Les pointes de Brie (4, 5 & 6)

Droite gauche aprilus

albert brie aprilus poing

Quatrième, cinquième et sixième publications des Pointes de Brie au Journal Le Québécois. De bons mots présentés sous l’angle d’un bestiaire façon Aprilus.

Qui c’est Albert Brie?

Écrivain et humoriste québécois. Il a participé comme scripteur francophone à plusieurs médias. Il est notamment connu comme auteur d’aphorismes humoristiques et philosophiques salués par ses pairs. Albert est décédé le 27 octobre 2015 à l’âge de 89 ans.

« Un écrivain prodigieux, à mettre quelque part entre le vieux Montaigne et le jeune La Bruyère » ­- Jean Marcel

« Ses pensées précises et fines ont éclairé des générations de lecteurs. Ses traits, il les décoche en quelques mots qui lui suffisent à cerner une idée, une impression, un sentiment.  » – Jean François Nadeau

« Si tous ceux qui parlent pesaient leurs mots, comme l’air serait léger ! » – Albert Brie

« La plupart des grands hommes sont considérés comme des lumières seulement quand ils sont éteints et les morts sont enterrés deux fois, sous la terre et sous les éloges ! » – Albert Brie

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L’Université Born Again

Publié le 24 avril 2017 dans le Journal du Québécois.

Vous avez vu en fin de semaine cet article du Devoir intitulé «La religion investit l’université»? Grosso modo, on y apprend que l’université Laval formera bientôt des missionnaires évangélistes.

Moi qui suis biologiste, s’il est une chose qui me pompe particulièrement chez les baptistes évangélistes et autres born again christians, c’est leur zèle créationniste. Éminent généticien, biologiste et théoricien de l’évolution, Theodosius Dobzhansky affirmait que « rien en biologie n’a un sens excepté dans le contexte de l’évolution ». Allez rapporter un tel propos à un baptiste bien lobotomisé et sa réaction vous permettra de mesurer l’étendu de l’obscurantisme moyenâgeux qui s’incrustera sous peu dans ce lieu de savoir que devrait être l’Université. Causez avortement, contraception, droit des femmes ou de minorités sexuelles et vous serez éblouis par les sottises qu’il vous servira ainsi que par sa dévotion aux fariboles les plus grotesques. Prenez ensuite la mesure de tout le fric que sous-tend le mouvement protestant évangélique, cette énième sous-espèce chrétienne, et vous comprendrez pourquoi cette manne a su parler au doyen de l’Université Laval. Dans l’affaire qui nous intéresse, un modeste 420 000$.

Pour prendre acte du degré de fanatisme des adeptes de cette fiction millénaire, offrez-vous la bande-annonce du film Jesus Camp (voir en bas de page – le film entier est en ligne). Si vous croyiez la barbarie chrétienne définitivement révolue malgré le passage de Bush junior le croisé, jetez aussi un œil au documentaire Dispatches Saving Africa’s Witch Children (en bas de page). Pas très joli. On se demande où est passé le Jésus babacool post-boomers. Puis, pour vous détendre, offrez-vous une petite virée au Big Valley Création Science Muséum en Alberta, vous y rencontrerez peut-être quelques-uns des Jesus freaks élus d’Ottawa. Certains attesteront, sans complexe, de la dimension politique de leur foi. Moins tiède sur les questions d’intrusions religieuses lorsqu’elles n’émanent pas de musulmans, l’émission Enquête a témoigné, sous le règne d’Harper, de cette vilaine manie évangéliste. Le reportage intitulé À la droite de Harper peut toujours être visionné sur Youtube (en bas toujours). Convaincus de l’imminence de l’Apocalypse et que le Canada y jouera un rôle prescrit par les Écritures, ces illuminés s’affairent d’avantage à sauver des âmes pour la moisson finale qu’à lutter contre les changements climatiques. Au pouvoir, les Conservateurs ont ainsi multiplié les tentatives devant remettre au goût du jour la question de l’avortement, œuvré à moraliser les événements et productions artistiques subventionnés et assumé un virage pro-Israélien. L’arrivée du poster boy Trudeau s’inscrit également dans la tradition du clientélisme électoral guidé par les bondieuseries. Fiston Trudeau, on le sait, ne rechigne jamais à montrer sa bouille dans les pires nids à intolérance.

On peut s’attendre à ce que d’autres sectes à succès prennent le pas à l’Université Laval. Quand viendra le tour de l’islam, ses gourous pourront bien sûr compter sur Québec Solidaire et le Parti Libéral pour faire taire toute contestation en aboyant copieusement des «racistes». Incarnée au Québec par QS, la tradition de la gauche régressive initiée par Foucault, improbable groupie de l’Ayatollah iranien Khomeyni, mariée au multiculturalisme fanatique de Couillard, piétine le réel, les leçons de l’histoire et les derniers confettis francophones d’Amérique.

Alors que j’aurais volontiers illustré le funeste destin que réserve le Parti Libéral au dernier troupeau de caribou de Val d’Or, je me retrouve à vous réchauffer ma camelote de sale laïcard intégriste, identitaire et raciste. Deux autres dessins donc, qui auraient dû se retrouver dans le dernier livre de Djemila Benhabib. Les frères Kouachi en ont décidé autrement en abattant Charb qui devait en signer la préface. Dès lors, moquer les idéologies religieuses et défendre la liberté d’expression est devenu un sujet tabou donnant de l’urticaire aux éditeurs. Je me suis bien vite retrouvé seul comme un taenia au fond d’un duodénum. Pourquoi s’embarrasser d’un type qui n’a jamais fait TLMEP et qui persiste à dessiner des matières fécales, des bites et des vulves? Rassurez-vous, dans la marginalité, la santé va bien. Sans doute mieux qu’autrement. Job alimentaire oblige, j’y dessine moins de caribous persécutés que je ne le souhaiterais, mais en bon garçon, j’y pratique le recyclage de mes vieux coups de sang mécréants. Et comme l’histoire ne veut pas passer à autre chose, et ben voilà… Jusqu’à épuisement des stocks.



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À bâbord! Les publireportages d’une gauche régressive urbaine

Publié dans le Journal du Québécois le 10 avril 2016

Une job à 4 mains menée par Aprilus et François Doyon.

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Aprilus met la table.

Le Monde Diplomatique, pour moi, c’est l’incarnation du bon journal de gauche. Et si le petit côté universitaire vous saoule, en France, il y a aussi le drôlement féroce Fakir. Ici au Québec, on a ce truc, À Bâbord! Un canard urbano-centriste qui impose le carcan d’un parti politique, Québec Solidaire. Voici donc un papelard restrictif au niveau des nombreuses expressions de la gauche, allergique au principe de la laïcité et frileux quant à ce qui devrait pourtant faire vibrer tout progressiste: la liberté et l’indépendance. Le philosophe François Doyon, auteur du texte qui suit, et moi avons tous les deux oeuvré au sein de ce véritable cloaque idéologique – exception faite de la chronique de Normand Baillargeon. Depuis l’horrible numéro célébrant l’anniversaire de «la» gauche québécoise, l’idée de fesser sur ce publireportage fondu dans le papier glacé nous titillait. C’est finalement le tendancieux numéro sur le racisme qui nous aura fait sortir de nos gonds et poussé à commettre ce que vous avez sous les yeux. Alors que non-seulement le Diplo a anticipé la montée des extrêmes, qu’il en fait régulièrement une lecture éclairée, relevant les raisons du mécontentement populaire ambiant ainsi que les trahisons d’élites soit disant progressistes; alors que nombre de voix s’élèvent quant aux erreurs tactiques des mouvements anti-racistes européens; Québec Solidaire et ses sbires régressistes persistent dans leur aveuglement et leur mépris du «troupeau dérouté», cette populace ignare et raciste capable de conduire des hurluberlus comme Trump au pouvoir. Attisant allègrement le ressentiment populaire et entretenant une incendiaire polarisation, cette gauche québécoise adulée des puissants, prétend pourtant vouloir parler d’autre chose que d’identité, de souveraineté et de laïcité. À force de célébrer les différences individuelles, elle a dilué sa vocation première: défendre les classes populaires. À Bâbord! n’est qu’un des véhicules de cette mortifère propension sur laquelle mise le PLQ pour éradiquer toute velléité indépendantiste. Fort à parier que Couillard, qui lui aussi se contre-crisse de la paix sociale, est abonné à ce torchon Montréalais.

Doyon procède à la dissection.

À bâbord! est une revue de gauche qui s’autoprésente en ces termes : « La revue À bâbord! est une publication indépendante, sans but lucratif, paraissant cinq fois par année depuis sa fondation en 2003. Elle est éditée par des militantes et des militants de toutes origines, proposant une révolution dans l’organisation de notre société, dans les rapports entre hommes et femmes et dans nos liens avec la Nature [sic]. La revue a pour but d’informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d’offrir un espace ouvert pour débattre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d’origine populaire. À bâbord! veut appuyer les efforts de celles et ceux qui dénoncent les injustices et organisent la rébellion. »

Aprilus et moi-même sommes tous les deux d’anciens collaborateurs de cette revue. Nous avons quitté le pont de ce navire qui prend l’eau, marginalisés au sein même de la marginalité. En effet, À bâbord! ne représente « qu’une gauche » et demeure sectaire et urbain même lorsqu’il traite de sujets régionaux. La gauche ne se limite pas qu’à cette vision biaisée. Car reléguer la lutte pour l’indépendance du Québec au ras de la moquette, ce n’est pas ce qu’il y a de plus progressiste.

