L’art communautaire engagé : une arme de création massive

Aprilus met la table

 

Au Bas-St-Laurent, dans les Basques, on s’apprête à perdre un sacré numéro! Dominique Malacort, c’est son nom. Avis aux rats des villes de Monrial : attachez vot’ tuque avec d’la broche, car c’est de vot’ bord qu’elle s’en va atterrir bientôt! La Malacort, elle nous a fait découvrir un tas de trucs délirants. Le théâtre communautaire, son dada, c’est un univers auquel personnellement je ne connaissais rien. J’y suis plongé tête première, y injectant parfois une dose d’Aprilus. Une couille par ci, une crotte par là diront certains. C’est p’têt pas faux, mais quand même, ce serait réducteur. Moi je dirais plutôt que nos désirs de brasser la cage et notre fascination commune pour les récits de gens «ordinaires» se sont nourris mutuellement. Un de ces quatre, celle qui se présentait comme la greffée extra-terrestre de St-Simon-sur-Mer, vous racontera, sur cette modeste tribune, ce en quoi consiste l’art communautaire (elle en a déjà pondu une thèse). Pour le moment, vous devrez vous contenter de découvrir l’insolite parcours de ma pote, ce monument d’originalité sur pattes, cet encéphale hyperactif qui m’aura marqué à jamais. Elle vous servira du «je», à la mode de l’époque, mais ce ne sera pas anodin. Et puis faut comprendre, au départ, le texte, il était pour le Rumeur du Loup, un canard sympa du coin qui ne donne pas dans le registre incisif. Voilà qui démontre que notre énergumène a les griffes rétractiles – car croyez-moi, quand elle les dégaine, façon cran d’arrêt, elle fesse fort, c’est jamais banal et souvent, c’est vraiment drôle.

 

Dominique Malacort raconte…

 

Depuis plus de trente ans, j’emprunte un parcours professionnel qui me réjouit et me maintient en alerte. À mi chemin entre le métier et le militantisme, le théâtre communautaire me permet d’évoluer dans un lieu où la création se réalise avec, par et pour la communauté, où la démocratie culturelle se construit à petits pas, où le partage des pouvoirs et des savoirs devient réalité, où l’esprit de collaboration remplace celui de la compétition, où nos imaginations sont activées et nos insubordinations attisées et où la créativité mène à l’expression d’une vision du monde inspirante et critique.

Ensemble, nous inventons, construisons et revendiquons une réalité plus égalitaire, plus libre et plus audacieuse que celle dans laquelle nous vivons. L’œuvre finale devient le reflet de nos désirs communs. Les changements sociétaux ne doivent-ils pas, pour advenir, être d’abord imaginés, exprimés et partagés publiquement par les citoyen.nes ?

Pour moi, la pratique du théâtre communautaire est le plus formidable des passeports. Il me donne un accès direct aux réalités, aux aspirations et aux indignations des collectivités. . Quand je participe à la construction d’une œuvre communautaire, la force du collectif me stimule, on dirait que tout mon être est en éveil. Je jubile et je m’anime. De plus, grâce au théâtre communautaire, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes que je n’aurais sans doute jamais connues autrement. J’ai co-créé une trentaine d’œuvres collectives avec des réfugié.es politiques, des rapatrié.es, des militant.es, des femmes incarcérées, des sans-emplois, des personnes vivant en situation de pauvreté, des personnes aphasiques, des personnes âgées, sans oublier, des citoyen.nes non «catégorisé.es» mais rattaché.es à une communauté territoriale: gens du monde rural et voisin.es de quartier.

