tiers sur l’autel d’une école molle.

Icitte, tu rentres dans l’rang, tu t’unidimensionnises ou tu scrames.

Icitte, tu parles pas, t’écris pas, t’as peur pis tu baves ou tu crames.

Tu votes Libéral, pour ta «région au pouvoir» ou un produit local fade et fardé.

Icitte, t’as des granoles à couvârtes qui virent consanguines, aigries ou pire, canadiennes;

Des graines d’ananar’ qui broient du noir parmi les doryphores, les frappe-à-bords;

Pendant qu’les bœufs font crisser leurs pneus…

 

«Oui mais… moi y’en a pas être tout à fait étranger!»

«Suis des vôtres! Mon pépé l’est d’ici, l’est du terroir!»

On s’en câlice : «l’a quitté, l’a coupé, toi y’en a être énucléé».

«Néochose!»

 

Quelle ironie de se sentir chez soi au cœur d’une réserve indienne. Là ou l’asphalte arrête, au fond d’la Baie James. Être souhaité, pas au compte-gouttes. Adopté par un peuple aux plaies pourtant béantes. Devenir Eeyou, sur une terre conquise, écrasée et annexée ou tu ne peux ethniquement pas voter.

Quelle misère de quémander, étranger sur la terre de l’ancêtre. Greffe qui pogne pas, qui suinte pis qui souffre. Délit de faciès. Fiché, excommunié, controversé, isolé, roté… avant même d’avoir mordu. Puis t’assumes, tu te lâches, tu t’exprimes. L’art antibrouillard ça transgresse, ça stresse, ça fesse, forcément.

Chapeau les guerriers, les diplomates. Y’en aura pas de facile. Vous êtes des lucioles. Des phares.

Moé, d’la marde, c’pas icitte que je plante ma tente.

À moins que…

Et merde!

 

*Le «mangé mou», c’est de VLB…

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Choeur de résistants – 2013

avisderechercheresistantesUTILUTILPerformance du rue, collective et interactive portant sur les divers visages de la résistance. Banc d’essai lors des Journées d’Afrique 2013, 5ème édition, Trois-Pistoles. Samedi 25 mai, devant la forge à Bérubé, 363 Rue Vézina, TroisPistoles.
 
Résumé : Un chœur de résistants déambule en chantant et grommelant des mots doux et étranges de résistance : liberté, action, agriculture vivrière, revitalisation, union, autogestion, dignité, connaissance, simplicité volontaire, parole, nomadisme, partage, solidarité, etc.
 
Qui sont ces résistants et résistantes ? Tous différents, ils ont pourtant un point commun : pour eux, résister, c’est créer (Deleuze).
 
Devant vous ils créent des textes, des dessins, des tracts qu’ils s’empressent aussitôt de partager. Ils inventent et sèment leurs paroles comme d’autres sèment leur champ. La récolte sera bonne ; au loin des masques appellent. Entendez-vous leur voix? Est-ce le cri de la terre, le chant de la liberté, la musique de la dignité, la clameur de l’indignation, le grincement de l’injustice, le murmure des alternatives, le chœur de la résistance ?
 
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Échofête de Trois-Pistoles – été 2011

Trois fresques réalisées dans le cadre de l’Échofête, le festival environnemental de Trois-Pistoles. Feutre sur bois, tout simplement. Les visiteurs de tous les âges étaient invités à y ajouter une touche de couleur ou à y inscrire leurs réflexions avec des crayons de bois. Ils pouvaient s’inspirer de modèles colorés mis à leur disposition.