Le lecteur un tant soit peu perspicace aura déjà compris : À bâbord!, est un éditeur de publireportages pour Québec solidaire.

Plusieurs voies d’eau ont précipité À bâbord! dans un abîme de niaiseries. Le naufrage est apparu inévitable avec la publication d’un dossier spécial dans le numéro 67, intitulé « Racisme au Québec : au-delà du déni ».

 Il est dit dans ce dossier qu’il n’y a pas de capitalisme sans racisme. Cette affirmation est lancée sans preuve suffisante.

« Notre manière de nous mobiliser autour de la question du racisme, écrit l’auteur, est une question de premier ordre au Québec, alors que l’élite utilise des sentiments identitaires rigides et rétrogrades pour maintenir une position de privilèges, s’attaquer aux conditions de travail et maintenir les travailleuses et travailleurs racisés dans une situation de vulnérabilité et d’exploitation. »

Le texte énonce bien quelques faits, mais l’agencement de ceux-ci donne à croire que le phénomène du racisme est lié au seul capitalisme nord-américain. C’est de la malhonnêteté intellectuelle. Une généralisation abusive qui manifeste une profonde ignorance de l’histoire et de l’essence du capitalisme. Il ne faut pas comprendre grand-chose au monde actuel pour écrire qu’il n’y a pas de capitalisme sans racisme. S’il existe une idéologie qui ne fait pas la différence entre un homme noir et un homme blanc, c’est bien le libéralisme économique et son culte de l’Homme remplaçable.

L’article relate des faits historiques sans faire la moindre différence entre Français et Anglais, il se contente de traiter du Québec et du Canada comme s’il s’agissait du même peuple!

L’auteur sait-il qu’il ne parle pas du Québec lorsqu’il écrit : « La fondation du capitalisme au Canada repose en effet sur une logique racisée. La dépossession des terres autochtones et le vol de leurs ressources étaient fondamentaux pour l’accumulation historique du capital et ces mécanismes sont toujours bien à l’œuvre aujourd’hui. Avec la Loi sur les Indiens, l’élite du Canada s’est assurée que les peuples autochtones soient marginalisés au sein d’un système d’apartheid » ?

Le Québec n’est pas du tout responsable de la loi sur les Indiens, c’est une loi fédérale. Le texte dénonce le racisme, mais la pire forme de racisme n’est pas justement de nier l’existence d’un peuple?

Plus absurde encore, l’auteur, déformant outrageusement la réalité, présente le projet de loi 62 comme raciste :

« Loin de promouvoir les idéaux universels de sécularisme, ce projet de loi régressif vise clairement les musulman.e.s [sic] du Québec. Il est même critiqué par le parti québécois pour ne pas aller trop loin. La ministre libérale Stéphanie Vallée a suggéré d’adopter des mesures similaires à la France, telles que permettre à la police de fouiller les femmes qui portent le niqab. Tout cela est présenté sous le couvert du sécularisme et de la civilité, alors que l’intention politique est manifestement de consolider certains segments de l’Électorat en mobilisant un discours sur les communautés immigrantes, particulièrement les communautés arabes et musulmanes; en insinuant que le Québec, comme nation blanche et judéo-chrétienne, serait menacé de l’extérieur et de l’intérieur par des barbares à nos frontières et entre notre sein. »

Prêter de telles intentions au PLQ relève du pur délire de persécution. Tout ce qui limite la liberté de cette religion d’État non repentante est vu comme du racisme…

Bref, en publiant ce torchon, les harpies intersectionnelles de À bâbord! occultent complètement dans leur diatribe le fait que les canadiens-français étaient dans une position de subordination tant sur le plan économique que social et culturel jusqu’à la fin des années 1970. Et encore aujourd’hui, ils sont sous-représentés tant au Canada qu’au Québec dans le 1 % les mieux nantis. C’est bien beau de dire aux autres de vérifier leurs privilèges, mais que ces harpies commencent par réviser leurs manuels d’histoire.

Je leur recommande notamment la lecture de l’historien américain Francis Parkman, spécialiste de la Nouvelle-France, qui écrit : « La civilisation espagnole a écrasé les Indiens; la civilisation anglaise les a méprisés et négligés; la civilisation française les a enlacés et chéris. » (cité par Alfred A. Cave, The French and Indian War, Greenwood Press, 2004) Enlacés et chéris c’est beaucoup dire, mais pour des raisons économiques et politiques les autorités coloniales françaises les ont perçus comme des alliés et de nombreux « Canadiens » vivaient en leur compagnie…

Si les auteurs de À bâbord! étaient moins ignorants de l’histoire du Québec, ils comprendraient que si nos relations avec les autochtones avaient été mauvaises, jamais ils ne nous auraient permis de découvrir le continent américain jusqu’au fin fond du Mississippi. On se serait fait massacrer le temps de le dire. La population de la Nouvelle-France était trop petite pour conquérir ce coin de pays. Même lors de la première paix des Braves, les Amérindiens avaient la force militaire nécessaire pour nous vaincre et nous confiner à Québec et Montréal. Nous n’avions pas les moyens de les exterminer. Après il y a eu la conquête anglaise…

Il faut voir le film L’empreinte pour comprendre que les Québécois sont certainement la nation la plus proche des autochtones de toute l’Amérique du Nord. Sirop d’érable, épluchettes de maïs, hockey : est-il quelque chose de nous qui soit typiquement québécois et qui ne porte pas la trace de notre métissage?

Le dossier « Racisme au Québec : au-delà du déni » est un appel à la repentance et à l’autoflagellation. Or tenter de faire ressentir de la white guilt est le meilleur moyen de produire un suprémaciste. À chaque attaque de culpabilisation, on devient davantage ce que la gauche régressive croit combattre. La gauche régressive incite à remarquer plus que jamais la couleur des gens! Inutile de continuer à traiter les Québécois de racistes, ils le savent et ça les indiffère de plus en plus. La gauche régressive a réussi à banaliser le racisme à force de le voir partout où il n’est pas.

Un procès du Québec pour racisme qui jette de l’huile sur le feu, est-ce mieux qu’un débat sur une charte qui souffle sur les braises de l’intolérance? En faisant le procès du Québec, la gauche régressive provoque les mêmes dommages qu’elle reprochait au débat sur la charte des valeurs du PQ.  Avec son dossier, À bâbord! jette de l’huile sur un feu qui réchauffe l’extrême droite.

Dans le numéro 68, À bâbord! réplique à l’indignation et aux dérapages racistes qu’à suscité le texte « Pas de capitalisme sans racisme », qui fût aussi publié dans Le Devoir[1]. Les coordonnateurs du dossier et l’auteur du texte conspué écrivent :

« Évitons les sophismes : dénoncer le racisme et le fait qu’il sert l’implantation d’un capitalisme déshumanisant ne signifie pas qu’on est raciste anti-Québécois ou anti-blanc; ce n’est pas non plus l’expression d’une volonté d’invisibiliser l’histoire du Québec pour prôner des valeurs islamistes. »

Ce n’est pas un sophisme que de dire que l’auteur de « Pas de capitalisme sans racisme » déforme l’histoire du capitalisme et l’histoire du Québec.

Ce n’est pas un sophisme que de dire que le capitalisme n’est pas toujours lié au racisme. Le capitalisme est lié au racisme durant ce que Marx appelle la « phase d’accumulation primitive : “La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore[2].” Mais lorsque le Québec est sorti du régime seigneurial, si son industrialisation était liée au racisme, c’était le racisme anti-francophone. Nous pensons aux ouvriers francophones des quartiers industriels de l’est de MontréaI. Ces ouvriers travaillants pour des boss anglophones sont bien représentés dans les œuvres Michel Tremblay. Il faut vraiment ignorer l’histoire du Québec, ainsi que sa littérature, pour penser que les francophones du Québec se sont enrichis en exploitant les autres races.

Nous reconnaissons qu’il est important “d’écouter et d’entendre l’Autre”, mais nous refusons qu’on fasse le procès des Québécois sur la base de mensonges colportés par des immigrants et des militants de gauche qui ne prennent pas la peine de s’instruire correctement sur notre histoire avant de nous juger. Remarquez que le processus de sécularisation amorcé durant la révolution tranquille, est complètement zappé des radars de ces progressistes à deux balles…

Combattre le racisme est une noble cause. La façon la plus perfide de nuire à une cause, c’est de la défendre avec de mauvaises raisons. Or, c’est précisément ce qu’a fait À bâbord! avec son dossier sur le racisme. Pour renflouer l’épave À bâbord!, il faudrait son comité de rédaction cesse de publier des surdoses d’ignorance.