Après 24 ans en Belgique, mon pays natal, 29 ans à Montréal, ma ville d’adoption, et après de nombreux voyages, je me suis établie en 2004, à Saint-Simon. J’ai alors eu l’impression d’être encore plus étrangère qu’en pleine brousse africaine là où, par tradition, l’hospitalité est érigée comme valeur sacrée. Dans le Bas-Saint-Laurent, je découvre qu’il suffit de venir du village d’à coté pour être identifiée comme une «étrange étrangère». J’accepte la situation sachant que dans mes valises je possède un petit trésor, un moyen pour établir des liens avec la communauté : la pratique artistique. Les collaborations avec les organismes du milieu se sont, en effet, progressivement établies et les projets se sont enchainés. L’organisme UTIL que j’avais initié à Montréal (Unité théâtral d’interventions locales) a déménagé son siège social à Saint-Simon et s’y enracine depuis avec force et enthousiasme. J’ai rencontré des artistes avec lesquelles j’ai établi des collaborations ponctuelles comme celle avec Benoit Gautier, Brigitte Lacasse, Chantal Drouin, Alexandre April et des collaborations pérennes, comme celles avec Stéphanie Beaudoin et Richard Lemay, grand complice devenu le coordonnateur d’UTIL.

UTIL devenait «utile et agréable» autant que rassembleur. Au total, de 2005 à 2018, des projets de théâtre communautaire, multidisciplinaires et intergénérationnels, se sont construits à Saint-Simon, Saint-Mathieu, Trois-Pistoles, Rimouski, Saint-Jean-de-Dieu, Degelis, Neigette et Esprit-Saint. L’ensemble s’est réalisé avec la participation de quelque trois cent citoyen.nes du Bas-Saint-Laurent.

En tant qu’artiste-accompagnatrice, mon approche s’est progressivement affirmée. Elle est influencée par les collaborations avec les autres artistes et est bien-sûr modulée par les habitudes culturelles des divers groupes avec qui je travaille. Après plusieurs années et moult expériences artistiques, j‘ai ressenti le besoin de faire le point et j’ai entrepris une recherche doctorale à l’Université Laval, là où j’avais été, durant plusieurs années, chargée de cours. A débuté alors un profond questionnement portant sur le sens et les modalités de ma pratique. Pour plonger dans ce travail, je disposais d’un endroit rêvé: un grand bureau baigné de lumière, dans ma maison, l »ancien presbytère de Saint-Simon. J’ai délibérément pris tout mon temps pour examiner et analyser ma pratique. L’entreprise fut captivante. J’en étais moi-même étonnée, moi qui n’ai pourtant jamais été très scolaire mais au contraire, plutôt rebelle à l’école. Il faut dire, qu’à partir de la maitrise, on ne nous demande pas d’assimiler mais de chercher de manière très autonome. Ça me convenait ! Tout en poursuivant la recherche universitaire, tout en continuant les projets de théâtre dans la région, je suis allée en Europe et en Afrique pour rencontrer des collègues exemplaires qui par effet de miroir m’ont ramené à ma propre pratique. À la fin de cette recherche biographique croisée je reconnaissais les particularités de ma propre pratique mais je constatais combien le théâtre communautaire pouvait s’affirmer, ici comme ailleurs, comme un extraordinaire vecteur d’émancipation collective. Un voyage en Argentine, en 2017, confirma cette certitude. Certes, la culture coule dans les veines des Argentin.es. mais le théâtre communautaire répond, par ailleurs, à un immense besoin de prise de parole et de résistance. Des troupes de théâtre communautaire, autogérées, festives et rassembleuses, il y en a dans presque tous les quartiers. Je suis rentrée chez moi, ragaillardie et un peu jalouse, déterminée à participer activement à la reconnaissance de l’art communautaire au Québec.

Il nous faut reconnaitre, avec lucidité et courage, un écueil majeur dans la pratique de l’art communautaire au Québec. Si l’engouement pour les arts communautaires est bien réel depuis les années 1990, la précarité et la fragilité, dans la pratique quotidienne des artistes communautaires, le sont tout autant.

