Liberté, égalité, fraternité, laïcité

13 novembre 2015 aprilus
novembre 14th, 2015
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peur aprilus

La peur gagne du terrain. Défions-la.

peaceDepuis les attentats à Charlie, je suis pris avec une trentaine de planches dont aucun éditeur québécois ne semble vouloir. Ce fameux projet de livre sur les accommodements «raisonnables» et le multiculturalisme. Une collaboration avec l’auteure Djemila Benhabib. Je vous en avais parlé ça et là. Et maintenant, à peine 10 mois plus tard, les tueries de Paris : 128 morts. Le massacre de Garissa à l’Est du Kenya, le 2 avril, malgré l’ampleur du carnage d’une extrême violence (148 morts)  ainsi que l’assassinat de six intellectuels bangladais par des tueurs affiliés à Al-Qaïda, n’ont, quant à eux, pas suscité d’élan planétaire de mobilisation solidaire. Idem pour la Tunisie et la Turquie qui ont également payé un lourd tribu aux malades obscurantistes de Daesh. La peur gagne du terrain. Nous sommes au prise avec un problème auquel nous aurions dû nous attaquer il y a vingt ans. Nous sommes empêtrés dans les incohérences de nos élites politiques. Quel meilleur exemple que cet imbécile de Harper assumant sans complexe la vente d’armements aux Saoudiens, histoire de préserver quelques emplois Ontariens? Fort à parier que le multiculturalisme de «Djustine» et des fédéralistes de tout poils demeurera inébranlable. Tout comme la connerie drapée d’orange de Québec Solidaire semble l’être : dans le petit communiqué de merde de mère Thérésa David, pas un ostie de mot pour dénoncer le terrorisme islamique. Quels intraitables cons. Je dresse bien droit mon majeur devant leur face. Ces clowns qui se disent près du peuple et qui sont incapables de prendre acte d’un évident malaise social porteront une lourde responsabilité quand les choses se seront d’avantage envenimées. Quand les bêtises et les gestes d’intolérance se multiplieront. Quand les va-t’en-guerre et les militaristes s’exciteront le poil des jambes. Ouach! Au Québec, nous sommes vulnérables, car sous tutelle canadienne, car incapables de prendre nos décision sans quémander des permissions auprès du Grand Schtroumph canadien. On y revient toujours : il n’y a rien de plus précieux que la liberté et l’indépendance.

 

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