 

Biographie – François Doyon – Ose te servir de ton propre entendement! Voilà la phrase fétiche de François, une phrase qu’il aime appliquer au jour le jour. Que ce soit dans ses luttes épiques contre les impostures intellectuelles, son amour pour les plantes que personne ne connaît par leur vrai nom ou son dévouement pour ses élèves, François ne se chauffe pas de n’importe quel bois. Spécialiste de la philosophie de Hans-Georg Gadamer, il est l’un des auteurs de Philosophical Apprenticeships, contemporary continental philosophy in Canada (Presses de l’Université d’Ottawa, 2009), de L’art du dialogue et de l’argumentation, s’initier à la pensée critique pour le cours « Philosophie et rationalité » (Chenelière Éducation, 2009) et de La face cachée du cours Éthique et culture religieuse (Léméac, 2016). Il vient de publier Les philosophes québécois et leur défense des religions (Connaissances et Savoirs, 2017). François Doyon est également contributeur pour la revue Québec sceptique.

 

Aprilus…

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[1] http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/488276/pas-de-capitalisme-sans-racisme.
[2] Karl Marx, Le Capital, Livre I, VIIIe section : L’accumulation primitive, Chapitre XXXI : Genèse du capitaliste industriel.


 

 

 

 

 

 

Les merdes de février & mars 2017

À l’exception du dessin de la une et du texte qui l’accompagne, voici, du plus récent au plus ancient, la matière chiée dans le Journal Le Québécois par votre humble serviteur en février et mars 2017.

15 mars 2017- En route pour 2018

À droite, un patron bien gros, un mononcle renégat et gominé, un arriviste testostéroneux, un abject opportuniste au populisme facile. La chose n’est pas banale à l’aube de l’ère Trump. Avec Legault, c’est le statu quo à perpète consolidé par une horde d’affairistes de bas-étage. Pas grand chose à escompter de ce bord là.

À gauche, bien campé à Montréal, l’auteur du magnifique «Tenir tête» qui nous affirme être aujourd’hui à l’écoute de la plèbe, tout en brâmant, en duo avec son ami Will Prosper, que le Québec serait menacé par un vil repli identitaire digne des dérives de Geert Wilders dans les Pays-Bas… Comment ne pas être agacé en voyant l’ancien militant étudiant se garocher en politique, exactement comme l’aurait fait un vieux politicard de beige vêtu, pile au terme de la faussement démocratique et inclusive tournée Faut qu’on se parle? Qui plus est, il le fait en jetant l’anathème sur un monument tel que Parizeau! Oui, oui, Gabriel,  faut que ça change! On connaît la chanson. C’était justement le slogan de Legault en 2012. Maintenant fiston, décontracte ton jeune scrotum gorgé de sève printanière car tes envolées lyriques augurent drôlement la convergence indépendantiste dont le Québec a désespérément besoin.

Gabriel Nadeau-Dubois. Voilà un brave garçon qui aurait dû consacrer son abondant jus de neurone à expliquer aux nouveaux immigrants dans quelle histoire nous les convions à nos nous rejoindre. Plutôt que de les infantiliser tout en ravivant les vieux complexes des siens, Nadeau-Dubois devrait leur raconter nos rapports avec les peuples premiers (mais sans zapper les bons coups, contrairement à ce que laisse transparaître son bouquin «gruyère» Ne renonçons à rien), notre lutte pour l’indépendance, notre langue qui s’érode chaque jour d’avantage, notre sécularisation en marche et, comme un digne héritier de la gauche, il devrait vanter les bienfaits collectifs de la laïcité, vecteur de paix sociale. Et ce, au même titre que la solidarité humaine et qu’un virage résolument écologique. Mais non! Fidèle à Québec Solitaire et aux vertueux petits censeurs staliniens de l’UQAM, le nouveau venu s’est attelé à semer la confusion et à cultiver la polarisation. Le tout porté par une surexposition médiatique radio-canadienne dont le Bloc Québécois, à poids égal dans le contexte fédéral, est bien loin de pouvoir se targuer. Pour ajouter à ce ridicule typiquement Canadien, Enquête a une fois de plus sévit avec un documentaire grotesque emmenant de l’eau au moulin de cette gauche régressive et sectaire, bien incapable de déceler ce que masque la généreuse «exposure» dont elle bénéficie. Cette pure marde journalistique aurait pu alimenter le scénario d’Elvis Gratton III.

Au centre, Lisée. Dégriffé, castré, éparpillé pour ratisser plus large. Mais à des années lumières de Lucien Bouchard, heureusement. Il faudra bien, pour reprendre Bock-Côté alors qu’il parlait du PQ, que Lisée cesse de donner des gages à ses ennemis et qu’il combatte ceux qui le combattent. Il ne gagnera rien à faire la danse­­ du ventre devant ceux qui le méprisent.

Tout en bas, toujours plus arrogant, il y Couillard, le pyromane en chef, entouré de sa cour alléchée, souverain dans son brasier. Roi de soi et de tout ça. Bien qu’il en fantasme le désarroi prochain, à savoir aux élections de 2018, le pt’it Nadeau-Dubois, en s’invitant en politique, vient plutôt de refiler au roi un doux frisson au fond du caleçon.

28 mars – Keystone XL

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Les Libéraux, avec ou sans poster boy, sont des fourbes.

22 mars – Printemps 2017

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S’il-vous plaît Couillard, aide-moi à sortir de l’ombre, de cette obscure feuille de chou, de ce nid à radicaux. Censure publiquement mon dessin, je t’en supplie. Regarde, j’ai dessiné tes couilles. Elles sont bien violacées, jaillissant de ta jupe. N’est-ce pas intolérable?

Autrement, Josée Legault nous expose une belle vue d’ensemble de ce qui nous pend sous le nez, la monarchie du PLQ : http://www.journaldemontreal.com/2017/03/21/boite-a-surprises-ou-boite-de-pandore

12 mars – Les pointes de Brie (2)

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Deuxième publication des Pointes de Brie au Journal Le Québécois. De bons mots présentés sous l’angle d’un bestiaire façon Aprilus.

Qui c’est Albert Brie?

Écrivain et humoriste québécois. Il a participé comme scripteur francophone à plusieurs médias. Il est notamment connu comme auteur d’aphorismes humoristiques et philosophiques salués par ses pairs. Albert est décédé le 27 octobre 2015 à l’âge de 89 ans.

« Un écrivain prodigieux, à mettre quelque part entre le vieux Montaigne et le jeune La Bruyère » ­- Jean Marcel

« Ses pensées précises et fines ont éclairé des générations de lecteurs. Ses traits, il les décoche en quelques mots qui lui suffisent à cerner une idée, une impression, un sentiment.  » – Jean François Nadeau

« Si tous ceux qui parlent pesaient leurs mots, comme l’air serait léger ! » – Albert Brie

« La plupart des grands hommes sont considérés comme des lumières seulement quand ils sont éteints et les morts sont enterrés deux fois, sous la terre et sous les éloges ! » – Albert Brie

3 mars – À la mode de chez nous

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Encore du religieux. Jusqu’à ce que ça nous sorte par les oreilles.

Cette fiction torturée, ce hippie cloué dégoulinant sa souffrance à l’Assemblée Nationale, dans les hôpitaux et dans certaines écoles publiques en région m’agace et c’est peu de dire. Mais en même temps, j’ai peur qu’en voulant trop pousser pour qu’il soit expulsé de partout une bonne fois pour toute, tout le reste s’effrite… Je parle de ces restants de volonté de sécularisation. Ces quelques malheureux confettis. Je serais même prêt à faire une «croix» sur l’embrouille, histoire d’avancer un peu. Mais bon, visiblement on préfère encore se prendre la tête avec ces bondieuseries ostentatoires. Foutues religions. Foutus placebos intrusifs de merde. Foutues fables. Si seulement tout ceux qui s’en réclament aussi bruyamment pouvaient se les carrer dans le fion une bonne fois pour toute.

16 février – Le kirpan à l’école, 11 ans plus tard

kirpan aprilus

Onze ans après l’histoire du kirpan à l’école, nous pataugeons toujours dans le même merdier.

En 2005, dans la foulée de ce mélodrame, l’Union des Forces progressistes (avec Option citoyenne, l’un des géniteurs de Québec Solidaire), associait ma dénonciation des intrusions évangélistes dans les écoles inuites Québécoises à du racisme à l’endroit des inuits. L’humaniste, bien campé à gauche, que je suis fut bien ébranlé. Une petite histoire isolée, rien de bien grave, circulez, y’a rien à voir…

Voilà qui laissait entrevoir l’actuelle sclérose oppositionnelle de ceux que l’on associe désormais à la nouvelle gauche, régressive et individualiste, dès lors que l’on cause laïcité. Ces pauvres bougres se sont joints au concert d’insultes qu’aboient traditionnellement les multiculturalistes dogmatiques et autres bouffeurs de séparatisses, trop heureux de maintenir béantes les fractures de l’embarrassante province. Bousiller la sécularisation entreprise pendant la révolution tranquille est un moyen comme un autre. Nos ennemis ce sont jusqu’ici montrés fort créatifs et semblent avoir bien peu de tabous.

À la grosse Presse des Desmarais, on pousse l’indécence jusqu’à encenser le père Talyor. Voici donc ce vieil hibou couronné «personnalité de la semaine». Visiblement, pour La Presse, dans cet océan de cancres que serait le Québec, Monseigneur Taylor serait le seul intellectuel de calibre, le seul capable de nous expliquer ce qu’il faut penser.