Pour que son impact soit réel, l’art communautaire exige de la pérennité mais dans les faits, les artistes et les compagnies sont obligées de fonctionner à coup de projets donc sans budget de fonctionnement ni aucune structure stable. En réalité, nous n’avons pas les moyens de nos intentions et à chaque nouveau projet, nous recommençons presque à zéro. Au CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec), aucun programme n’est dédié à notre pratique spécifique, contrairement au Conseil des Arts de l’Ontario qui offre des subventions de projet et de fonctionnement aux organismes artistiques œuvrant en milieu communautaire. Auprès des autres instances culturelles québécoises, nous devons nous travestir, user de mille stratagèmes pour entrer dans les cases, toujours inappropriées, comme celles de la médiation culturelle. Le Québec accuse un retard alarmant. Les artistes communautaires s’affairent à la réalisation et à la survie de leur projet. Plusieurs sont au bord de l’essoufflement, et beaucoup demeurent isolé·e·s les un·e·s des autres.

En 2018, j’ai décidé de prendre un nouveau tournant. Dorénavant, je veux participer à la reconnaissance des arts communautaires. Certes, cette entreprise va me demander autant de passion et d’acharnement que je n’en ai mis pour réaliser des projets locaux Pour commencer, il me faut trouver des complices et des partenaires. J’en ai parlé autour de moi, auprès des regroupements d’artistes, des organisations culturelles, des réseaux existants, des structures universitaires et des chaires de recherche. Le projet, à caractère ouvertement revendicateur et politique, a trouvé nettement plus d’écho à Montréal que dans la Bas-Saint-Laurent. La nomade que je suis, va donc refaire ses valises. Je retourne à Montréal, plaque tournante des pratiques artistiques communautaires engagées.

Bien sur, UTIL maintiendra ses actions dans le Bas-Saint-Laurent en prenant des orientations nouvelles: ancrage dans les municipalités du Haut-Pays, action rassembleuse ruralité-urbanité. Mais plus globalement encore, je souhaite que pour les prochaines années, la pratique de l’art communautaire prenne sa juste place, que sa puissance transformatrice éclate et se répande au sein de nos collectivités, partout au Québec, tant en milieu rural que citadin, que les citoyens puissent se réapproprier la pratique artistique, que leurs rêves soient révélés, les injustices dénoncées, les solutions proposées et le plaisir largement propagé.

Unité théâtrale d’interventions locales : https://unitetheatralebsl.wordpress.com/

Cantastoria – Gloire et Déboires du navet

Bon, j’suis pas grayé en photos de cet évènement, donc de ces œuvres. Pour la plupart, croches, mal cadrées, mauvaise lumière… Mais voilà quand même.

Gloire et Déboires du navet : Théâtre ambulant destiné à la population de la région (MRC des Basques).  Le thème porte sur la problématique toujours actuelle de l’agriculture familiale versus l’industrie agro-alimentaire.  Théâtre sans avertissement, propos incisif et forme festive (dessin, danse, chanson, chœur).  Diffusée en 2014 : centre-femmes Catherine Leblond (juin), Marché Public (août), forum social Bas-Laurentien (septembre), AFEAS (septembre) etc.

Une autre oeuvre géniale orchestrée par Dominique Malacort. Le «chevalet-présentoir» utilisé pour dévoiler les canevas a été conçu par l’ingénieux Félix Charboneau.

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J’ai beaucoup apprécié cette représentation Gloire et déboires du navet. Cette forme d’art, la cantastoria, à la fois inventif, léger, humoristique sert très bien la conscientisation sur des sujets pas très légers, mais si importants d’aborder publiquement. La qualité du spectacle, son originalité, son propos génial, tout ce qu’il faut pour permettre une sérieuse prise de conscience de l’impact de l’industrialisation et la globalisation de l’agriculture sur nos vies, notre économie.  Longue vie à votre spectacle, Suzelle Lambert, spectatrice.

Nous avons trouvé la présentation originale et drôle. Elle portait à réflexion de par son contenu à la fois dénonciateur et porteur de solution. C’est une façon simple et très représentative de mettre en lumière une réalité qui touche notre région durement et qui ouvre sur des alternatives et à un retour vers plus d’humanité. Aline Denis, coordonnatrice du Centre-Femmes Catherine Leblond.

