Tropisme mortifère

février 4th, 2013
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Ce dessin m’a été inspiré par la lecture, entendue à l’émission Terre à terre sur France Culture, de la préface d’un livre intitulé, l’héritage de l’école de Beaujeu (détails en bas de page). Les mots étaient ceux de Monsieur Pierre Rabhi. Voici l’extrait :

«Les déconvenues d’aujourd’hui sont à la mesure de la vanité et de la prétention de la raison humaine de pouvoir assurer à elle seule le destin collectif au mépris des facteurs naturels qui l’ont déterminé et le détermineront toujours. Cette prétention démiurgique s’est affirmée durant les deux derniers siècles par l’exaltation et la domination du principe minéral, suite à l’exhumation massive de matières souterraines que l’on peut considérer comme mortes, en référence aux critères de la vie élémentaires. Ce principe serait dont en marge, pour ne pas dire opposé, au processus sensible animé par une sorte d’intelligence immanente, qui dès l’origine leur a donné cohésion, cohérence, vitalité et pérennité. Nous oublions assez facilement que c’est dans l’ordre du vivant que s’inscrit irrévocablement notre propre vitalité et notre propre pérennité biologique. »

C’est cette soif pour la matière morte, incarnée par les combustibles fossiles, au dépend du vivant que j’ai voulu représenter; dans le contexte Canada-Québec, à la lumière de la déception qu’a générée le Parti Québécois depuis son élection.

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Les deux émissions originales de Terre à terre, ICI! Pendant un mois seulement.

L’école de Beaujeu en quelques mots  :

L’école de Beaujeu, dont l’enseignement fut dispensé de 1983 à 1998 dans une ferme en plein cœur du Beaujolais par des agroécologistes, biodynamistes, permaculteurs, vétérinaires homéopathes, phytothérapeutes, microbiologistes des sols …, se voulait globale. On y apprenait une philosophie générale de la vie. Elle a été créée par Suzanne et Victor Michon, tous deux anciens Résistants, et a profondément marqué tous ceux qui ont eu la chance d’y suivre une formation. On y traitait de culture générale, de la santé et de l’alimentation, du rapport de l’homme avec l’animal, du rôle fondamental des bactéries pour les sols, les plantes et leur culture et du rôle essentiel du règne végétal dans les rapports entre Homme et Nature.

Le bouquin – 4ème de couverture :

Cet ouvrage est écrit pour rendre hommage à tous: fondateurs, enseignants, étudiants, animateurs, secrétaires. Ces textes sont publiés pour dire ce que fut cette expérience de vie exceptionnelle. Pour différentes raisons, tous les enseignants n’ont pu laisser un message écrit, mais la quasi-totalité de ceux qui co-signent ce livre ont enseigné à l’École. Les thèmes traités reflètent fidèlement l’équilibre de l’enseignement donné à l’École de Beaujeu: une part de culture générale sur l’Homme, la Société, la Nature; le rapport avec l’animal, le rôle fondamental des bactéries représentent un élément clé de l’enseignement donné; les textes sur les sols, la plante et la culture insistent sur le rôle essentiel du règne végétal dans les rapports Homme-Nature et enfin une large part de l’ouvrage est consacrée aux rapports entre santé et alimentation. Ce livre est aussi un atelier d’outillage, notre base d’enseignement, où chacun pioche matière à alimenter sa propre réflexion, dans sa vie de tous les jours et dans son besoin d’élévation personnelle. Il redonne un sens aux mots récupérés, sinon dévoyés, tels que «Bio», «Bio-dynamie» ou «Agro-biodynamie» par exemple et en particulier.

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