À cela s’ajoute, hyperactivité de Couillard, le pyromane en chef de l’Assemblée Nationale. Notre Grand Schtroupmph Libéral qui, en campagne électorale, associait grossièrement ses fonctions politiques à celles d’un «bon père de famille», déverse aujourd’hui un flot d’huile sur un feu susceptible d’embraser le Québec entier. Accuser le PQ et sa charte d’avoir causé la tuerie de Québec n’est plus le fait de quelques illuminés surexposés médiatiquement comme Dalida Awada. Désormais, le premier Ministre du Québec entonne ce malsain refrain, sans le moindre scrupule. Comme irresponsable on ne fait guère mieux.

La neutralité et l’égalité qu’on dit vouloir protéger sont en fait moins bien respectées qu’elles ne le seraient dans un système où la même règle laïque serait appliquée à tous. – Daniel Baril

14 février – Les saveurs du mois

commissaires aprilus

Deux commissaires rances, tout droit sortis d’outre tombe : Bouchard et Taylor (à l’envers sur le dessin). Les saveurs du mois. Ils sont partout : Le Devoir, Radio Cad’na, la grosse Presse aux Desmarais, partout. À croire qu’il n’y a que ces deux curetons multiculturalistes qui soient aptes à réagir au merdier qui nous tombe dessus. En fait, il ne s’agit plus que de réaction. Le père Taylor nous rassemble les ingrédients pour un conflit social.

12 février – Remède rural pour Sklavounos

Sklavounos aprilus

Technique de castration avec un élastique Sklavounos :

  1. Utiliser l’élastique Sklavounos avec les veaux naissants ou les politiciens vicelards.
  2. Utiliser les anneaux élastiques dans les 12 mois suivant la date d’achat afin d’éviter qu’ils ne se rompent ou qu’ils soient mal ajustés. Les anneaux doivent être suffisamment résistants pour bloquer la circulation sanguine dans les artères et les veines. Dans le cas contraire, le scrotum va enfler.
  3. Amener les deux testicules dans le scrotum. Le muscle de chaque testicule cherchera à le ramener vers l’abdomen.
  4. Placer la bande élastique sur l’élasteur. Tenir ce dernier avec les doigts de la pince vers le haut. Fermer le manche de la pince pour distendre l’anneau élastique.
  5. Le veau (ou le politicien) étant tenu debout avec les deux testicules descendus dans le scrotum, étirer l’anneau et le faire glisser autour du scrotum. L’anneau est placé juste au-dessus des testicules (~ 0,5 cm) et non à la base du scrotum.
  6. Vérifier si les deux testicules sont immobilisés à l’extrémité du scrotum et que l’anneau est bien placé (figure 2). Dans le cas contraire, couper l’anneau avec des ciseaux et recommencer.
  7. Retirer l’élasteur.
  8. Les bandes mises en place avec les pinces de castration EZE ou Callicrate doivent être placées au même endroit. Pour plus d’informations, lire les instructions du fabricant.

 

Merci au Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et des affaires rurales de l’Ontario pour la méthodologie. Celle-ci venant de la province de la capitale Nationale Canadienne, les Libéraux seront ravis.

9 février 2017 – Des défis pour les extrêmes

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Y’a t-il de la place pour la satire au Québec? Faut-il se fier au nombre d’épais qui chantent au 1er degré Les pauvres de Plume ou Ça c’est d’la femme de Mononc’ Serge? Faut-il se fier aux réactions hystériques que celle-ci est susceptible de susciter?

4 février 2017 – Les chiens de garde

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C’est grave comme il s’en dit des niaiseries en ce moment. Ça part dans tous les sens.

En passant, désolé pour le coup de blues qui teintait mon dernier texte. Falardeau m’aurait lancé la même chose que ce qu’il a un jour répondu à un Yvons Deschamps en plein creux de vague : «Si t’es fatigué, va te coucher!»

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Les publications de janvier 2017

Du plus ancien au plus récent.

ANGLOMANIE (3 janvier)

À la limite, un p’tit «cool» ou un p’tit «fuck» par ci et par là me vont. Mais les «fucking», les «LOL», les «Oh my God pis les «nice», je peux pas les supporter. Je ne dois plus être assez «djeune». Je suis trop aigri, trop kétaine sans doute. À chaque fois que ça sort d’une gueule de francophone ça m’énerve. C’est que je trouve que nos sacres fessent tellement bien, que notre langue est si riche… Pourquoi se rabattre sur ces petites tendances à la con?

C’était mes premiers coups de crayon de l’année 2017. Sans me bercer d’illusions, je nous la souhaite bien bonne et vous épargne tous les détails du fiasco de 2016. Pour ma part, je renonce officiellement à l’ambition d’avoir le moindre impact sur le monde avec mes gribouillages. Par la même occasion, je vous annonce que mon égo d’artisse est superbement dégonflé, que faire l’unanimité c’est toujours pas mon truc et que je compte bien continuer à dessiner en égoïste, dans ma petite zone sale et obscure, au fond de ce délicieux cloaque d’anonymat qui sied si bien à ma santé mentale. L’humour noir, c’est la politesse du désespoir. Au plaisir!

Pour ceux qui les aiment bien, monsieur et madame Québec sont apparus (et morts) ici : Kwebek 3000 (BD)

Je les ai ressuscités ici, avec Stéphane Dion le sale roquet : Léthargie collective (BD)

Puis me suis immiscé dans la peau du bonhomme ici : La marge (BD)

Pour un grand total de 91 likes. Une chance que je les chie pour l’hygiène et que je ne carbure pas aux thumbs up!

BIENTÔT SUR VOS ÉCRANS (19 janvier)

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L’ENTARTÉ (29 janvier)

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DES CAVES QUI SE VALENT (30 janvier)

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Des caves de gauche multiculturaliste gonflés à bloc par les médias qui nourrissent des épais d’extrême droite ça fait quoi?

Récemment ça a causé la mort d’innocents. De façon plus «aérienne», ça nous fait un Québec qui stagne, enclavé dans un Canada qui alimente le brasier, trop arrangé de voir les caves pis les épais s’entredéchirer. Une misérable province incapable de poursuivre son évolution naturelle dont la déconfessionnalisation des institutions publiques – notamment du système d’éducation – a été un jalon important. On a été court-circuité dans notre évolution.

Parler d’immigration et de laïcité? Laisse tomber. Cet bourbier devenait prévisible. Je parie qu’il doit y avoir des zinclusifs qui se sentent aujourd’hui confortés dans leur diagnostic de ce Québec malade. La tuerie de ce dimanche soir, ils n’ont rien à voir avec. Eux ils sont ouverts comme des vieilles putes. Les québécois, enfin ce qui en reste dans cette mer anglo-saxonne, sont racistes, islamophobes, nazis, adeptes d’épuration ethnique, des vampires assoiffés d’hémoglobine. Les journaleux Canadiens avaient raison, défendre son existence, sa nation, son peuple, son identité, c’est être xénophobe.

Dans le contexte mondial – avec le gros blond peroxydé, narcissique et fou-furieux des States, avec la fille du monstre français, la Le Pen nouvel emballage, et ses acolytes européens, les vrais fachos (contrairement à ce pauvre entarté de Bock-Côté) – il n’y a rien de bien exaltant en perspective. Tous les moineaux de la gauche régressive vont nous piailler de plus belle qu’on est méchants, qu’il faut s’excuser de vouloir exister, de vouloir baliser notre espace collectif même si, justement, c’est pour éviter qu’on ne s’entretue sur la base de différences aujourd’hui sacralisées et compartimentées. Parce que le communautarisme c’est open. Non, vraiment, l’individualisme ambiant, c’est la peste noire qui nous bouffe le cul.

J’ai pas mal l’impression qu’on va continuer à patauger là-dedans. C’est poche pour nos enfants. L’Occident restera amnésique quant aux quatre millions de musulmans tués par ses interventions cavalières et continuera à alourdir son bilan, nos débiles en manque d’émotions fortes continueront à cracher sur tout ce qui est trop basané, les islamistes vont continuer et à se faire exploser, ici comme au Proche-Orient, à recourir à un bouquin, un seul, pour justifier et encourager le mépris des femmes, des pédés, des mécréants, etc. Ah oui, et on peut aussi compter sur les chrétiens évangélistes pour nous faire chier et nous ramener à la préhistoire.

Flinguer des pauvres gens qui priaient peinards dans une mosquée ou lancer un camion poids lourd dans une foule Niçoise, peu importe de quel cerveau tordu l’initiative émane, ça demeure de la barbarie. L’humanité cumule les exploits et là, on semble sur une belle lancée. Fait chier.

Bien hâte de lire le dernier livre de Michel Onfray. Ça s’appelle Décadence. Il nous recommande de sombrer dans la dignité.

 

2016 – les dernières merdes de l’année

Donc, du plus récent au plus ancien, grosso modo, le mois de décembre 2016, avec les textes qui nappaient le tout.

Dret’là, le bonbon-la-fesse au THC

Un bonbon-la-fesse, sur l’Île de la Réunion, c’est une jolie façon de désigner un suppositoire. Mon vœu pour clore cette année 2016 serait dans carrer un bien gros, full gorgé de THC, dans le cul de tous les cons qui nous pourrissent la planète. Dans le fion des grosses pointures comme Trump et Poutine. Dans celui de nos crus du pays, comme le monarchiste Deltell et tout le caucus Libéral. Et puis dans celui de tout ces faiseurs de mots insignifiants, payés pour vomir des âneries, comme la chroniqueuse Judith Lussier. Mais comme les trou-de-culs ne manquent pas, je vous laisse le soins de souhaiter un DRET’LÀ saucé dans la margarine bio (demeurons non-violents) à qui bon vous semble. À l’an prochain.