Très belle animation. Les comédiennes ont su nous garder à l’écoute et nous livrer leur message. En nous conscientisant d’acheter local, notre santé en sort gagnante. J’ai beaucoup aimé.  Bravo. Marie-Claire D’Amour, spectatrice

Agora Citoyenne 2014-2015 – Projet de médiation culturelle dans Les Basques

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Sensible au besoin humain de se rencontrer, de se divertir, de célébrer, de se remémorer, de s’exprimer par les arts, de débattre et d’imaginer un monde meilleur, UTIL joint l’utile à l’agréable. Avec Dominique Malacort comme capitaine du bateau et grâce à une équipe d’artistes du milieu, nous développons un art communautaire et rebondissons d’une situation à l’autre en inventant des concepts adaptés aux circonstances : théâtre communautaire et intergénérationnel, action artistique d’éducation populaire, action éclair dans l’espace public, etc.

orignalQuoi?

L’Agora Citoyenne est un spectacle-canevas solidement construit dont le but est d’inciter la population à prendre part au spectacle. L’approche préconisée est multidisciplinaire (théâtre-conte, danse traditionnelle-chanson à répondre, récit-poésie, vidéo-photo-dessin). La forme et le contenu se voudront ouverts et dialogiques, conviant au débat et à l’agitation neuronale. Cinq artistes professionnels participeront à la création de l’œuvre. Afin de créer un réel évènement, une vingtaine de citoyens seront invités à s’intégrer au spectacle. Avant chaque événement, les artistes professionnels animeront des ateliers de théâtre, musique et dessin. De plus, le medium vidéo permettra une récolte d’opinions (vox pop) auprès d’autres citoyens. Au cœur de l’agora, chaque spect’acteur sera témoin d’un grand évènement interactif auquel il pourra contribuer. L’Agora sera ainsi basée sur un canevas commun dont le contenu, imaginé et porté par les citoyens, variera selon les lieux de diffusion.

Pourquoi?

• Pour offrir à la collectivité un espace de dialogue intergénérationnel où les arts s’entrecroisent, où les frontières entre artistes-citoyens et artistes professionnelles éclatent, où le ludique et le réflexif se conjuguent, où les préoccupations quotidiennes se révèlent et se partagent, où les rêves acquièrent une dimension de réalité.
• Pour permettre aux citoyens de s’approprier la pratique artistique en participant activement à une série d’ateliers.
• Pour favoriser, à partir de préoccupations formulées par les citoyens, le renouvellement de la parole dans la MRC. Chez UTIL, la thématique n’est jamais déterminée en vase clos par des acteurs professionnels ou des experts de l’extérieur, mais résulte de consultations et d’ateliers de création citoyenne. Ainsi le thème 2012, Du rêve à lapoulet réalité, a engendré la thématique 2013, La résistance, qui a rebondi à son tour sur la thématique des Petits et grands pouvoirs. C’est donc sur ce thème que les artistes-citoyens et les artistes-citoyens se raconteront en 2014.  
• Pour honorer le patrimoine vivant nous choisirons des formes d’expressions familières, engageantes et accessibles dans lesquels les spectateurs se reconnaîtront rapidement et s’identifieront. Pour ce faire, nous sélectionnerons des créations citoyennes réalisées en 2012 et 2013 lors des nos ateliers de création collective. Nous complèterons ce montage en créant de nouveaux numéros interactifs.
• Pour former une relève en art communautaire et permettre, par des expériences de terrain, un transfert de connaissances entre une pionnière, Dominique Malacort, et les jeunes artistes de la région.

Quand ?  

Mai à août pour la création. Septembre à novembre pour la diffusion dans trois lieux différents.

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Le pâté chinois anthropologique

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Eh, les tizamis, pas besoin d’expliquer c’que c’est qu’le second degré j’espère… Alors, trouvée la femme? L’était en bas. Comment, vous aviez cru que c’était une ruche?! Mais non, l’était sous la burqa la dame!!!

Ci-dessous, un dessin de Régis Labeaume rebidouillé pour la revue À Bâbord!

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Pssst, le trio d’enfer, un projet en gestation qui va brasser la cage avec Aprilus Dominique Malacort et Félix Charbonneau :

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Rough translation for my friends up North…

Game – A woman hides on this page. Find her.

Title : The anthropological sheperd pie

Tell me what do you eat and I’ll tell you who you are.
In Quebec, shepherd pie is eaten from Ivujivik to Granby, from Blanc-Sablon to Ville-Marie.

English : The English, paternalistic oligarch, in his top class beef.

Indian : The infantilized savage, stuck in his emblematic corn, between both fuckers.

French : The white nigger of America, in his mashed potatoes, food of the conquered poor man.

And not to offend customers of the Liberal Party and the compassionate and individualistic fringe of Quebec Solidaire, here’s few ethnic ketchups that give luster to our national meal…

Aprilus says : « This is the ketchup which accommodates with the meal – and not the opposite »

The islamist says : « racist » but thinks « fagot, misbeliever… »

 

«La légende du colibri» avec le trio d’enfer

Pour l’occasion du de lancement de la nouvelle politique culturelle des Basques (12 novembre 2013), Aprilus (dessin en direct), Félix Charbonneau (violoncelle) et Dominique Malacort (conte), ont «enflammé» Saint-Clément, avec leur trio d’enfer, hybride de musique, de dessin et de conte. Et je n’ai même pas eu le temps de mettre mon costume… Un immense merci à Amélie Brière.

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Félix Charbonneau. Cowboy anachronique à la pilosité vigoureuse. LE sex-symbol rural.
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Dominique Malacort, la mythique princesse grunge, exulte et transpire sa singularité.
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Aprilus, en garçon propre, enlève ses chaussettes pendant, fait le lit après; et disparaît poliment.

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Dans toute sa splendeur maléfique…

 

Théâtre d’action, de sensibilisation et d’éducation populaire – 2013-2014

Ce projet est mené dans le cadre de mes activités au sein d’UTIL. 

En partenariat avec le comité Préjugés de l’Alliance pour la solidarité et l’inclusion sociale du Bas-Saint-Laurent, les actions artistiques visent à démystifier les préjugés véhiculés à l’égard des personnes en situation de pauvreté et à rejoindre les acteurs des milieux communautaires, économiques, politiques ainsi que la population en général dans la MRC de Rimouski-Neigette.

La co-création se réalise en 2013 et 2014 et elle implique une douzaine d’artistes citoyens. Les artistes intervenants sont Alexandre April (art visuel) et Dominique Malacort (théâtre). Le projet se fait en collaboration avec plusieurs organismes du milieu : le centre-femmes de Rimouski (Jacinthe Montplaisir), le CLSC (Guylaine Bélanger) et le MainsBSL (Christine Jacques). Sylvie Laplante se joint à l’équipe en tant que costumière.

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Art communautaire, Fresques & spectacles / communitarian art, frescoes & shows

*Note : I didn’t translated these activities because they are mainly local actions. However, do not hesitate to contact me if you require further informations.

1- Fresques :

Fresques et illustrations sur murs, vitres, cours d’écoles… Rapportez-vous à la sections « Fresques » pour en voir plus!

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2- Art communautaire :

Projet : «Concevons une BD» 2014-2015

arthurabDans le but de répondre à ces enjeux, et dans le cadre du Fond Réunir-Réussir de COSMOSS 0-100 ans élargi des Basques, j’ai conçu et préparé des  ateliers de création de bandes dessinées pour de jeunes participants de 9 à 15 ans, à raison de deux groupes par semaine via deux ateliers chacun. Le projet est mené dans six communautés Basques sans frais d’admission. Les œuvres furent regroupées en un album unique devienant ainsi une œuvre collective imprimée et diffusée sur le territoire Tous les participants ont bien sur eu droit à leur copie.

Des solutions culturelles à des problématiques sociales :

Ce projet de création d’une bande dessinée pour les jeunes a été élaboré en fonction des problématiques sociales et culturelles existantes sur le territoire des Basques (déclin du sentiment d’appartenance au milieu, faiblesse de l’offre de loisirs culturels jeunesses, sous-exploitation des lieux culturels et de loisirs, peu ou pas d’activité valorisant l’écriture, la lecture et les arts à l’extérieur de l’école, etc.). Par ailleurs, nous pensons que pareil projet, amené dans une perspective de soutien à la réussite scolaire, peut également faire une différence sur ces enjeux.