La croissance jusqu’où?

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Vive la décroissance!

La poutre dans l’œil du panda

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Ça faisait un moment qu’on en causait François Doyon et moi. Ras-le-bol du panda! Voici donc, agrémenté de mes gribouillis, six croyances populaires à propos «d’Anarchopanda pour la gratuité scolaire». Il va sans dire qu’avec la plume de François, les faits rentrent dans le lard du plantigrade. Retrouvez la bio de l’auteur en bas de page.

1ère CROYANCE – Anarchopanda est anarchiste. Anarchopanda est un anarchiste qui se méfie des structures de pouvoir de l’État.

LES FAITS – Anarchopanda fait assez confiance à l’État pour entamer des poursuites judiciaires contre le règlement P6.

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2ème CROYANCE – Anarchopanda lutte efficacement pour la gratuité scolaire. Durant la grève étudiante de 2012, nous avons vu une personne déguisée en panda manifester avec les étudiants. Sa présence a fait progresser la cause de la gratuité scolaire.

LES FAITS – Anarchopanda consacre beaucoup d’énergie et de ressources pour défendre le droit de manifester dans les rues à visage couvert et sans donner d’itinéraire. Que des manifestations dans les rues soient un moyen efficace d’obtenir la gratuité scolaire reste à démontrer. Ce qui est clair, c’est qu’au moment où la Ville de Montréal a imposé le règlement P6, on a de moins en moins entendu parler de gratuité scolaire au sein du mouvement étudiant. Le règlement P6 a été une manœuvre de diversion très efficace, un piège à ours.

3ème CROYANCE – Anarchopanda respecte toujours les femmes qui ont le courage de prendre publiquement la parole dans un monde dominée par la parole des mâles blancs hétérosexuels cisgenres. Anarchopanda ne méprise pas les femmes et s’il n’est pas d’accord avec elle, il les critique avec respect, sans afficher une condescendance de mâle dominant.

LES FAITS – Le 27 janvier 2014, Anpanda2-aprilusarchopanda écrit : « Vous savez où il s’est infiltré, l’intégrisme? Dans la tête de Djemila Benhabib. Pas besoin de photo pour voir ça. »

Le 28 décembre 2014, Anarchopanda écrit « Quand vous êtes fâché-es parce que Djemila Benhabib reprend à son compte les niaiseries du président de la Fraternité du SPVM sur les dangers d’une ville multiethnique et de ses mosquées, rappellez-vous (sic) qu’à la place d’être au gouvernement elle blogue des affaires mal écrites sur “Sympatico”. Ça va déjà mieux, non? » 

Le 9 juin 2016, Anarchopanda écrit « Comprendre que l’immense majorité des gens qui étaient contre la charte des valeurs du PQ étaient néanmoins pour la laïcité : pas vraiment compliqué pour le commun des mortels, toujours impensable pour Djemila Benhabib. » 

Le 2 septembre 2016, Anarchopanda écrit que « Djemila se rapproche de sa forme finale » parce qu’elle considère les féministes de la mouvance islamogauchiste aussi nuisibles que les islamistes eux-mêmes.

Le 17 février 2014, Anarchopanda écrit : « Si, au travers d’une lutte, aussi noble soit-elle, tu deviens la copie carbone de ce contre quoi tu luttes, c’est probablement le temps de prendre un break et de laisser la place à d’autres. Ce statut est dédié à Louise Mailloux. »

Le 3 septembre 2016, Anarchopanda écrit « Tel le Christ ressuscité, Louise Mailloux émergea de la caverne et répéta mécaniquement les paroles attendues au sujet du burkini. Essentiellement, elle prononce une fatwa contre les hidjab (sic) dans les écoles et les garderies, peut-être inspiré (sic) par les déclarations récentes de Lise Payette. Rendons à César ce qui lui appartient : je ne crois pas que Louise Mailloux pense que le burkini fait peur aux poissons. »

Dans une réplique à un article de Rima Elkouri, un individu qui se fait passer pour Anarchopanda la tutoie et l’apostrophe 13 fois en utilisant son prénom. Le tout est accompagné d’une mise en garde pouvant être perçu comme de l’intimidation : « si tu as une caméra, laisse là chez toi (conseil d’ami). »

4ème CROYANCE – Anarchopanda est progressiste. Anarchopanda est un défenseur de la laïcité, la vraie.

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LES FAITS – Anarchopanda a écrit sur sa page Facebook : « Le jour où le saccage d’une mosquée fera au moins autant capoter les Québécois que les propos d’un Adil Charkaoui, je vous crisserai patience avec l’islamophobie, c’est une promesse. » (25 octobre 2016) La veille Adil Charkaoui avait publié ceci sur sa page Facebook : « L’islam vaincra. Les musulmans s’en sortiront encore une fois vainqueurs. Les nouvelles invasions barbares échoueront — in chaa Allah — comme cela a été le cas pour les croisades et l’impérialisme. Les peuples musulmans résisteront et ils finiront par battre leurs ennemis : les envahisseurs et les traîtres ». Pour un vrai progressiste, ces propos seront toujours plus terrifiants que la destruction de biens matériels et il espère le jour où brûler le visage d’une femme avec de l’acide va causer autant d’émoi qu’une caricature de Mahomet.

5ème CROYANCE – Anarchopanda est cohérent. Il y a toujours une grande cohérence entre les gestes et les paroles d’Anarchopanda. Selon une rumeur persistante, ce serait un enseignant en philosophie qui se cacherait le plus souvent sous le costume du panda.

LES FAITS – Anarchopanda a écrit avec condescendance sur Facebook qu’il n’est pas pertinent de parler des élections sur Facebook. « Conseils de salubrité publique aux Québécois-es pour les prochaines 24 heures : 1. C’est pas votre élection. 2. Rendu là vous pouvez pu rien faire. 4. En tous cas pas sur Facebook » (7 novembre 2013). Au cours des 24 heures qui ont suivi cette publication, Anarchopanda a publié une douzaine de statuts Facebook sur les élections américaines.

Le 24 juin 2016, Anarchopanda a écrit ceci sur sa page Faceboook : « Je ne souhaite pas bonne fête au Québec, donc, car je ne comprends pas la pertinence de souhaiter bonne fête à une abstraction. » Mais le 6 juillet suivant, il souhaite « une fête de l’Eid aussi lumineuse que possible à mes frères musulmans et mes sœurs musulmanes. »

6ème CROYANCE – Anarchopanda ne fait pas d’amalgames. Anarchopanda ne veut pas qu’on associe tous les musulmans au terrorisme : tous les musulmans ne sont pas terroristes. Anarchopanda ne fait pas de généralisation abusive.

LES FAITS – Lorsque Radio-Canada a annoncé qu’un porte-parole de la communauté arabo-musulmane avait été menacé de pendaison, Anarchopanda a écrit : « Nos extrémistes de la “laïcité” à l’œuvre. » (15 novembre 2016). Radio-Canada n’a rien révélé sur l’identité des auteurs des menaces de pendaison, mais Anarchopanda les associe sans preuve aux partispanda3-aprilusans de la laïcité.

Pour Anarchopanda, critiquer l’homme blanc en général, ce n’est pas faire d’almagame :

« La base de la base :

Si un phénomène se rapporte plus spécifiquement à une démographie particulière (e.g. l’“homme blanc”), ça ne veut pas dire :

— Que le phénomène se rapporte uniquement à cette démographie (parce que “plus spécifiquement” ne veut pas et ne voudra jamais dire “uniquement”.)

— Que le phénomène se rapporte pareillement à chaque individu membre de l’ensemble (parce qu’une tendance relative ce n’est pas une corrélation absolue, et les sciences sociales ne démontrent à peu près jamais — jamais? — de corrélation absolue).

Donc oui, bien sûr, ça existe des femmes misogynes, ça existe des blancs qui sont victimes de profilage policier, ça existe des musulmans qui supportent (sic) Trump, des juifs antisionistes, des bouddhistes extrémistes et des raëliens critiques (ok, j’étire peut-être un peu la sauce, là), tout existe câlisse, le monde est compliqué.

Alors s’il vous plaît, cessez de tout ramener à votre petite personne, on parle ici de tendances qui se questionnent, bien entendu, mais sur le plan de la généralité, pas de votre expérience personnelle.

Si vous pensez que le chapeau ne vous fait pas, vous n’avez qu’à ne pas le mettre et à passer à autre chose, comme par exemple (sic) vous demander pourquoi vous vous sentez tant visés. » (Facebook, 14 novembre 2016)

Pourtant on interpole « homme blanc » et « musulman » et que je remplace « Trump » par « islam », ça donne exactement ce que la gauche régressive appelle un amalgame.

Anarchopanda est un personnage de fiction. Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé est purement fortuite.