 

3- Art communautaire, dans le cadre de mes activité avec UTIL (Unité théâtrale d’interventions locales)

Théâtre d’action, de sensibilisation et d’éducation populaire – 2013-2014

3-microscope 0En partenariat avec le comité Préjugés de l’Alliance pour la solidarité et l’inclusion sociale du Bas-Saint-Laurent, les actions artistiques visent à démystifier les préjugés véhiculés à l’égard des personnes en situation de pauvreté et à rejoindre les acteurs des milieux communautaires, économiques, politiques ainsi que la population en général dans la MRC de Rimouski-Neigette. La co-création se réalise en 2013 et 2014 et elle implique une douzaine d’artistes citoyens. Les artistes intervenants étaient moi-même,  Alexandre April (illustration) et Dominique Malacort (théâtre). Le projet s’est fait en collaboration avec plusieurs organismes du milieu : le centre-femmes de Rimouski , le CLSC et le MainsBSL. Sylvie Laplante se joint à l’équipe en tant que costumière.

 

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L’œuvre à droite est constituée des dessins fait par les citoyens participants, je les ai ensuite assemblés en un monstre, le géniteur de préjugés. Il fut ensuite reproduit en costume pour le volet théâtral.

 

orignalAgora Citoyenne – 2014-2015

L’Agora Citoyenne était un spectacle-canevas qui a été solidement construit dans le but est d’inciter la population à prendre part au spectacle. L’approche préconisée a été multidisciplinaire (théâtre-conte, danse traditionnelle-chanson à répondre, récit-poésie, vidéo-photo-dessin). La forme et le contenu étaient ouverts et dialogiques, conviant au débat et à l’agitation neuronale. Cinq artistes professionnels participaient à la création de l’œuvre. Afin de créer un réel évènement, une vingtaine de citoyens ont été invité à s’intégrer au spectacle. Avant chaque événement, les artistes professionnels animaient des ateliers de théâtre, musique et dessin. De plus, le medium vidéo permettait une récolte d’opinions (vox pop) auprès d’autres citoyens. Au cœur de l’agora, chaque spect’acteur était témoin d’un grand évènement interactif auquel il pouvait contribuer. L’Agora était ainsi basée sur un canevas commun dont le contenu était imaginé et porté par les citoyens.

 

3- Quelques performances passées :

Le trio d’enfer – 2014

trioenferaprilusSpectacle présenté le 2 août à La Forge à Bérubé de Trois-Pistoles. À partir d’un enchaînement fusionnant les contes traditionnels et les contes de création, le trio d’enfer recherchait les insolites  interstices entre les disciplines artistiques que sont le dessin, le conte et la musique afin de (mal)traiter de manière loufoque mais non complaisante les réalités sociopolitiques de notre époque. Le trio d’enfer, c’était moi, Aprilus (dessin en direct), Félix Charbonneau (violoncelle et guitare) et Dominique Malacort (conte). Pourquoi ? Décontamination idéologique, agitation neuronale, réhabilitation des greffés extra-terrestres, canalisation de rages et de frustrations. Rien de moins.

Récits de vie et contes des  résistants de la MRC des Basques – 2014

En collaboration avec Les Compagnons de la mise en valeur du patrimoine vivant de Trois-Pistoles. La présentation aura lieu dans le cadre des Rendez-vous des Grandes Gueules, le 9 octobre 2013. La Roue de l’Infortune est un conte théâtralisé (conte, dessin et jeu). Version citoyenne du Rendez-vous  des Grandes Gueules, La Roue de l’Infortune se veut un clin d’œil à la résistance créative et rassemble une dizaine de citoyens, toutes et tous résistantEs de la région. Ces augustes et bien contemporaines figures donquichottiennes raconteront leur histoire exemplaire, leur lutte contre l’uniformisation ambiante, leur désir de liberté et leurs choix de vie. Les artistes intervenants sont Wahmed Ben Younès (conte), Alexandre April (dessin en direct) et Dominique Malacort (théâtre).