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François Doyon – Ose te servir de ton propre entendement! Voilà la phrase fétiche de François, une phrase qu’il aime appliquer au jour le jour. Que ce soit dans ses luttes épiques contre les impostures intellectuelles, son amour pour les plantes que personne ne connaît par leur vrai nom ou son dévouement pour ses élèves, François ne se chauffe pas de n’importe quel bois. Spécialiste de la philosophie de Hans-Georg Gadamer, il est l’un des auteurs de Philosophical Apprenticeships, contemporary continental philosophy in Canada (Presses de l’Université d’Ottawa, 2009), de L’art du dialogue et de l’argumentation, s’initier à la pensée critique pour le cours « Philosophie et rationalité » (Chenelière Éducation, 2009) et de La face cachée du cours Éthique et culture religieuse (Léméac, 2016). Il est également contributeur pour la revue Québec sceptique.

 

L’ami de Desmarais

Primaire de la droite : Sarko défait .

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Président Trump

Clinton et Trump, tout les deux produits du même hydre. L’élection de Trump m’a forcé à modifié ce dessin. J’ai dû inverser les têtes…

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Dernières merdes (grosso modo septembre/octobre 2016)

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La UNE : Le Freak show – 9 octobre 2016

D’un côté, l’imprévisible monstre blond et de l’autre, la belliqueuse oligarque blonde. Du monstre au bronzage digne d’une merguez, Noam Chomsky affirmait récemment qu’il constituait, ni plus ni moins, une menace pour l’espèce humaine. Pas de mal à croire qu’il l’est aussi pour nombre d’autres organismes, quelque soit leur règne biologique. En face, on n’est pas vraiment rassuré de voir la Goldman Sachs, la Sillicone Valley, Hollywood et tout ce qui «bling» se précipiter pour financer l’épouse du turgescent «Slick Willie», initiateur, entre autres exploits, de la dérive carcérale de son pays.

Ensuite, en ordre chronologique :

Trudeau à vol d’oiseau – 29 septembre 2016

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Djustine, le politicien le plus populaire au Québec. Vraiment pas de quoi pavaner… Le PQ s’offrira-t-il son Trudeau? – Je pensais à Cloutier…

Faut qu’on se parle? Vraiment? – 11 octobre

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Je n’ai pas la prétention d’être particulièrement brillant ni dotée d’une sagesse particulière. Mais voilà, je réponds à l’appel de l’initiative «Faut qu’on se parle» sans me restreindre aux 140 caractères auxquels on est contraint sur le web. Rappelons d’abord que l’une de nos plaies nationales, c’est la division, notamment chez les indépendantistes et plus encore chez ceux de gauche, grosso modo ma famille. Or si les cinq moineaux à l’origine du projet tiennent à être crédibles, ils auraient intérêt à apporter quelques changements à leur démarche. Nous y gagnerions assurément tous car l’idée de base est loin d’être mauvaise.

Jean-François Lisée, lors de son discours de victoire, relevait une citation de Jean-Martin Aussant : «Pour intéresser les jeunes, il faut être intéressant». J’ajouterais que pour y parvenir, les cinq, du moins avec les ambitions qui sont les leurs, n’avaient certainement pas besoin d’opérer un tri aussi étrangement sélectif des enjeux d’intérêt. Me semblent également nuisibles : les procès d’intention et la «disqualification» de pans entiers de la population.

Première chose qui gosse : la procédure. Roméo Bouchard, toujours au front pour qu’aux peuples soit redonnée la parole, fut l’un des premier à y voir un truc quelque peu foireux. C’est lui qui, après s’être lâché sur Facebook, a attiré mon attention sur cet article de Pierrot Péladeau, chercheur et conseil en informatique, intitulé «’Faut qu’on se parle’ mieux que ça!» Je vous le recommande.

Autre poil à gratter : le tri des enjeux d’intérêt. Exit la langue française, les femmes (soit la moitié de la population), les LGBT, la laïcité et j’en passe. Pas très gourmand non plus en matière d’environnement. Peut-être qu’avec une sixième tête d’affiche, un biologiste… Et pourquoi pas une septième? Une lesbienne, question de garder équilibré le sexe-ratio pour la photo… Nos cinq amis m’ont l’air d’avoir zappé pas mal de questions quand ils nous ont bricolé leur petite affaire. Et en pleine campagne à la chefferie péquiste s’il-vous-plaît. Drôle de timing.

Enfin, le 2ème «constat» des cinq sur la question de l’indépendance n’en est pas un : La stratégie identitaire repousse certaines communautés à coup de charte des valeurs et participe à créer une division artificielle entre “eux” et “nous”.

Contrairement aux faits et chiffres, forts pertinents, que nos cinq lascars proposent quant à la discrimination raciale, ces derniers propos relèvent du procès d’intention. Une prise de position qui sape la crédibilité de l’intention mise de l’avant par le groupe, à savoir nouer le dialogue avec les citoyens et prendre acte des malaises et des irritants. Or les intrusions religieuses ainsi que l’intolérance (homophobe ou misogyne) et l’obscurantisme scientifique qui en émanent irritent et interpellent au Québec. En témoigne l’appui manifeste d’une majorité des Québécois à la mal nommée Charte des valeurs. Il n’y a plus qu’un pas pour que fusent les insupportables quolibets constamment vociférés par la gauche régressive, véritables affronts à l’intelligence et, bien souvent inconsciemment, mépris de la populace : «raciste, islamophobe, identitaire, nationaliste ethnique, etc.»

Ce faux constat du groupe tourne en dérision des personnalités intellectuelles remarquables, dont Guy Rocher (qui inscrivait avec brio le projet de laïcité dans l’histoire et l’évolution du Québec moderne), les signataires du manifeste pour un Québec laïque et pluraliste et bien d’autres individus notoires, dont certains, carrément héroïques. On peut certes questionner la gestion foireuse du dossier de la laïcité par la gang de Marois, mais présenter les choses ainsi est d’une malhonnêteté intellectuelle navrante.

Génial et inspirant à plein d’autres niveaux, Gabriel Nadeau Dubois ne manque jamais de me consterner sur la question de la laïcité, car forcément il y a beaucoup de ce garçon derrière le procès d’intention adressé aux «non-inclusifs». On connaît ses sorties sur le sujet et on sait qu’elles s’inscrivent dans les vieilles fixations d’une clique d’indépendantistes tièdes logeant chez Québec Solidaire. Aussant me déçoit aussi pour avoir souscrit à cela. Je ne savait pas trop où il se situait sur cet enjeu. Mais en regard d’un tel fouillis, peut-on réellement déduire que c’est là qu’il se campe? Comment ces «têtes d’affiche» indépendantistes ont-elles pu avaliser de telles lacunes et de telles énormités dans l’espoir de rassembler la Nation Québécoise?

L’effet Lisée – 14 0ctobre 2016

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Je ne vais pas bouder mon plaisir. Lisée a fait faire Couillard dans son froc. Celui qui se présentait comme un premier ministre «bon père de famille» nous a chié l’artillerie lourde du PLQ : la peur.

J’aimerais bien qu’on s’extirpe au plus criss du Canada. Histoire qu’on puisse se chicaner entre nous, comme toutes les Nations du monde, sans être constamment court-circuités par le paternalisme Canayien. Ben voilà, Lisée a gagné. Il nous a servi un discours de victoire solide, il a répondu aux putrides salves Libérales avec dignité et déjà, il a tendu la main à QS – qui s’est empressé de la lui refuser.

Pour ceux qui en doutaient encore, être une pépinière à conneries n’est pas une exclusivité de la droite. Je suis consterné de constater l’éparpillement d’une partie de la gauche dont les prétendues ambitions démocratiques sont nappées de dogmatisme orange. Ça m’attriste de voir tout cet enthousiasme s’engouffrer dans un processus – Faut qu’on se parle – dont la légitimité et l’issue demeurent floues. De l’imodium pour Couillard. Il aurait pu en être autrement, dommage…

Toujours est-il que, jusqu’ici, lorsque le nouveau chef du PQ ouvre la yeule, on a moins envie de se cacher que lorsque Péladeau ou Marois s’y adonnaient (oui je sais, on peut allonger la liste). On a enfin lâché le niveau de la moquette et la suite risque d’être intéressante.

Les fossoyeurs (prise 2) – 18 octobre

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Dessin publié en décembre dernier. Mère Thérésa David et Amir Gandhi, auxquels j’aurais pu y ajouter la sasquatch à vibrisses de Montréal et Pierre Fortin, le vert batracien (qui ne disent pourtant pas que des âneries, là n’est pas mon propos). J’espère que leurs militants leur chaufferont les fesses. Il y a des limites à «l’ambiguïté nationale», à la mauvaise foi et aux vieilles manières politiciennes.

Les pointes de Brie – 20 octobre 2016

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Les évènements récents m’ayant bien secoué, toutes ces histoires de libidineux se déchaînant sur les femmes, j’aurais bien voulu pondre un dessin de circonstance, m’exprimer là-dessus, gribouiller un coup. Étant un peu à court de temps, j’ai pensé à ce «vieux» dessin de lionne, victime de la domination masculine. Je l’ai concocté dans le cadre d’un projet qui peine à trouver preneur et qui poireautait sur mon ordi. Ben voilà, Les pointes de Brie font leur entrée au Journal Le Québécois. De bons mots présentés sous l’angle d’un bestiaire façon Aprilus.

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Qui c’est Albert Brie?

Écrivain et humoriste québécois. Il a participé comme scripteur francophone à plusieurs médias. Il est notamment connu comme auteur d’aphorismes humoristiques et philosophiques salués par ses pairs. Albert est décédé le 27 octobre 2015 à l’âge de 89 ans.