L’agitation propagatrice virulente et loufoque : le chœur de la résistance – 2013

DSC_0373 - Copie25 mai 2013, à la Forge à Bérubé de Trois-Pistoles
Un chœur de résistants déambule en chantant et en grommelant des mots doux et étranges de résistance : liberté, action, agriculture vivrière, revitalisation, union, autogestion, dignité, connaissance, parole, nomadisme, solidarité, etc. » Qui sont ces résistants et résistantes ? Tous différents, ils ont pourtant un point commun : pour eux, résister, c’est créer (Deleuze). Et devant vous ils créent des textes, des dessins, des tracts qu’ils s’empressent aussitôt de partager avec les spectateurs. Ils inventent et sèment leurs paroles, comme d’autres sèment leur champ. La récolte sera bonne ; au loin des masques appellent. Entendez-vous leur voix? Est-ce le cri de la terre, le chant de la liberté, la musique de la dignité, la clameur de l’indignation, le grincement de l’injustice, le murmure des alternatives, le chœur de la résistance ?

Couilles de terre (2)

Le monde merveilleux de nos légumes méconnus, deuxième partie.

Pour ceux qui n’ont pas vu la première partie de ce grand documentaire, c’est «ICI».

Je suis plutôt content de ce nouveau cru. Les petits couillons, semblables à des petites tortues marines, tentant de s’enfouir… Struggling for life. Prochainement sur Aprilus, l’usage ancestral du sirop de couille et autres produits dérivés…

Petit Anarchisse, casse-couille pour vieux

DoumEh, milliards de fans d’Aprilus – qui sait si bien booster ses publications comme le recommande Fèces-bouc –  z’aviez remarqué? L’est parti le p’tit anarchisse dans ma signature! Eh ben oui, déjà que ma blonde se payait ma tête avec ça! C’est que j’ai eu ma dose de nomenclature, de taxonomie et de masturbation intellectuelle. Cette fin de semaine, une bien jolie expérience clownesque orchestrée par UTIL et pimentée de militantes Montréalaises m’a fait prendre conscience de ma rusticité. Je suis plutôt le genre de clown amoureux du grotesque et adepte de méthodes de guérilla qui ne rechigne pas à s’offrir, sans chichis, à l’expertise d’une spécialiste. En l’occurrence, Dominique Malacort! Pour les bonnes causes, je suis une si bonne pute! Tellement peu client!

Ceci étant dit, c’est vrai que j’ai une grande gueule d’achigan qui fait du bruit! Mais ça se soigne!

Sur ce, soucieux de réajuster la parité des genres, je vous propose un joli dessin de Ramses Morales Izquierdo, le collaborateur Cubain de Tabarnak!

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Choeur de résistants – 2013

avisderechercheresistantesUTILUTILPerformance du rue, collective et interactive portant sur les divers visages de la résistance. Banc d’essai lors des Journées d’Afrique 2013, 5ème édition, Trois-Pistoles. Samedi 25 mai, devant la forge à Bérubé, 363 Rue Vézina, TroisPistoles.
 
Résumé : Un chœur de résistants déambule en chantant et grommelant des mots doux et étranges de résistance : liberté, action, agriculture vivrière, revitalisation, union, autogestion, dignité, connaissance, simplicité volontaire, parole, nomadisme, partage, solidarité, etc.
 
Qui sont ces résistants et résistantes ? Tous différents, ils ont pourtant un point commun : pour eux, résister, c’est créer (Deleuze).
 
Devant vous ils créent des textes, des dessins, des tracts qu’ils s’empressent aussitôt de partager. Ils inventent et sèment leurs paroles comme d’autres sèment leur champ. La récolte sera bonne ; au loin des masques appellent. Entendez-vous leur voix? Est-ce le cri de la terre, le chant de la liberté, la musique de la dignité, la clameur de l’indignation, le grincement de l’injustice, le murmure des alternatives, le chœur de la résistance ?
 
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