« Un écrivain prodigieux, à mettre quelque part entre le vieux Montaigne et le jeune La Bruyère » ­- Jean Marcel

« Ses pensées précises et fines ont éclairé des générations de lecteurs. Ses traits, il les décoche en quelques mots qui lui suffisent à cerner une idée, une impression, un sentiment.  » – Jean François Nadeau

« Si tous ceux qui parlent pesaient leurs mots, comme l’air serait léger ! » – Albert Brie

« La plupart des grands hommes sont considérés comme des lumières seulement quand ils sont éteints et les morts sont enterrés deux fois, sous la terre et sous les éloges ! » – Albert Brie

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Pendant qu’Aussant, GND et leurs namis solidaires font les malins, la tête bien enfouie dans leurs p’tites villosités intestinales bien à eux et à eux seuls, pendant que les mœurs libidineux de certains désaxés dégoulinent sur les unes de tous les quotidiens, alors que la persistance de l’anachronique machisme façon mononcles indigne à qui mieux mieux, force est de constater que la domination masculine irrite moins la gauche régressive lorsqu’elle est religieuse (j’insiste sur le «régressif» car la gauche ne saurait se résumer à ces marioles). On connaît le résultat. Faudra bien l’assumer un jour.

» (…) le glissement marqué vers des positions de droite d’une partie de la population ne résulte pas d’une islamophobie qui serait intrinsèque au Québec et qui remonterait à l’orientalisme. Elle résulte en partie du fait que les courants progressistes n’apportent pas de réponses satisfaisantes et réalistes aux défis posées par la montée des courants religieux conservateurs, fortement imprégnés de la pensée islamiste. » – Rachad Antonius

À lire : Une critique de l’islamophobie contre-productive par Rachad Antonius – Professeur à l’UQAM

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Chez les juifs orthodoxes, la femme n’a pas le droit de demander le divorce. C’est la bite qui décide. On peut le dire? En parler? Moquer cette énième aberration religieuse?

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Quand on parle d’incapacité à prendre la mesure d’un problème…

Charkaoui, le justicier de l’anti-islamophobie, il est pas assez taré vous pensez? Il sort d’une boîte à surprise? Un fou furieux qui s’imagine parler au nom de tous les musulmans… Eh! Les régressifs, faut arrêter de lui dérouler le tapis rouge, faut arrêter de lui donner des munitions, de faire croire que les musulmans constituent un bloc monolithique, que les québécois sont tous de sales fachos… Mon pote et ancien collègue, Abdel, musulman et pratiquant d’origine Algérienne, il se sent pas spécialement interpellé par un débile comme Charkaoui. Son islam il le pratique comme tous ces cathos du pays qui vont à l’église seulement à Noël, «parce que c’est beau», avec quelques restrictions alimentaires en plus. C’est sont truc à lui. Il veut pas y convertir l’humanité. À des années lumières de Charkaoui. Et pourtant, les stepettes régressives, le clientélisme électoral malsain des Libéraux et la polarisation qu’ils induisent lui promettent des emmerdes et des crachats. Les gens, il faut les écouter avant que ça chie, calice!

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Et pourtant, elle tourne disait Galilée aux inquisiteurs… Prenons ensemble la mesure de la grande sagesse de Régressopanda :

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Y’en aura pas d’facile! – 30 octobre 2016

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Les populations mondiales de vertébrés ont diminué de près de 60% au cours des 40 dernières années, selon ce qui se dégage du rapport «Planète Vivante 2016» du Fonds mondial pour la nature. Il s’agit de la sa sixième grande crise d’extinction massive que connaît la biodiversité avec, cette fois, dans l’ignoble rôle du cancer, l’Homo sapiens. Les grosses bêtes et celles qui sont hyper-spécialisées, donc moins «adaptables», sont généralement les premières à être éjectées par l’homme. Si chaque disparition est une tragédie, l’éventualité d’être témoin de celle des grands primates m’attriste particulièrement. Les orangs-outans, victimes de la culture de palmistes, de la sylviculture industrielle et du braconnage, seront sans doute les premiers à être rayés du globe. Du côté de l’Afrique, ils devraient être suivis des gorilles, déjà dévastés par des épidémies d’Ebola. Certaines populations de chimpanzés, affligés de malformations congénitales et contraintes de devenir nocturnes, en sont déjà réduites à vivre comme des réfugiés, grappillant des épis de maïs assaisonnés de pesticides.

Un rapport du Programme des Nations Unies datant de 2003 prédisait qu’en 2030 ne subsisterait que 10% de l’habitat des grands singes en Afrique contre 1% en Asie. L’habitat étant intimement lié à la survie des espèces, on peut donc déduire qu’en 2050 il risque fort de ne plus y avoir de grands singes sur la planète.

Pour détendre l’atmosphère, je vous réchauffe un dessin de Barette (concocté il y a quelques mois) qui était passé relativement inaperçu. Si vous l’ignoriez, le jadis adipeux Barette c’est notre Brigitte Bardot à nous.

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Envie de chialer un coup? De prendre la mesure de la tragédie qui se joue présentement? Le film Green de Patrick Rouxel est à voir. Ça vous passera l’envie de manger du Nutella gorgé d’huile de palme. Voici le lien sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=-WNgoqBGw4Y

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Vous connaissez le Great Ape Project (GAP)? C’est un livre (auquel ont collaboré Jane Goodall et Richard Dawkins ainsi qu’une trentaine d’auteurs) mais aussi une organisation internationale de primatologues, de psychologues, de spécialistes de l’éthique et d’autres experts qui préconisent une « déclaration des droits des grands singes » de l’Organisation des Nations unies afin que soient conférés des droits fondamentaux juridiques aux grands singes non-humains comme les chimpanzés, les bonobos, les gorilles et les orang-outans. Les droits proposés sont le droit à vivre, la protection de la liberté individuelle et l’interdiction de la torture. L’organisation surveille également l’activité individuelle des grands singes aux États-Unis grâce à un programme de recensement. Une fois que ces droits seront établis, GAP compte exiger la libération des grands singes en captivité. Certain me diront que les droits revendiqués pour les grands singes devraient être étendus aux cétacés et pourquoi pas à l’ensemble de la biosphère… Le progrès progresse pas à pas et généralement il ne se presse pas. Rien n’étant acquis indéfiniment, parfois, ce connard de progrès fait marche arrière. Peut-être vaut-il mieux ne pas être trop gourmand et commencer par là.

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Vide de stars – 1er novembre 2016

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Avec un super texte que Gérald Côté nous avait pondu, à nous, les quelques excités ruraux qui voulions démarrer une revue satirique québécoise dénommée Tabarnak!

Je trouvais que c’était le temps de le partager, dans la foulée du carnaval de l’ADISQ.

Gérald Côté est un auteur et ethnomusicologue québécois connu pour ses écrits touchant la diversité culturelle en rapport avec la musique. Il a, entre autre, commis le livre Jazz vu de l’intérieur, lequel retrace l’itinéraire ethnoculturel de ce style de musique qui compte parmi les plus marquants du XXe siècle. Il y donne donc une vision anthropologique et esthétique plutôt qu’historique de la musique afro-américaine, dont le jazz constitue une des formes les plus achevées. Le truc de Gérald, notamment dans le cadre de ce dernier bouquin, c’est de replacer les styles musicaux dans leurs contextes en prêtant une attention particulière aux dimensions sociale et culturelle des crises africaines-américaines. Le tout sans jamais perdre de vue la mécanique de diffusion instaurée par l’industrie américaine du divertissement (ce qui contribue à rendre lumineux le petit texte qui suit).

VIDE DE STARS

On s’est créé un monde qui pue la star. Les tapis rouges et les flashs caméra nous pètent en plein dans le ventre de nos envies. On aime les stars qui font de la cuisine, celles qui font du sport, celles qui magasinent en nous chantant la pom, pom, pom et qui parlent et parlent et parlent d’eux, pis d’eux et pis encore, hier, aujourd’hui et demain. On veut voir toutes les facettes de leurs déguisements sociaux en 3 Démesures. On veut savoir ce que mangent leurs chiens pour que leurs poils restent fluos, connaître le coiffeur vedette de leur poisson rouge, la marque de dentifrice de leur perroquet acheté en Indonésie. On nous gave comme des oies de ces oiseaux à complaisances lumineuses qui ont appris à nous vendre de tout et de rien avec des sourires artistiques qui cachent leur cachet. De l’autre côté du miroir, on a des gens qui vivent par procuration, tout de travers au travers d’eux. On a des gens qui achètent des revues étalant sur une page complète le malheur dramatique de leurs stars préférées alors que sur la page d’à côté, on les voit en bikinis en train de se baigner dans une mer de séduction sur un bateau de rêve en couleur. On nous exhibe leurs enfants malades avec des larmes qui font des plongeons avec vrille arrière sur leurs faux cils. On nous montre leurs grands-pères aux lunettes en vente deux pour une alors qu’ils sont assis dans leurs nouveaux chars pleins de bonnes conduites à vendre deux pour une aussi. Toute leur décoration intérieure nous est livrée comme un modèle à suivre pourvu qu’on regarde les pubs insignifiantes aux décors fastueux qui s’installent dans nos esprits avant et après l’absence de contenu de leur belle émission. Leur authenticité pleine de vérités reluisantes comme du papier ciré compétitionnent avec l’armada des paroles bibliques. Comme des aliments-saucisses biologiques, plus ils sont vrais, plus on en mange. On en veut, on en suce la moelle jusqu’au remplissage de nos cerveaux vides et jusqu’à ce que leur vanité nous coule par les oreilles et entre les dents. Après on les regarde encore pis encore se vendre en se ventant tout en restant humbles et humains comme des dieux. Mais en face du théâtre social de cette grandiloquente humilité bien calculée se tient toujours la scène de l’exubérance plastifiée où la vente de billets garantit la survie de ces étoiles vivant heureuses pour nous tous, à notre place parce qu’elles sont si bonnes et si contentes quand on les regarde en plein dans le nombril. Ah! les stars, elles sont aux restaurants, elles viennent dans nos salons, elles marchent même sur la rue avec le linge que nous devrions mettre tout en faisant ce que nous devrions faire pour devenir, elles, une fois pour toutes. Elles sont de toutes les causes pourvu qu’on l’écrive sur des panneaux lumineux qui les font briller jusqu’à l’éclipse de tout ce qui vient se mettre en travers de leur égo inégalé. Ah! Si nous ne les avions pas, nous ne pourrions pas être nous-mêmes. On les a dans la tête et dans le corps jusqu’à l’oubli de nos vies ordinaires, trop ordinaires pour être nous-même.

Ciao!

Ah, oui, je ne sais pas si ça marche, personne ne s’est bousculé :

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Dernières merdes

En une – 28 août 2016 – Les Libéraux ont déposé le projet de loi 106 qui s’assurera de la mise en valeur et du développement des hydrocarbures. Les municipalités sont particulièrement inquiètes des pouvoirs que conservent les pétrolières quant à l’utilisation du sous-sol. Paradoxe, Québec s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre 37,5 % d’ici 2030, par rapport à 1990.

Les autres, du plus récent au plus ancien :

23 septembre 2016

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16 septembre 2016croco-aprilus castor-dj-aprilus

Un dessin hommage à Charb, le meilleur dessinateur satirique de ma génération, fusillé en 2015 par des paumés lors de la conférence de rédaction de Charlie Hebdo. Fait dans la foulée de la soirée de soutien à Djemila Benhabib.

On peut ne pas être en absolue symbiose avec les idées de Djemila, Louise Mailloux ou de qui que ce soit d’autre d’ailleurs. Moi, les burkinis, puisqu’on y revient toujours, je trouve ça aussi ridicule que les costumes de bonne sœurs. Et même, j’avoue, ça me fout un malaise. Je pense au truc véreux qui se taille une place, à la domination masculine. Je vois la sale manœuvre, bien politique, puis les idiots utiles qui lui pavent la voie et qui, peut-être inconsciemment, prennent les musulmans pour des cons. En ce qui me concerne, philosophiquement, on ne peut pas interdire ces machins de l’espace public. On ne cause pas d’écoles ni de garderies, mais bien de foutues plages publiques. Par ailleurs, les agressifs qui se sentent le besoin de cracher devant ces démonstrations d’asservissement sont aussi épais que les provocations de ces quelques «wahhabites du dimanche» qui ont voulu braver l’interdiction Niçoise… Dans la surenchère de bêtises, on ne tarde pas à racler les abysses les plus obscures. Et si on se demandait plutôt pourquoi Dieu, sur son nuage, pourrait bien s’exalter à contraindre les gens à se baigner habillés ou à aller se faire éclater les viscères dans un aéroport? Enfin, je parle à ceux qui sont croyants. La majorité acquiesceront que leur Dieu tout puissant ne doit pas en avoir grand chose à crisser et que ces manifestations trouvent des explications ailleurs, entre autre dans les politiques étrangères menées par des élites politiques tordues, coupées des peuples et du réel. On doit pouvoir questionner sans craindre un procès.

Il faut être sacrément léthargique pour ne pas flairer le risque qui pointe derrière cette sale manie de garocher à tout vent des offensives juridiques. Pas que dans la gueules des humoristes foireux, mais aussi et surtout contre ceux qui pensent et causent librement. C’est ce que ce sont pris les auteurs de Noir Canada et ce que se tape présentement Djemila. J’en ai peut-être perdu des bouttes parce que je viens de plonger dans un tourbillon de «travail alimentaire», mais je trouve que ça râle pas fort du bord d’la gauche régressive. La liberté d’expression c’t’u juste quand ça fitte dans la plateforme de QS? Pas nombreux non plus les humoristes indignés qui se scotchent les babines pour protester. La liberté d’expression c’t’u juste pour revendiquer le droit de se moquer d’un pauvre gogolito geignant une toune pour le pape?

6 septembre 2016

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Ce chérubin à la Justin, favori de Bernard Landry et poulain de l’establishment, me fait le même effet qu’André Boisclair : un autre héroïque fossoyeur. Et en plus, il est chiant à dessiner avec sa bouille d’ange multiculturaliste. Mais pourquoi donc le qualifier de «pasteurisé»? Une parenthèse fermière s’impose. La pasteurisation dénature une partie des protéines et des vitamines du lait. Ce procédé qui vise  90 % de la flore totale (bactérie) fait en sorte que l’aliment mort qui en résulte se contamine plus facilement. L’homme consomme du lait cru depuis 10 000 ans. Quatre cent millions d’Européens y ont accès. Il est légal dans la plupart des pays du monde, le Canada étant le seul pays du G8 à l’interdire complètement. Cet obsession du propre et de l’aseptisé fait de nous des moumounes au système immunitaire déficient. C’est dire jusqu’où nous mène le Canada… J’aime pas tirer dans les rangs, mais y’en a marre de se pincer le nez quant au PQ. Martine Ouellet aux commandes!

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Guerres juridiques

Je reconnais être perméable à certains aspects de l’humour de Mike Ward. Sous prétexte de moquer la bonne pensée socialement acceptable, je donne parfois dans le même registre. Histoire qu’on se décrispe. Mais pour l’essentiel, contrairement à Ward, j’insuffle une dimension politique et sociale à mes crayonnages. Derrière mes grossièretés, il y a matière à s’activer les neurones, du moins, je l’espère. Au Journal Le Québécois et sur ce Blog, je ne suis pas domestiqué (ni payé d’ailleurs). Or aujourd’hui, penser, questionner, réfléchir, s’indigner, sortir des sentiers auxquels on a toujours droit expose à des poursuites baillons, si ce n’est des menaces de mort. Il y a donc un truc qui chie grave. Soutenir Djemila est une bonne occasion de dénoncer haut et fort ce vilain glissement.

Affiche D Pour l’histoire : Le 26 septembre 2016, s’ouvre, à Montréal, le procès de Djemila Benhabib, poursuivie par un établissement scolaire privé, subventionné à hauteur de 425 000 $ par le ministère de l’éducation, portant le nom d’Écoles musulmanes de Montréal (EMMS) pour des déclarations soi-disant « diffamatoires » et « anti-islamiques » (comme l’atteste la poursuite) faites sur les ondes du 98.5 Fm à l’émission de Benoît Dutrizac. Cette interview, datant du 8 février 2012, faisait suite à une chronique de Djemila Benhabib publiée sur son blogue du Journal de Montréal. Elle y dénonçait la soumission des élèves à des versets coraniques haineux, violents et sexistes contenus dans le programme et publiés sur le site Internet de l’école (disparus depuis la poursuite) ainsi que le port obligatoire du voile islamique par les élèves.

Ne nous trompons pas sur les véritables motivations des auteurs de ces attaques d’un type nouveau. D’abord, il s’agit de faire régner la peur pour empêcher toute expression critique envers l’islam ou contre la façon dévoyée dont certains veulent l’imposer à d’autres. Ensuite, il s’agit de mettre une pression démesurée sur les personnes visées, pour les épuiser psychologiquement et financièrement, les ostraciser et les éliminer du débat public. Bref, les décourager de continuer à s’exprimer publiquement. (…) Il ne saurait être question de renoncer à la liberté d’expression, pas plus qu’à l’universalité des droits humains et à ceux des femmes en particulier, qui ne doivent souffrir aucune contestation ni restriction au nom de préceptes religieux ou de prétextes culturels. – http://djemilabenhabib.com/

crayonpinceau

On se lâche? Les écoles confessionnelles enseignent bel et bien des âneries. Il n’y a pas si longtemps, les écoles publiques du Québec déversaient sur nos lardons un catéchisme tout aussi imbuvable. J’y ai moi même goûté. Aujourd’hui, c’est le cours d’ECR qui prend le relai en refourguant une bouillie multiculturaliste. Normand Baillargeon et Daniel Baril viennent d’ailleurs de co-diriger un ouvrage sur ce thème qui paraîtra sous peu (La face cachée du cours Éthique et culture religieuse, Leméac).  Au sein des écoles confessionnelles, on sombre dans les abysses d’un délire collectif estampillé par le sceau de religion officielle. Est-il encore possible de le dire, l’écrire, le dessiner, le chanter, le danser? 

Voici quelques-uns des dessins qui auraient dû figurer dans le dernier livre de Djemila s’il avait été publié au Québec. Un sujet qui fait peur.

ecole religieuse aprilus

etui pénien aprilus

crosseacademy aprilus

Vacances halal aprilus haine du corps aprilus

doublediscours aprilus

coupables Coul Dj

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